
Le 8 août 2024, en pleine enquête publique, Kléber Rossillon écrivait un e-mail aux professionnels du tourisme pour dire que les activités touristiques du Périgord noir n’avaient pas besoin de la boucle multimodale. Il a profité de cette occasion pour dire tout le mal qu’il pensait de ce projet : « catastrophique, inutile … et ruineux », sans donner d’explications ou effectuer de propositions pour résoudre les problèmes de circulation dans la vallée de la Dordogne.
C’est normal, pour Kléber Rossillon, il n’y a pas de problèmes. Il ne faut rien changer.
Il faut reconnaître que l’homme est habile en flattant les professionnels du tourisme qui, selon lui, ont œuvré depuis 1980 pour faire du Périgord une destination touristique phare. Au passage, il a sciemment oublié de souligner les investissements réalisés par toutes les collectivités locales pour promouvoir la destination Dordogne et améliorer l’accueil des visiteurs dans les villages, sur les routes, …
Ce qui est vrai c’est que la Dordogne est reconnue pour être une région recherchée par les touristes français et étrangers pour ses paysages, son patrimoine, ses grottes, ses moments historiques, sa nature, sa gastronomie, …
Mais Kléber Rossillon ignore ou plutôt feint d’ignorer que le tourisme d’aujourd’hui a bien changé par rapport à celui de nos grands-parents dans les années 80. Les chiffres du tourisme en Dordogne parlent d’eux-mêmes et sont remarquables pour un territoire rural du centre de la France.
- En 1980, 90 millions d’euros de retombées économiques et 3,8 millions de nuitées réalisées.
- En 2023, 900 millions d’euros de retombées économiques et 20 millions de nuitées (45% en Périgord noir).
Par ailleurs, de nombreux sites et monuments historiques de la vallée de la Dordogne n’étaient pas ouverts au public en 1980 ; par exemples, les châteaux des Milandes et de Castelnaud ainsi que les jardins de Marqueyssac. En 2023, ces 3 sites reçoivent plus de 600.000 visiteurs à l’année ; à cela, il convient de rajouter les 125.000 visiteurs du château de Beynac. Ces visiteurs circulent sur des routes qui ne sont plus adaptées avec 1 seul pont d’accès à la rive gauche de la Dordogne.
L’augmentation de toutes les activités touristiques a bien évidemment un impact direct sur les flux routiers puisque la voiture est le seul moyen d’accéder aux différents sites du Périgord. L’axe routier de la vallée, la D703, a vu son trafic fortement augmenter avec plus de 7.000 véhicules/ jour en moyenne annuelle dont 300 poids lourds grand gabarit. Depuis plusieurs années, la D703 a bénéficié de plusieurs modifications et améliorations (déviation de Saint Cyprien, travaux de Bézenac, déviation de Calviac, …) mais elle bute sur le point noir de Beynac où la chaussée se rétrécit et les différents flux se croisent non sans difficultés et risques. Malgré la A89, le flux des poids lourds en transit n’a cessé de progresser car c’est le seul axe ouest-est du sud du département.
Pour expliquer qu’il n’y a pas de problèmes, Kléber Rossillon embellit la réalité en précisant que la passerelle piétonnière, qui permet en fait aux piétons de transverser le village du Capeyrou à la Balme, a résolu tous les problèmes. Mais la réalité est têtue car les difficultés de croissement sont bien réelles et dangereuses toute l’année comme le montrent les témoignages photographiques que les adhérents de l’association ont réalisés.
Bref, Beynac reste un véritable goulot d’étranglement pour la circulation de la D703 où les nuisances s’accumulent, et la sécurité des habitants et des visiteurs n’est pas assurée.
Ainsi, en voulant que rien ne change, finalement, il se présente comme un homme du passé qui ne veut pas voir que le tourisme a évolué et est en forte mutation depuis quelques années ; notamment avec le développement du vélo électrique comme moyen de déplacement familial. Or il est nécessaire que les collectivités locales investissent pour créer des pistes cyclables distinctes des routes actuelles. C’est pourquoi la vélo route V91 est nécessaire pour organiser le flux de cyclistes à venir. A nouveau, elle bute sur Beynac.
Si la Dordogne et le Périgord noir veulent rester en tête des destinations touristiques préférées des visiteurs français et étrangers, le fait d’invoquer ses atouts ne va pas suffire. Il convient de travailler sur l’expérience et l’accueil. En premier lieu, cela passera par l’amélioration et la sécurisation des flux routier.
Pour cela, il faut donc encourager les collectivités locales à améliorer le réseau routier et, en particulier, son artère principale, la D703 au niveau de Saint Vincent de Cosse, Beynac et Vézac. Il est nécessaire de multiplier les accès à la rive gauche ; aujourd’hui, il n’y a qu’un seul pont, celui de Castelnaud. Il faut également sécuriser les déplacements à vélo qui prennent de l’ampleur – le Périgord ne peut pas rester à la traine, cela lui serait préjudiciable – et améliorer l’accès à la vallée et à ses sites par le train. L’ouverture de la gare de Castelnaud-Fayrac représente une opportunité importante pour attirer des visiteurs sans voiture.
Le département de la Dordogne investit pour notre avenir et l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la vallée et de ses visiteurs. Economiquement, la boucle multimodale apportera de nouvelles opportunités à tous les professionnels du tourisme et commerces de la vallée. Des nouveaux emplois.
Comme l’écrivait Henri Miller, « Cela me donne de l’espoir pour l’avenir de l’espèce humaine et pour l’avenir de la planète. Peut-être la France cessera-t-elle d’exister un jour, mais la Dordogne perdurera, tout comme les rêves qui nourrissent l’âme humaine. » Aidons-la !
oui il faut cette boucle pour la sécurité des vélos et piétons qui risquent l accident au pech soit avec le soleil aveuglant le soir soit avec les voitures électriques que l on entend pas et surprennent . par contre le sens unique pour les commerces doit se faire st cyprien sarlat car vezac les client on la possibilité de détour par derriére ‘(interdire BEYNAC aux camions sauf livraison c est plus logique) .
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Je suis de Sarlat, mon père est né à Beynac, a vécu à Vézac. A son mariage il est allé vivre à Sarlat. Ceci pour expliquer la raison de ma voie pour ce projet. Je suis du coin et ne supporte pas que « les pièces rapportées » fassent plus le « poids » que les autochtones. Ces derniers ont tout vu, ont envie de voir leur région être encore plus attractive. Les étrangers, qu’ils s’implantent dans notre chère Dordogne, tant mieux mais qu’ils arrêtent de vouloir nous mener par le bout du nez : nous ne sommes ni ignares, ni bêtes ! Ras le bol des manipulations de ces « riches » prêts à n’importe quoi pour leur propre plaisir sans tenir compte des locaux. Ras le bol de ces magouilles politiques, justicières, pour détruire un projet qui participe au développement de l’environnement, du sport, de la santé. Qui met en valeur notre région en préservant des petits villages typiques à conserver car il ne faut pas s’y tromper, les touristes viendront à Beynac. Sans aucun doute ! Regarder Saint Cyprien, très bel exemple de développement d’un village avec un détournement de la circulation… Que ce projet se mette en place et vite
Fadomy
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