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Contournement de Beynac, oui à une nouvelle autorisation pour achever les travaux.

L’association J’aime Beynac et sa vallée se félicite de la venue du Préfet de la Dordogne le 18 juillet à Beynac à l’invitation de l’édile de la commune. Cette visite a permis au Préfet de découvrir le village et le site de Beynac ; il a pu apprécier les nuisances et les problèmes de sécurité liés à la présence du trafic routier de la D703 dans la traverse du village et le long des falaises.

Il est totalement légitime que le Préfet, qui représente l’Etat localement, s’enquiert de la situation de Beynac en rencontrant sur place les élus. C’est la réponse qu’il a faite à la presse locale. En revanche, il est toujours surprenant et inquiétant de lire que la SEPANSO, très à cheval sur le droit, a écrit au Préfet pour lui « rappeler l’Etat de droit, c’est-à-dire qu’il faut faire appliquer les décisions de justice ». Or, le 7 juillet 2022, la justice administrative a condamné le département à verser 3000 euros par jour d’ici six mois s’il n’a pas commencé la destruction du chantier de contournement de Beynac. Les astreintes seront de 5000 euros par jour si le chantier n’est pas détruit d’ici à un an. A ce stade, les décisions de la justice sont donc respectées.

Pour J’aime Beynac et sa vallée, il est urgent de terminer les travaux du contournement du village de Beynac. N’en déplaise à la SEPANSO et aux opposants de tous poils qui brandissent l’argument de la Justice quand cela les arrange, le contournement de Beynac est bien d’utilité publique ; cette reconnaissance par la Justice est irrévocable.

Par cette soudaine agitation estivale, la SEPANSO se montre fébrile. Elle craint peut-être que la nouvelle demande d’autorisation de travaux soit acceptée par le Préfet. En effet, il apparait de façon irréfutable que la sécurité des habitants du village, des visiteurs et des usagers de la D703 est une priorité qui doit être assurée.

L’acharnement judiciaire des opposants sous prétexte de défense de l’environnement pour faire échouer ce projet doit être dénoncé.  

J’aime Beynac et sa vallée déplore la position de la SEPANSO qui défend un statu quo délétère pour la vie quotidienne des habitants de Beynac et de la vallée de Dordogne mais également pour l’environnement, la faune et le patrimoine ; celle-ci, comme sur bien d’autres sujets, a une approche dogmatique qui empêche la recherche de solutions constructives aux problèmes rencontrés.

Pour J’aime Beynac et sa vallée, le contournement de Beynac répond parfaitement aux préoccupations environnementales et apporte des solutions concrètes à ce territoire dont la fréquentation touristique ne cesse de progresser.

Est-il intellectuellement honnête de dire que les piles des 2 ponts déjà construites et la nouvelle route côté rive gauche ont causé de graves dommages à la vallée de la Dordogne ? La réponse est non bien évidemment.

Dès lors la persévérance du Conseil départemental doit être saluée. En effet, J’aime Beynac et sa vallée apporte son soutien au Département qui a présenté une nouvelle demande d’autorisation d’effectuer les travaux avec de nouveaux arguments autour de la sécurité.

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L’association J’aime Beynac soutient les candidat(e)s favorables au contournement de Beynac 

Le premier tour des élections législatives aura lieu le 12 juin prochain ; les candidats des 4 circonscriptions de notre département sont désormais connus.

Bien que les députés soient des élus de la Nation, les candidats affichent leur enracinement local, leur attachement au territoire. Les sortants expliquent qu’ils se sont investis pour leur circonscription, qu’ils sont intervenus pour faire avancer tel ou tel dossier, …

Alors, en cette fin de campagne, l’association J’aime Beynac et sa vallée prend au mot tous les candidats, en particulier ceux de la 4e circonscription et les interpelle à propos du contournement de Beynac.

Cette déviation, déclarée d’utilité publique en 2001, est nécessaire pour améliorer la sécurité et la fluidité du trafic routier ainsi que la qualité de vie dans le village de Beynac qui subit les nuisances des 7.000 véhicules et 300 poids lourds qui empruntent quotidiennement la D703.

Sous prétexte qu’il n’était pas possible de réaliser des travaux dans le lit de la Dordogne, en raison de son classement en zone Natura 2000, les opposants à ce projet ont réussi à faire stopper les travaux, à la fin de l’année 2018. Il apparait que les différentes instances de la justice administrative française n’ont pas cru bon de retenir les critères de sécurité pour apprécier le caractère d’intérêt public majeur de cette déviation, seul motif pouvant autoriser la réalisation des travaux en zone Natura 2000.

Pourtant, les photos prises dans la traverse de Beynac montrent, si besoin était, que les situations rencontrées sont dangereuses pour les usagers de la D703, les visiteurs de Beynac et les employés qui travaillent, en particulier, dans les restaurants installés le long de la Traverse. En outre, les vibrations des camions le long des falaises de Saint Vincent de Cosse et de Beynac présentent un risque majeur pour les usagers de la D703 et les habitants ; pour mémoire, les services de l’Etat ont classé les falaises en zone rouge dans le Plan de Prévention des Risques des mouvements de terrain (PPR) en 2002.

Le nouveau Préfet de la Dordogne l’a bien compris, en déclarant à Sud-Ouest que « toute nouvelle demande d’autorisation de travaux sera étudiée par l’État, mais elle devra contenir de nouveaux éléments juridiques et factuels pour être recevable ».

Seule, la députée sortante, Madame Jacqueline Dubois, semble se réjouir de cette situation de blocage ; c’est un comble pour une élue qui explique, à la veille des élections, avoir œuvré pour les habitants de sa circonscription mais qui s’oppose à un projet plébiscité par les habitants de la vallée, comme l’ont montré les dernières élections locales. Les autres candidats aux élections législatives sont pour l’instant peu diserts à ce sujet, même si le tropisme anti-déviation de certains est bien connu.

Mais au-delà du village de Beynac, cette déviation représente un investissement important et essentiel au développement économique de la vallée et à l’accueil des touristes qui sont de plus en plus nombreux à vouloir visiter les sites exceptionnels de ce coin de Périgord. Or, cette infrastructure devrait fluidifier le trafic routier et aménager la rive gauche de la Dordogne, côté Castelnaud la Chapelle et améliorer la sécurité routière.

Les écologistes ont crié au sacrilège et se sont joint aux « châtelains » pour s’opposer à ce projet. Pourtant, la construction des 2 ponts et la création d’une nouvelle route, qui correspond aux nouvelles normes de protection environnementale, apporteraient des améliorations notables pour l’environnement, la protection de la nature, la préservation du site de toutes les nuisances et pollutions liées aux blocages dans le village de Beynac. En particulier, ces nouveaux aménagements permettraient la réalisation d’une voie verte, indispensable pour le développement de la pratique du vélo dans la vallée. Il est utile de souligner que la construction des piles des futurs ponts n’a en rien porté.

C’est pourquoi l’association J’aime Beynac et sa vallée apportera son soutien aux candidats qui sont clairement favorables au contournement de Beynac. Elle attend avec impatience de connaître la position en la matière des différents candidat(e)s sur ce sujet important pour la vallée et ses habitants.

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Jacqueline Dubois, une députée déboussolée

Les prochaines élections législatives arrivent à grands pas, en juin prochain. Les candidats potentiels de la 4e circonscription de la Dordogne se positionnent par rapport au contournement routier de Beynac. 

Comment changer de camp quand on a toujours été opposant à ce projet. Il y a quelques jours, Jérôme Peyrat l’a fait sans hésitation en professionnel de la politique ; il sait que les Périgordins sont majoritairement favorables à ce projet d’aménagement du Sud Dordogne. Les « vrais » Périgordins savent bien que le département a depuis toujours souffert de son enclavement et du manque d’investissements en matière de transport. 

Pour Jacqueline Dubois, qui se présente comme une novice en politique, puisqu’elle dit elle-même qu’elle n’est pas une femme politique, c’est beaucoup plus difficile. Dans le journal Sud-Ouest, à la question du journaliste qui lui demande, êtes-vous contre le projet ? elle déclare « Il faut arrêter de dire que j’ai toujours été contre. J’étais contre avant les travaux » ;ainsi elle laisse croire que son opposition, c’est du passé.

Le 18 août 2018, Jacqueline Dubois avec quelques opposants

Mais le journaliste sent bien que cela sonne faux. Agacé, celui-ci la questionne à nouveau : alors contre ?« Je reste persuadé qu’il n’y a pas besoin de faire ce contournement ». Voila ! A présent c’est clair. C’est désormais la seule élue locale opposée au contournement de Beynac.

Il est vrai qu’elle combattait la déviation déjà avant d’être élue. Le 4 avril 2017, elle manifestait au côté des opposants et distribuait des tracts anti-déviation lors du congrès des réserves de biosphère de l’Unesco à Sarlat.

En 2017, la candidate aux législatives Jacqueline Dubois dévoilait son idée de génie pour fluidifier la circulation dans la vallée de la Dordogne : « Si je suis élue, j’interpellerai Nicolas Hulot. Il y aurait peut-être une autre solution en déviant le transit de gros camions qui abîment les routes et polluent. On pourrait faire une déviation dès Siorac vers les Eyzies, puis vers la déviation de Sarlat».

Le 18 août 2018, écharpe de députée à l’épaule, elle haranguait les quelques manifestants et défilait avec eux le long de la traverse de Beynac. 

Le 26 mars 2019 devant le tribunal administratif de Bordeaux, elle cosignait une tribune de personnalités nationales et locales opposées à la déviation parmi lesquelles ; Stéphane Bern, Corinne Lepage, Franck Dubosc, Alain Bougrain-Dubourg, Alain Passerieux, Kléber Rossillon, Philippe d’Eaubonne, Michel André, …

Dans la perspective des élections législatives, Jacqueline Dubois, qui a toujours œuvré contre la déviation, déclare à la fois, ne pas être contre mais réaffirme son opposition ; c’est une déclinaison mal maîtrisée du « en même temps ». Son collègue Jérôme Peyrat, plus réaliste, dit lui qu’il était contre ce projet, mais qu’aujourd’hui, il est pour finir les travaux.

L’Association J’aime Beynac et sa vallée soutient le Département de la Dordogne pour terminer les travaux de la déviation car celle-ci représente une infrastructure importante pour fluidifier et sécuriser le trafic routier de la D703 et pour aménager la vallée, en permettant la création d’une voie douce, réservée aux piétons et aux cyclistes.

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Jérôme Peyrat ou la raison retrouvée

Comme il l’explique à Sud-Ouest, Jérôme Peyrat se présente comme un opposant repenti au projet de contournement de Beynac. Qui plus est, même si c’est visiblement difficile pour lui, Jérôme Peyrat se range derrière le Président du Département, Germinal Peiro, pour demander un nouvel arrêté préfectoral afin de terminer les travaux en reprenant, à quelque chose près, les arguments du Département. En effet, il considère que la sécurité des usagers de la D703 n’est pas garantie en raison des risques d’éboulement des falaises et que les habitants vivent des nuisances importantes pouvant avoir de graves conséquences sur leur santé. Par ailleurs, Jérôme Peyrat indique que la démolition des piles de ponts, déjà construites, constituerait un désastre.

Depuis plusieurs mois, l’association mettait en avant ces 2 éléments pour considérer qu’il y avait bien un intérêt public majeur à réaliser cette déviation. Le carnet des photos, prises par les adhérents de l’association, et largement diffusé auprès des principales autorités gouvernementales, a permis de mettre en lumière concrètement l’anormalité de la situation dans le village et de mieux comprendre les risques à maintenir le statu quo.

Bref, l’association, J’aime Beynac et sa vallée, est satisfaite que, désormais, tous les maires de la vallée soutiennent le nouveau tracé de la D703 qui évite le goulot d’étranglement que représente la traverse de Beynac. Terminons donc les travaux.

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L’association J’aime Beynac et sa vallée vous adresse ses meilleurs voeux pour 2022

Pour 2022, notre association poursuivra sa mobilisation pour expliquer l’intérêt général que représente la déviation, pour toute la vallée de la Dordogne, aux Périgourdins – mais est-il besoin encore de les convaincre après les dernières élections locales -, aux médias qui semblent toujours et encore soutenir les opposants, même s’ils s’en défendent, aux nouvelles autorités locales et au gouvernement. Elle se réserve la possibilité d’agir pour montrer au gouvernement que nous ne lâcherons rien à ce sujet.

Comme l’a indiqué Germinal Peiro, Président du Département de la Dordogne, le 3 janvier 2022 à France Bleu Périgord, de nouveaux éléments pourraient conduire le Préfet à prendre un nouvel arrêté afin d’achever les travaux débutés en février 2018. Il est urgent que le contournement de Beynac se réalise afin d’améliorer la qualité de vie pour les habitants du village ainsi que la sécurité des usagers de la D703 et la fluidité du trafic.

En 2022, restons mobilisés.

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En 2022, achevons les travaux de la déviation de Beynac

le projet de pont au niveau du Pech

Le mercredi 10 novembre dernier, la majorité départementale a voté une délibération demandant au préfet de la Dordogne de prendre un nouvel arrêté autorisant la reprise des travaux de la déviation de Beynac.

Lors de cette session, le groupe centriste Renouveau Dordogne ne s’y est pas opposé ; son responsable Thierry Cipierre verrait en cet arrêté “une solution pour que la collectivité sorte de cette histoire par le haut”. Le groupe d’élus divers droite a préféré ne pas prendre part au vote. Selon France Bleu Périgord, peu de temps auparavant, Dominique Bousquet, responsable de ce groupe, a déclaré devant l’assemblée « que la justice avait tranché et que sa décision devait être appliquée », avant d’ajouter que « les travaux étaient faits et que démolir les piles du pont n’apporterait rien à la défense du territoire. Il faut donc, selon lui, “finir le chantier”.

Finalement, ces partis sont davantage opposés au Président départemental qu’à la déviation de Beynac. Ils auront pris du temps pour soutenir un projet d’intérêt général ; à moins qu’à l’approche des élections, sachant qu’une majorité des périgourdins est favorable à la déviation, ils adaptent leurs discours.

Cette opposition systématique pénalise le futur du département qui a besoin d’investir dans des infrastructures et des aménagements qui visent à améliorer la qualité de vie des Périgourdins et favorisent son développement économique.

N’en déplaise à la Sepanso qui dénonce que la « création de nouvelles routes est une démarche du siècle passé qui va l’encontre des impératifs du temps », la mobilité des Périgourdins est un véritable enjeu pour les années à venir. C’est pourquoi notre association, J’aime Beynac et sa Vallée, soutient le contournement de Beynac qui représente une amélioration significative par rapport à la situation actuelle, dont les habitants de la vallée et les touristes subissent les nuisances.

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100.000€ pour faire capoter le projet de déviation de Beynac

Maintenant, nous savons que les opposants au contournement de Beynac ont dépensé plus de 100.000€ en frais d’avocats pour bloquer la déviation de Beynac. Une sacrée somme ! C’est un opposant qui s’en est vanté dans un article paru dans le journal Le Monde le 21 octobre 2021. Les opposants auront utilisé tous les moyens à leur disposition pour défendre leurs intérêts particuliers ; réseaux, médias, people et argent. Quand on dit que la justice est égale pour tous, la preuve que non. Qui peut disposer de tels moyens financiers ? Pas le quidam !

Mais au-delà que retenir de cet article ? Une simple confirmation ; les opposants affichent leur « détestation » du Président du Conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro ; pour ceux qui s’en souviennent, certains l’avaient même pendu et fait brûler symboliquement le 25 février 2018 lors d’une manifestation à La Treille. En revanche, pas un mot, une ligne, une phrase sur la défense de l’environnement, du patrimoine car ce ne sont pas les vraies motivations des opposants ; ils n’ont aucun argument crédible pour s’opposer à la déviation. 

En temps et heure, il nous appartiendra d’utiliser les moyens nécessaires pour nous opposer aux décisions de cette justice administrative qui, d’une certaine manière, méprise les habitants de vallée, majoritairement favorable à la déviation, leur préférant une poignée de propriétaires de châteaux, soit disant défenseurs de l’écologie, et qui nous a conduit dans une situation ubuesque :

  • La déviation est déclarée d’utilité publique,
  • Mais il est impossible de réaliser des travaux d’aménagement dans le lit de la Dordogne, classée zone Natura 2000, puisqu’il n’y a pas d’intérêt public majeur.
  • Et à présent, la démolition de onze mois de travaux autorisés par l’Etat deviendrait possible dans ce même lit de la Dordogne.

Il est grand temps que nous retrouvions collectivement le bon sens et que nous dépassions nos oppositions, de quelque nature qu’elles soient, pour trouver une solution au problème du trafic routier à Beynac dont les nuisances sont néfastes à tous : habitants, économie locale, tourisme, patrimoine et nature.

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Lettre au Président du Conseil départemental

Monsieur le Président du Département de la Dordogne,

La situation à Beynac liée à la présence du trafic routier de la D703 s’est aggravée. En effet, le flux journalier de plus de 10.000 véhicules, dont 300 poids lourds, cause de graves nuisances pour les habitants du village et pour les visiteurs d’un des plus beaux villages de France.

Les problèmes de sécurité routière que pose la présence de ce trafic routier dans un lieu qui n’est pas, qui n’est plus, adapté à recevoir autant de voitures et de camions sont de plus en plus graves et préoccupants : difficultés de croisements, poids lourds qui roulent sur les trottoirs, embouteillages, blocages fréquents des services d’urgence, … La liste est trop longue pour être exhaustive ; le page facebook de notre Association témoigne des nombreux incidents rencontrés dans la traverse. D’ailleurs, quand nous montrons ces photos la plupart de nos interlocuteurs restent interloqués, y compris les autorités préfectorales que nous avons récemment rencontrées. Mais l’inaction des pouvoirs publics, qui se retranchent derrière une décision de justice, nous interroge sur leur compréhension des problèmes et leur capacité ou leur volonté à trouver une solution.

En outre, la pollution du site est aujourd’hui manifeste. Cette pollution est principalement causée par les ralentissements et les embouteillages des véhicules, trop nombreux dans un endroit qui ne peut plus supporter un tel trafic.

Enfin, ce trafic dégrade un lieu apprécié par les touristes qui sont de plus en plus nombreux à vouloir visiter le Périgord Noir et la vallée de la Dordogne.

Ce territoire a besoin d’une infrastructure routière qui permettrait de canaliser et de fluidifier le flux de véhicules de la D703 qui est le seul axe ouest-est du Sud du département. Ce contournement doit respecter l’environnement et le patrimoine exceptionnel de ce territoire si particulier et d’une singularité exceptionnelle qui en fait un endroit remarquable. Il est de notre responsabilité de le protéger pour les générations futures.

Les dernières élections municipales, sénatoriales, régionales et départementales ont toutes vu la victoire des listes et des candidat(e)s qui soutenaient le contournement de Beynac. La démocratie a parlé. Dans une démocratie comme la nôtre, le peuple est souverain, c’est lui qui décide des orientations qu’il souhaite pour la gestion de la « vie de la cité ». Les habitants des communes concernées et du département sont favorables à la déviation de Beynac sans aucune ambiguïté. Nous espérons que les autorités départementales et nationales auront entendu le message.

C’est pourquoi notre Association vous demande de tout mettre en œuvre pour terminer les travaux déjà réalisés. Notre association considère que la somme des intérêts particuliers, qui se sont coalisés pour mettre en échec la construction du contournement de Beynac, ne constitue pas l’intérêt général, surtout quand, par démagogie, les opposants ont endossé les habits écologistes. Ses membres ne comprendraient pas que nous en restions là ; ils n’acceptent pas cette injustice, cette différence de traitement, cette rupture d’égalité qui les privent d’une infrastructure qui améliorerait leur vie et protégerait l’environnement.

Ses membres sont prêts à soutenir toute action du Département permettant l’achèvement de la déviation de Beynac.

Le contournement de Beynac répond bien à un intérêt public majeur et s’inscrit dans un processus de protection de l’environnement si particulier de la vallée de la Dordogne entre Cenac, La Roque Gageac, Castelnaud la Chapelle, Vezac, Beynac et Cazenac et Saint Vincent de Cosse. Si vous avez besoin, notre association est prête à apporter sa contribution à l’amélioration du « projet actuel ».

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute bienveillance

Fabrice Berbessou

Président 

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Contournement de Beynac : sortons des oppositions entre individus, privilégions l’intérêt général

La plupart des articles de presse récents et anciens qui traitent du contournement de Beynac, présentent le sujet comme l’opposition entre Germinal Peiro, le Président actuel du Conseil départemental et quelques personnalités locales, « les châtelains », résultat de « vieux » conflits de personnes. En revanche, peu d’articles font état des batailles politiques entre La République En Marche, les Ecologistes et d’autres forces politiques qui luttent pour augmenter leur influence, voire prendre le Département car nous le savons, l’abandon de l’Etat dans cette affaire – le gouvernement précédent ayant refusé de faire appel devant la cour administrative d’appel – est bien une décision politique.

Notre Association considère que tout cela n’a pas lieu d’être considérant que seul l’intérêt général devrait primer concernant la déviation de Beynac. Donc, sortons de ce débat stérile.

Le projet de contournement de Beynac est très ancien, plus de 30 ans

Plusieurs exécutifs départementaux ont œuvré de façon concrète pour permettre la réalisation de cette déviation :

  • De 1982 à 1992, Bernard Bioulac
  • De 1992 à 1994, Gérard Fayolle
  • De 1994 à 2015, Bernard Cazeau
  • Depuis 2015, Germinal Peiro

Après plus de 30 ans d’études, de projets et d’hésitations en tout genre, face à l’absence d’alternative crédible et aux problèmes causés par le trafic routier dans la traverse de Beynac, la déviation de Beynac a été reconnue d’utilité publique le 26 décembre 2001. Cette reconnaissance est irrévocable ; c’est-à-dire qu’elle ne peut plus être remise en cause.

Pour autant, ce n’est pas un projet du passé. La mobilité et sa gestion sont des sujets d’actualité pour les villes, les départements, les régions, la France toute entière. Toutes les collectivités territoriales, car c’est de leurs compétences, travaillent sur des plans de déplacement, de mobilité. Ce n’est pas parce que nous nous préoccupons du réchauffement climatique que, du jour au lendemain, il n’y aura plus de déplacements en voiture et de transport de marchandises par poids lourds. Nous aurons besoin de voies de circulation et de ponts qui respectent l’environnement.

Depuis 2001, la situation ne s’est pas améliorée, elle s’est même dégradée

La reconnaissance d’utilité publique en 2001 signifiait que l’Etat considérait qu’il y avait un problème de circulation routière dans la traverse de Beynac lié à la présence du trafic routier de la D703. A cette époque, l’autoroute A89, qui est souvent présentée par les opposants comme une solution pour dévier les poids lourds qui fréquentent la D703, existait déjà. Depuis cette date, le trafic a progressé, en particulier celui des camions.

Les travaux réalisés sous le dernier mandat d’Alain Passerieux, pour créer une passerelle piétonnière, permettent désormais aux visiteurs de longer la Dordogne, ce qui était impossible précédemment, mais n’ont apporté aucune solution sur le plan de la circulation en terme de sécurité, de fluidité, de pollution, etc … Plusieurs endroits ne permettent pas le croisement de 2 poids lourds. Ca coince régulièrement en toute période de l’année, comme le montrent les photos prises par les usagers de la D703 et publiées sur notre page Facebook. 

La traverse de Beynac reste un point noir pour les déplacements dans la vallée

Depuis décembre 2018, date de la décision de suspendre les travaux de Beynac par le Conseil d’Etat, notre association publie des témoignages d’usagers de la D703 confrontés à des situations de circulation avec des risques et des nuisances pour les riverains, pour les visiteurs d’un des plus beaux villages de France et pour les conducteurs, qui ne seraient acceptés dans aucun autre village, aucune ville de France. A plusieurs endroits de la traversée du village, les poids-lourds sont obligés de monter sur le trottoir pour pouvoir se croiser.

Ce sont plusieurs dizaines de photos publiées sur notre page Facebook et dans le carnet « Beynac massacré » que nous avons édité.

Par ailleurs, la situation actuelle ne permet pas le développement du vélo dans de bonnes conditions compte tenu des risques entre Saint Vincent de Cosse et la sortie du village de Beynac. Encore une fois, Beynac et sa forteresse bloquent. Le cyclotourisme mériterait d’avoir une voie dédiée ; c’est la voie douce qui relierait Libourne à xxxxxxx.

C’est pourquoi le vote des écologistes de la région contre le financement de cette voie douce (en 2020 ??) est totalement incompréhensible ; alors qu’ils se disent adeptes des déplacements « doux » dans les grandes métropoles. Y aurait-il des arrières-pensées politiques ? 

Y a-t-il une solution alternative dans la vallée ?

La chaussée dans la traverse de Beynac n’est pas adaptée pour recevoir un tel trafic routier : plus de 7.000 véhicules (12.000 / jour durant la période estivale dont 300 poids lourds). Elle a été construite dans le rocher entre la falaise, les murs des maisons et la Dordogne. Il n’est donc pas possible de l’élargir; à moins de construire une pont qui longerait la rivière !

La situation juridique du contournement de Beynac est « ubuesque »

D’un côté, la déviation de Beynac est reconnue d’utilité publique et c’est irrévocable.

De l’autre, une décision du Tribunal administratif, confirmée par la Cour administrative d’appel, annule l’autorisation de réaliser les travaux rendue par la Préfecture de la Dordogne en janvier 2018 au motif que l’intérêt public majeur n’est pas reconnu; cette condition étant nécessaire pour réaliser des travaux dans une zone Natura 2000.

La situation est pour le moins ubuesque. Ce serait drôle si ce n’était à pleurer. 

En effet, comment les services de l’Etat et les experts ont-ils pu rendre des avis favorables lors des études préliminaires et de l’enquête publique qui ont permis à la Préfète de donner l’autorisation de travaux ? 

Sont-ils incompétents ou ont-ils rendu des avis conformes à la déclaration d’utilité publique considérant que la situation très dégradée présentant d’importants risques en terme de sécurité justifiait ce contournement ?

Dans cette affaire, l’égalité des citoyens devant la loi n’est pas assurée. En effet, la plupart des demandes d’autorisation de réaliser des déviations de n’importe quel village, ou ville est accordée alors qu’elle est refusée au village de Beynac ; pourtant l’un des plus beaux villages de France.

D’autres projets de contournement sont également repris comme celui d’Orléans pour lequel la construction d’un pont sur la Loire est également prévue ; la Loire est inscrite zone Natura 2000 et inscrite à l’inventaire du patrimoine de l’UNESCO.

L’Etat dans cette affaire est le seul responsable de la situation de blocage à Beynac

L’Etat a failli à ses obligations dans ce qui est désormais appelé l’affaire de la déviation de Beynac, car il a donné son accord pour réaliser les travaux. C’est lui et lui seul le responsable de cette impasse. 

Il a laissé le Département investir dans cette infrastructure nécessaire pour un développement durable de la vallée. Rappelons que cette zone du département de la Dordogne est une des plus touristiques du territoire métropolitain.

Après avoir autorisé les travaux, le gouvernement d’Edouard Philippe a ensuite abandonné le département de la Dordogne en ne faisant pas appel de la décision du Tribunal Administratif de Bordeaux ; pourtant, c’est l’autorisation de réaliser les travaux qui a été annulée. 

Est-ce de la tactique politicienne ou de l’amateurisme ? A chacun sa réponse.

Comble du cynisme, l’Etat demande au Département de supporter le coût total de destruction des travaux qu’il avait lui-même autorisé.

Comment sortir de cette situation ?

La seule manière de sortir par le haut aujourd’hui serait pour le gouvernement de demander au Préfet de la Dordogne de prendre un nouvel arrêté préfectoral pour permettre l’achèvement des travaux du contournement de Beynac.

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Le vélo c’est la liberté !

Quel bonheur de pouvoir enfin pédaler en famille avec ses enfants, entre amis dans la vallée de la Dordogne, grâce à la nouvelle piste cyclable au départ de Sarlat qui rejoindra Vitrac en passant par Montfort, La Roque-Gageac et les bords de la Dordogne en prenant le chemin de halage jusqu’à Vézac.
On empruntera la voie douce en traversant la rivière Dordogne, au château de Fayrac nous choisirons soit de rejoindre la vallée du Céou soit de continuer sur la voie douce, on profitera de la magnifique vue sur le village de Beynac.
Deuxième traversée de la rivière Dordogne à Saint Vincent de Cosse en longeant les chemins empierrés, nous arriverons à Saint Cyprien et par l’ancienne départementale jusqu’au Coux et Bigaroque.
Quel bonheur, quel rêve nous faisons tous pour profiter pleinement de notre si belle vallée !
Ce rêve nous le faisons avec vous.
C’est pour cette raison que nous nous battons pour la déviation de Beynac et la création de la voie douce.

J’aime Beynac et sa Vallée.