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Nous étions près de 300 à Beynac samedi 4 juillet pour dire NON à la démolition

Merci à tous ceux qui ont pu faire le déplacement samedi matin à Beynac pour affirmer, encore une fois, leur soutien au contournement de Beynac.

Pour ceux qui n’y étaient pas, voici l’intégralité du discours de Fabrice Berbessou, Président de notre association :

 » Aujourd’hui, nous ne comprenons pas pourquoi l’Etat a abandonné le département l’année dernière en ne faisant pas appel de la décision du TA de Bordeaux, pourquoi le gouvernement n’est pas intervenu (alors qu’en 2018 le Président de la République avait dit qu’il n’y avait pas de problème avec la déviation de Beynac), pourquoi le Conseil d’Etat n’a pas accepté la requête du Département de la Dordogne privant ainsi d’un jugement sur le fond.

Tout simplement car le contournement de Beynac gène des personnes alors qu’en vérité il y a bien un intérêt général majeur à faire cette déviation compte tenu de la situation spécifique de du village de Beynac. 

C’est donc un scandale que nous devons dénoncer.

Car chacun sait que Beynac représente un véritable goulot d’étranglement pour le trafic routier de la D703 (plus de 7.000 véhicules jour dont plus de 300 poids lourds) provoquant régulièrement des embouteillages ; la traverse coincée entre la falaise, les maisons du village et la rivière Dordogne n’est pas adaptée pour accueillir ce trafic routier. Ce n’est pas la déviation piétonne réalisée par le précédent édile du village, Monsieur Passerieux, qui a amélioré la situation ; bien au contraire, celle-ci s’est dégradée avec la présence du mur en béton.

Comme le montrent toutes les photos que nous publions sur notre page FB, 2 poids lourds ne peuvent pas se croiser dans la traverse. Il y a de nombreux embouteillages tout au long de l’année ; et pas seulement en été. 

Cela représente des nuisances importantes pour toute la population de la vallée.

Car, Beynac, un des plus beaux villages de France avec sa forteresse médiévale, un des sites les plus visités du Périgord Noir, subit de très nombreuses nuisances liées à ce trafic routier ; pollution sonore, bruit, pollution de l’air, pollution de l’eau, vibrations.

Car le village de Beynac n’a plus une bonne image en raison de la présence de ce trafic routier et est devenu moins attractif que la Roque Gageac. De nombreux Périgourdins disent d’ailleurs ne plus vouloir venir à Beynac à cause des embouteillages.

Car la sécurité des habitants et des touristes n’est pas assurée dans la traverse. Les constats faits par les autorités montrent par exemple qu’il serait impossible d’évacuer un bus scolaire en cas d’incident (incendie) dans la traverse. Si cela devait arriver, qui sera responsable ? Nous avons évoqué ce point avec les autorités préfectorales locales ; elles baissaient la tête à l’évocation de cette éventuelle catastrophe.

Car les commerces et les restaurants sont pénalisés.

Car la vie dans le bas du village est dégradée par la simple présence de ce trafic routier de transit.

Car l’accès de Beynac aux cyclistes est impossible. Alors que le vélo redevient un mode de transport apprécié et qu’il se développe partout, cette pratique est rendue impossible dans la vallée en raison d’un trafic routier trop important sur la D703. La voie verte prévue aurait amélioré la sécurité des cyclistes et aurait permis d’attirer de nouveaux touristes. Dommage.

Car enfin elle prive le village de Beynac de l’égalité de traitement entre les administrés, fondement du droit public. D’autres villages ont droit à leur déviation mais pas Beynac. 

Le contournement de Beynac représentait un aménagement essentiel pour l’intégration de ce flux routier dans la vallée. Il était respectueux de l’environnement, du patrimoine et de la nature. C’est d’ailleurs ce qui a été constaté et mis en évidence par les différents services de l’Etat qui avait conduit à l’autorisation de la Préfète d’engager les travaux en janvier 2018.

Oui, le contournement a une dimension écolo et son impact sur la faune et la faune de la vallée de la Dordogne, zone Natura 2000, était négligeable.

C’est pourquoi nous devons continuer à nous mobiliser pour qu’un jour le contournement de Beynac se réalise. Nous devons donc nous mobiliser pour empêcher la démolition des travaux réalisés.

J’avais prévu de m’arrêter là mais l’interview récente de Kléber Rossillon à TF1 et les mensonges qu’il a proférés doivent être dénoncés. Il a osé dire que la population locale est contre ce projet et personne ne l’a contredit. C’EST UN MENTEUR.

Les élections municipales ont permis d’élire des listes favorables à la déviation. L’équipe de Serge Parre a balayé celle d’Alain Passerieux. Les Beynacois ont bien compris qu’il avait abandonné son village ; il a laissé « massacrer » son village.

Les opposants au contournement sont des gens « puissants » qui ont usé et abusé de toutes les ficelles, toutes les manipulations, toutes les failles de notre système administratif et de toutes les relations dont ils bénéficiaient pour torpiller le contournement pour défendre leurs intérêts particuliers

Je rappelle que la déviation a été déclarée d’utilité publique en 2001 et que le projet est porté par une collectivité locale, le CD de la Dordogne, dont les conseillers ont été élus démocratiquement. 

Pendant 3 ans, nous avons dû répondre à de nombreux mensonges. Tous ont été dénoncés et démasqués :

  • Construction d’une autoroute,
  • Budget travaux totalement farfelu,
  • Destruction d’un site archéologique remarquable
  • Atteinte à l’environnement/ destruction de terres agricoles
  • Opposition de la population locale,
  • Pollution de la rivière
  • A Beynac, il n’y a pas de problème

Ces gens ont réussi à attirer à leur cause quelques people au fort pouvoir médiatique et quelques écolos, totalement hors sol dont certains se glorifient même d’avoir réussi à retarder le financement des pistes cyclables du projet durant six mois et in fine voter contre sur cette question lorsque cela a été présenté au vote du Conseil Régional.

Ces gens sont tous des châtelains. Cela les gêne que nous les appelions comme cela. Citons les : 

  • Kléber Rossillon, propriétaire des châteaux de Castelnaud et de Marqueyssac, 
  • les Newell, famille texane propriétaire du château de Fayrac
  • Monsieur d’Eaubonne, propriétaire à La Treille, Président du collectif « sauvons la vallée ».
  • et, le dernier arrivé, le seigneur des lieux de Beynac, Albéric de Montgolfier

Remercions-les comme il se doit.

Il y a également quelques égarés : l’ancien Maire de Beynac, le Maire de la Roque Gageac et la députée, Madame Dubois.

Enfin, il y a les opposants à tout, des pseudo-écolos. Si on les avait écouté la déviation de Saint Cyprien n’existerait pas. 

Cet attelage hétéroclite a eu un allié, un soutien de choc, Stéphane Bern, Monsieur Patrimoine, un proche des Macron, connaissance de Monsieur de Montgolfier. Ce Monsieur ne connaît pas le dossier, au point de parler dans les médias d’une autoroute dans la Vallée de la Dordogne, il n’est jamais venu dans la vallée, n’a jamais pris le soin de répondre à nos courriers, n’a pas voulu échanger avec le Président du CD.

Remercions les tous de nous avoir privé du droit à vivre paisiblement dans notre vallée et à profiter de Beynac.

Disons oui à la déviation. Continuons à soutenir le contournement, les habitants de Beynac, les Maires des communes concernées, le Département. Résistons pour éviter la démolition.

Maintenant, je vous invite pour ceux qui le souhaitent à aller prendre symboliquement notre « bastille », le château de Beynac, siège d’un opposant zélé et discret : Monsieur de Montgolfier. »

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Dites NON à la démolition et au gaspillage d’argent public et OUI à la déviation

Chers amis,

L’heure de la résistance a sonné, nous devons faire entendre la voix des habitants de la vallée, largement favorables à l’achèvement de la déviation de Beynac.

Signez et faites signer notre pétition adressée au Président de la République et au Premier Ministre pour demander :

  • une modification du droit administratif pour qu’une autorisation préfectorale de travaux ne puisse pas être annulée dès lors que tous les services de l’Etat ont donné leur aval et que 50% du budget a été engagé sur un projet
  • une jurisprudence Beynac avec l’annulation de la décision de justice et l’achèvement des travaux.

Voir la pétition et signer : https://www.change.org/JeVote_POUR_la_déviation_de_Beynac

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Beynac 1910 – 2020

Ces 2 photos montrent bien que l’espace entre la falaise, les habitations et la Dordogne est très limité.

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Beynac de 1910 à 2020 

Les temps ont bien changé entre ces 2 dates. On voit bien que le trafic routier actuel n’a désormais plus sa place à cet endroit.

Ceux qui disent que ça passe racontent n’importe quoi ; les multiples photos que l’Association a publiées montrent l’inverse.

Ceux qui disent qu’il faut lutter contre la pollution et protéger l’environnement devraient être vent debout contre la situation de Beynac et soutenir le projet de déviation.

Ceux qui parlent de défense du patrimoine mentent et se moquent bien de la dégradation du « vieux village » de Beynac. Pour s’en rendre compte il suffit de voir le mur en béton construit par l’équipe de Mr Passerieux qui , en soutenant activement les opposants, aura travaillé contre son village.

Donc, finissons le contournement routier de Beynac pour retrouver un cadre de vie agréable et sécurisé dans le village pour les habitants et les visiteurs.

 

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Les habitants de la vallée plébiscitent le contournement de Beynac

Lors des municipales du 15 mars 2020, les électeurs des 4 communes, directement concernées par le déviation de Beynac, ont voté pour des listes en faveur de la déviation. Ils ont clairement marqué leur choix pour l’achèvement des travaux.

Les mensonges des anti, qui claironnaient que la population locale était contre, ont été balayés.

A BEYNAC, c’est la liste des pro-déviation conduite par Serge Parre qui a largement remporté les 15 sièges à pourvoir avec une participation de 88,33%.

Le maire sortant, qui, pour se faire élire en 2014, avait fait croire qu’il était favorable à la déviation en affirmant, dans sa profession de foi qu’elle était la seule solution pour régler les problèmes de circulation, a été renvoyé vivre à Sarlat où il loge depuis plusieurs années.

Sitôt les élections passées, il était devenu un anti déviation zélé ; il a subi la sanction des urnes et a été balayé dès le 1er tour. Sur cette liste sévèrement battue figurait Suzanne Rossillon, fille de Kléber Rossillon, propriétaire des châteaux de Castelnaud et de Marqueyssac et opposant notoire au projet du Département.

A VEZAC, l’opposante Sylviane Quaillet, adjointe sortante, malgré ses demandes et l’aide de la députée Jacqueline Dubois, a été dans l’incapacité de constituer une liste. C’est la liste pro-déviation conduite par Christian Robles qui a été élue en totalité dès le 1er tour avec une participation de 59%.

A CASTELNAUD LA CHAPELLE, avec une participation de 74,81%, la liste pro-déviation conduite par Daniel Dejean a largement distancé ses adversaires en remportant au 1er tour 10 sièges sur 11 ; 3 voix seulement ont manqué au 11ème.

Dans les deux listes adverses, celle menée par Edouard de Bastard, accompagné d’Agnès Piston d’Eaubonne, fille de Philippe d’Eaubonne opposant très actif qui préside l’association Sauvons la Vallée de la Dordogne, a été sévèrement battue.

Enfin, à SAINT VINCENT DE COSSE, le maire pro-déviation, Jean-Marie Chaumel et sa liste, ont été réélus en totalité dès le 1er tour avec une participation de 71,69%.

Tous ceux qui donnent tous les jours des leçons de démocratie doivent accepter le fait que les habitants des 4 communes concernées, qui se sont exprimés à bulletin secret avec une participation très élevée se sont prononcés largement pour des élus favorables à la déviation. Cette position clairement affirmée n’a rien d’étonnant ; c’est exactement la même que les habitants avaient exprimée en 1995, en votant le même jour dans les quatre communes à 83% pour la déviation.

Maintenant, que l’unité de l’ensemble des communes concernées par la déviation est enfin retrouvée, les nouveaux maires, avec le soutien de plus de 80% des maires de la Dordogne, de la grande majorité des élus du département, de celui du Président du Conseil Régional, du sénateur Claude Bérit-Debat et des députés Michel Delpon et Jean-Pierre Cubertafon, vont pouvoir faire bloc pour demander que les travaux du contournement puissent s’achever dans les meilleurs délais.

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La liste anti-contournement du maire sortant de Beynac est battue, balayée !

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La liste Bien Vivre à Beynac-et-Cazenac , que nous soutenions, conduite par Serge Parre sort victorieuse de ce scrutin, dès le premier tour, avec 15 élus sur 15 candidats.

Avec 88% de participation, les Beynacois se sont déplacés en masse pour mettre fin au règne d’Alain Passerieux et de son équipe.

Félicitations à Serge Parre et toute son équipe pour cette belle victoire, aujourd’hui, l’espoir a changé de camp.

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Alain Passerieux se disqualifie dans l’article du Monde

Dans un article du Monde du 6 mars 2020, l’édile du village, qui n’apprécie ni les débats, ni la contradiction (aucune réunion du conseil municipal, aucune de ses interventions auprès des habitants n’a trace d’une quelconque prise de position au sujet de la déviation), affiche clairement son opposition au contournement de Beynac sans aucune explication convaincante.

Il préfère laisser ses concitoyens face au danger que représente le trafic routier de transit, à ses nuisances (bruit, pollution), à ses dégradations sur le patrimoine et l’environnement ; il montre également le peu d’intérêt qu’il porte aux touristes qui visitent l’un des plus beaux villages de France leur offrant un accueil de piètre qualité avec ce flot incessant de véhicules. Pourquoi un tel désintérêt ? Probablement parce qu’il n’y vit plus.

Puisqu’il refuse le débat, apportons lui la contradiction.

« Il y a autre chose à faire » déclare t-il en ajoutant « les temps changent. Ca fait partie de ces projets, comme les giratoires qu’on mettait un peu partout dans le temps». Ainsi, il reprend à son compte les arguments des opposants (SEPANSO, Philippe d’Eaubonne, les écologistes, …) mais il oublie que le trafic routier, plus de 6.000 véhicules jour dont 300 poids lourds, traverse tous les jours son village. Dans la plupart des villes et des villages aujourd’hui les élus travaillent pour réduire la circulation routière de transit avec pour objectif l’amélioration de la qualité de vie. C’est le seul Maire qui défend encore cette vision d’un autre temps ; C’est parce que les temps changent que le trafic routier doit être aménagé ; c’est le projet de la déviation. 

« Il faut mettre de l’argent dans de bons projets ». Il vaut mieux être sourd que d’entendre de tels propos. En la matière, Alain Passerieux est un champion en investissement hasardeux, pour ne pas dire « foireux ». En effet, il a consacré plus de 3 millions pour la réalisation de la passerelle « piétonne » de Beynac avec pour son objectif de s’opposer au contournement de Beynac en expliquant dans les médias que désormais il n’y a plus de problèmes de circulation à Beynac ; « Ca passe ».

Il n’y a qu’à consulter notre page Facebook où l’association publie des photos de la traverse avec des poids lourds bloqués car ils ne peuvent se croiser, créant ainsi de nombreux embouteillages ; au-delà des photos, les témoignages des conducteurs de camion et des automobilistes sont éloquents des difficultés que représente la nouvelle traverse du village.

Alors quand on dépense 3 millions pour rien et que l’on a endetté les habitants de son village pendant plusieurs décennies pour la construction d’un mur affreux, véritable balafre, Alain Passerieux devrait la jouer plus modeste et moins donneur de leçon.

« La saison touristique, c’est la rançon de la gloire, c’est le problème général du tourisme en France ». Les propos d’Alain Passerieux sont hallucinants. Voici un Maire qui a de la chance d’être le responsable d’un des plus beaux village de France, avec un patrimoine exceptionnel et un environnement qui l’est tout autant et qui déclare que le tourisme « est le problème ». Le tourisme bien au contraire est une chance si l’on sait gérer l’accueil de ses visiteurs. Or, l’édile n’a rien fait pendant ses mandats : pas de parkings adaptés, pas de gestion des flux de véhicules réfléchie, pas de soutien aux commerçants, hôteliers et restaurateurs, pas de signalisations adaptées, berges de la Dordogne non aménagées, … Pour le grand gestionnaire qu’il semble être, puisqu’il se permet de donner des conseils, qu’a-t-il fait de l’argent que la commune tire des revenus issus du tourisme ? Les habitants du village en ont-ils une idée précise ?

« Traverser Beynac, c’est aussi s’y arrêter » Qui peut croire de tels propos ? Qui peut penser que les 300 chauffeurs de poids lourds qui traversent avec leurs camions le village à toute heure de la journée vont s’arrêter à l’hôtel du Château pour prendre un café, à l’épicerie Vival pour acheter une bouteille d’eau, à la boulangerie, une baguette et à la boucherie, un steack ? Vous imaginez les poids lourds garés sur les parkings de la Balme et du Capeyrou ou le long de la traverse ? Alain Passerieux n’est pas sérieux, la formulation est facile mais recouvre bien la réalité. Le Maire de Beynac est hors sol.

Non, le trafic routier de transit n’a aucun avantage pour village, ne bénéficie à personne ; bien au contraire, il ne représente que des nuisances pour les habitants, les usagers locaux de la D703 et les touristes.

Le contournement de Beynac au contraire, sans le trafic de transit apportera à tous une meilleure qualité de vie permettant ainsi une vie de village plus agréable, permettra le développement des commerces actuels, attirera de nouvelles activités, …

Avec cet article, notre association montre la supercherie du Maire actuel de Beynac et son absence de travail pendant ses mandats. Ses relations avec les maires de la  Communauté de Communes du Sarladais sont mauvaises car ils soutiennent tous la poursuite des travaux du contournement . Cet isolement n’est pas bon pour la commune de Beynac. C’est pourquoi, nous devons continuer à soutenir le projet de déviation.

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Selon le maire de Beynac, la déviation de Beynac n’est pas un sujet communal

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Alain Passerieux, maire de Beynac, à la manifestation des opposants à Périgueux 02/12/17 (France Bleu Périgord)

Avec deux de ses adjoints et un conseiller, ils auront consacré un mandat entier à combattre ce projet, alors qu’il n’avaient pas été élus pour cela, mais selon eux, la déviation n’est pas un sujet communal…

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Paroles de Beynacois

Constituée d’une majorité de Beynacois, notre association est allée recueillir leurs témoignages au sujet de la situation routière dans le village :

« Les blocs de béton répercutent les bruits de roulage , de moteurs , d’injures qu’échangent les automobilistes exaspérés . Tout ceci sans parler des gaz des pots d’échappement qui montent directement et par-dessus tout les vibrations liées au passage intensif des gros camions dont le gabarit augmente de façon exponentielle ».

« Les nuisances y sont multiples : émanations des pots d’échappement pour les clients assis sur mes terrasses [ ] , nuisances sonores lorsqu’il y a accélération ou décélération , et l’on ne parlera pas du trafic nocturne où là  , ces messieurs chauffeurs s’en donnent à cœur joie ; car le trafic est également nocturne ».

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« Dernièrement , j’ai été conseiller municipal à Beynac au moment du projet d’élargissement de la traversée du village . Je suis très étonné d’entendre que le maire , Mr Passerieux et ses adjoints se prononcent contre la déviation . Lorsque nous avons voté pour les travaux d’élargissement , ceux-ci devaient venir en complément et non en remplacement de la déviation . Ils étaient surtout prévus pour la sécurisation des piétons ».

« … cette situation nous amène à réfléchir quant à notre devenir à Beynac si le contournement de Beynac ne devait pas se réaliser . Ce village classé «plus beaux villages de France» mérite tellement mieux que tous ces poids lourds le traversant ainsi que toute cette pollution» .

« Jour et nuit je suis victime des nuisances sonores et olfactives que le trafic routier occasionne , compte tenu de l’étroitesse de la route . La maison est impactée par les vibrations d’autant plus qu’elle est construite sur le rocher , des fissures créées par les travaux d’élargissement de la D703 sont entretenues par le passage de poids lourds de plus en plus nombreux . Je suis inquiète pour ma santé et la santé du village qui reçoit et propage toutes ces vibrations ».

« Je disposais avant les travaux d’aménagement [ ] d’un mini trottoir qui permettait d’une part de sortir, avec prudence certes , de mon domicile . Aujourd’hui ce mini trottoir non règlementaire a disparu pour satisfaire aux exigences liées au gabarit des véhicules actuels qui traversent la commune . Cette absence totale de trottoir m’expose et expose des résidents éventuels de cette maison d’habitation à un danger permanent . Elle en interdit l’usage de l’entrée principale , sauf à courir le risque d’être happé ou renversé par un véhicule de tourisme ou par un poids lourd ».

« Ma famille vit coincée entre la falaise et la D 703 à Beynac . Notre quotidien insupportable avec le trafic routier est devenu insoutenable . Assistons au transit d’engins plus nombreux , plus hauts , plus longs , plus lourds ,plus polluants , plus bruyants devant notre domicile et sur toute la traversée du village au patrimoine exceptionnel .  Nous subissons de plein fouet jour et nuit l’amplification sonore , la pollution poison insidieux , la pollution visuelle , vibrations et fissures à l’intérieur de la maison , l’insécurité ».

« L’aménagement piétonnier a créé de nouveaux points noirs avec un dysfonctionnement au sujet du croisement des grands véhicules d’où blocage plus important de ceux-ci et augmentation de la pollution dans le village . L’amplification de la nuisance sonore est spectaculaire , secousses , vibrations avec des véhicules de plus en plus importants sont ressenties même dans les maisons . On peut se demander quel est l’impact sur les roches de la falaise qui se trouve en zone rouge ».

« Nous constatons depuis des années un flux de plus en plus important de véhicules et poids lourds passant devant notre entreprise et entraînant de multiples désagréments du fait de la traversée difficile du village et malgré les travaux réalisés par la commune qui n’ont amélioré que la circulation des piétons ».

« Les blocages de circulation se produisent fréquemment en raison du croisement de deux poids lourds ou d’un poids lourd et d’un autobus . En ces instants il est nécessaire de faire reculer tous les véhicules embouteillés depuis le croisement de la mairie , manœuvre particulièrement délicate quand la file d’attente s’échenille sur plusieurs centaines de mètres , afin de faire reculer l’un des poids lourds bloqué . A cet instant il est bon de se poser la seule question qui vaille : qu’adviendrait-il si un incendie se produisait ? Comment les pompiers pourraient-ils rejoindre le lieu du sinistre ? De même , comment une ambulance pourrait-elle rejoindre dans le village une victime d’une crise cardiaque dans les circonstances décrites ? »

« Je ne peux pas accepter que mon village soit sacrifié au nom de la protection d’une faune aquatique qui ne sera dérangée que le temps de la construction des ponts alors que chaque année , pendant six mois , elle est secouée par les aller-retour des gabares et qu’elle reçoit quotidiennement durant cette période des millions de coups de pagaies des milliers de descendeurs de la Dordogne en canoés ».

« Aujourd’hui nous n’osons plus nous rendre dans le village ni dans les commerces de Beynac . Je vois aussi que les artisans ne s’installent plus ici ».

« Il faut noter que jusqu’en 2016 , la route départementale goudronnée reposait sur la terre-remblais , donc les vibrations dues a la circulation étaient minimes. Ceci n’est plus le cas depuis l’aménagement de la traversée de Beynac qui est maintenant un gros bloc de béton et qui transmet davantage les vibrations principalement dues aux poids lourds ».

« Je me déplace à pied pour aller chez le Dr Migniot qui se situe à la Balme ainsi qu’à la pharmacie . J’habite à l’opposé de la Balme donc j’ai deux fois à traverser la route . Le trafic routier devient de plus en plus gros , il m’est difficile de traverser la départementale ».

« J’habite sur la route du château en passant derrière l’hôtel Bonnet et je n’ose plus me rendre à la pharmacie et dans les commerces car la traversée de Beynac est devenue très dangereuse . Par conséquent mes enfants achètent ailleurs pour me ravitailler ».

« Je suis artisan travaillant en majorité sur la commune de Beynac et des communes voisines . Je me retrouve bloqué plusieurs fois par jour pour effectuer mes dépannages et mes déplacements sur mes chantiers ».

« Habitant en bordure de la 703 , il est facile de constater les nuisances sonores et la pollution engendrés par le passage des camions de plus en plus gros . Deux semis ont du mal à se croiser lorsqu’ils ne sont pas bloqués . Le passage des secours en cas d’accident ou d’incendie serait problématique ».

« Je suis artisan taxi sur la commune de Beynac et je suis toujours prise en otage par le flux de la circulation dans Beynac ,j’ai beaucoup de mal à arriver à mon emplacement ou à en repartir avec un client en charge . De plus ,mon compteur tarifaire continue de tourner et mes clients râlent ».

« Je suis propriétaire rue de la Balme à Beynac et cette rue est fréquemment encombrée en saison par des véhicules qui ont des difficultés à passer le stop au bas de la rue pour s’engager sur la RD 703 très encombrée par la circulation de transit qui n’a rien à faire dans un des plus beaux villages de France ».

« Il y a deux ans j’ai eu de gros problèmes de santé et j’ai été amenée à me rendre pendant deux mois à raison de cinq jours par semaine à Périgueux et le taxi ambulance qui m’y conduisait n’a jamais osé traverser Beynac de peur d’être bloqué et de perdre du temps au risque d’être en retard aux rendez-vous ».

« Notre maison est située dans le village de Beynac au-dessus de cette route trop fréquentée qui le traverse . Nous étions très heureux d’apprendre au début de l’année 2018 que l’autorisation était donnée et que les travaux débutaient . Nous allions enfin pouvoir vivre  à Beynac  sans le bruit , sans les odeurs des gaz d’échappement et la crainte de voir les murs de notre jardin s’écrouler à cause des vibrations des camions ».

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Non au gaspillage de l’argent public !

Le 1er février 2020 s’est tenue l’assemblée générale de l’association J’aime Beynac et sa vallée, dans la salle des fêtes de Saint Vincent de Cosse.

Plus de 100 adhérents (dont de très nombreux beynacois) avaient répondu présents sur les 400 que compte l’association, en présence de Jean-Marie Chaumel, Maire de Saint Vincent de Cosse.

Les adhérents ont manifesté leur détermination à soutenir l’achèvement du contournement de Beynac ainsi que leur incompréhension des décisions de justice alors que l’Etat avait donné son autorisation de réaliser les travaux ; tous ont souligné la nécessité de dévier le trafic routier actuel sur l’autre rive afin de permettre au village de « respirer », d’améliorer la sécurité routière, de réduire la pollution, d’offrir de meilleures conditions d’accueil des visiteurs et des touristes.

Les intervenants ont protesté face à ce gâchis d’argent public pour rien ; en effet, les travaux réalisés ont déjà coûté plus de 26 millions d’euros au département de la Dordogne et ceux de la remise en état devraient se chiffrer à plus de 15 millions d’euros. Par ailleurs, imaginer que les travaux de démolition puissent se faire rapidement, sans impact sur l’environnement, est une supercherie qui doit être dénoncée.

Pour conclure, notre association a indiqué que l’Etat dans cette affaire joue au pompier pyromane : le Premier Ministre, Monsieur Edouard Philippe, avait envoyé un courrier de soutien au projet, et en février 2018, l’Etat par le biais de la Préfète avait autorisé les travaux en toute connaissance de cause. Or, aujourd’hui, comme un pleutre, il fuit devant ses responsabilités en laissant le Département se débrouiller seul (il n’a pas fait appel de la décision du tribunal administratif de Bordeaux). C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités en permettant à une collectivité souveraine d’investir pour son avenir.

Les adhérents ont montré une forte détermination à agir et à ne pas se laisser faire par l’arbitraire au bénéfice de quelques-uns ; ils se sont donné rendez-vous pour des actions citoyennes.

Le Conseil a été réélu. Son Président Thierry Gauthier a décidé de ne pas se représenter pour s’investir pleinement dans la liste d’opposition au maire « Bien Vivre à Beynac et Cazenac ». Il reste malgré tout au Conseil de notre association.

Dans le prolongement de l’assemblée générale, le Conseil a désigné Fabrice Berbessou comme nouveau Président de «J’aime Beynac et sa Vallée».

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Monsieur Coq, vous chantez faux !

Vous estimez dans les pages de l’Essor Sarladais que « la déviation de Beynac est à présent derrière nous » et vous pensez ainsi avoir réglé les problèmes écologiques de la vallée de la Dordogne. Si dégâts il y a eu , ils ont déjà été causés lors de la construction des piles des nouveaux ponts, les dégâts sont à présent derrière nous. Serez-vous aussi prévenant pour la faune et la flore de la Dordogne si la destruction de ces ouvrages devait se faire ? Si pour vous l’écologie ne se limite pas à faire ses courses chez Biocoop, êtes-vous prêt à vous battre contre les dégâts écologiques que causera la démolition de tout ce qui a déjà été construit ?

Si pour vous la protection de la faune ne se limite pas à 0,72% de la rive gauche de la Dordogne vous êtes-vous demandé si, sur la rive droite, le bacillus thuringiensis répandu en quantité ne détruit vraiment que la pyrale du buis ?

Vous demandez la destruction des bassins de dépollution prévus pour filtrer les eaux de ruissellement de la nouvelle route mais qu’avez-vous à proposer pour empêcher le jus de tout le trafic automobile que vous voulez conserver dans Beynac de s’écouler directement dans la rivière ?

Où étiez-vous lors de la construction de la traversée de Beynac lorsque des centaines de m3 de gravats ont été déversés dans cette même rivière que vous prétendez défendre aujourd’hui ?

Où est le défenseur de la faune en été lorsque des dizaines de milliers de pagaies brassent la rivière ? Etes-vous , comme cet écologue forestier qui s’exprime parfois dans le même journal, parti faire de la plongée sous-marine dans la mer Rouge ? A la nage bien-sûr, pour préserver la planète .

« Inventer, construire et développer un territoire attractif et dynamique ou il fait bon vivre » , ce sont vos mots .

Inventer, construire : L’ouvrage imaginé par Alain Spielmann , grand architecte aux nombreux prix nationaux et internationaux sera détruit par François Coq architecte écolo de Sarlat-la Canéda . Quelle fierté !

« Développer un territoire attractif et dynamique » : Comment imaginer le développement , l’attractivité et le dynamisme du sarladais en voulant à tout prix maintenir le goulot d’étranglement de Beynac sur l’axe routier le plus important du sud du département .

« Où il fait bon vivre » : Demandez aux riverains de la traversée qui voient passer 300 poids-lourds par jour , pour certains à moins d’un mètre de leurs fenêtres, s’il fait bon vivre à Beynac . Demandez aux visiteurs , aux consommateurs installés aux terrasses des cafés et restaurants , aux promeneurs de la traversée du village , s’il fait bon respirer à Beynac . Vous n’ignorez pas que les véhicules freinés dans les ralentissements ou bloqués dans les bouchons de ce village engendrent beaucoup plus de pollution que les mêmes véhicules roulant à vitesse normale sur la future déviation . Vous savez que sur le plan de la sécurité le délai moyen d’intervention des secours en France est d’un peu plus de 13 minutes et que dans le secteur de Beynac, à cause de sa traversée, il est de 21 minutes et 54 secondes (Source SDIS de la Dordogne).Vous n’ignorez pas qu’à cause du mur en béton jaune , que vous devez trouver superbe, un bus coincé entre un camion et la falaise ou ce mur , ne pourra pas évacuer ses passagers en cas d’accident ou d’incendie .

Vous savez tout cela mais pour de basses raisons opportunistes vous préférez sacrifier le village de Beynac , un des plus beaux de France , à vos ambitions politiques .

Si vous voulez être un homme politique, proposez donc des solutions concrètes et non utopiques car nous les attendons toujours !