Cette semaine, Sud Ouest et l’Essor ont publié chacun, un article concernant le rejet par le Conseil d’Etat du pourvoi en cassation effectué par le Conseil départemental relatif à la date qui avait été retenue par le Tribunal administratif de Bordeaux pour déterminer le montant des astreintes, et cela avec des titres alléchants : « une nouvelle victoire en justice contre le département », « le Département perd une manche sur le contournement de Beynac ».

Cela ne concerne que l’ancien projet. Ainsi, le Conseil d’état n’a pas voulu étudier au fond la demande formulée par le Département. Mais, laissons les opposants dire, comme les médias le véhiculent, qu’ils ont encore gagné. Il y a plus important à faire.
Focalisons nos soutiens au projet appelé « boucle multimodale des 2 rives de la vallée de la Dordogne ». En effet, ce nouveau projet qui s’inscrit dans une dynamique d’actions de la part du Département pour vise à faire de la Dordogne un territoire exemplaire sur le plan environnemental : restauration scolaire, Dordogne zéro pesticide, tourisme durable. D’ailleurs, cette semaine, le Département a été récompensé au niveau européen pour la restauration des collèges « 100% bio local fait maison ».
Le projet de boucle multimodale s’insère dans cette stratégie en améliorant la sécurité et la fluidité du trafic routier de la D703 au niveau de Beynac, en développant les mobilités douces (pistes cyclables et véloroute V91) et en offrant de nouvelles alternatives à la voiture pour accéder à la vallée de la Dordogne et à ses sites majeurs avec la réouverture de la gare de Castelnaud-Fayrac.
Les opposants, les mêmes que ceux qui se sont opposés au premier projet, propriétaires de châteaux et écolos obscurantistes, ont à nouveau déposé des recours en justice pour faire annuler l’autorisation environnementale délivrée par le Préfet de la Dordogne en novembre dernier. Pourtant, encore une fois, l’ensemble des services de l’Etat a validé le bien fondé de ce nouveau projet en considérant son faible impact sur l’environ, d’autant plus qu’il est demandé au Département, pour des raisons économiques et écologiques, de réutiliser les piles de pont déjà construites.
C’est pourquoi, n’en déplaise à Sébastien Peytavie, député de la 4e circonscription, il est nécessaire de s’engager et de ne pas se cacher derrière des décisions de justice quand un projet est bon pour les habitants et pour l’environnement, même s’il faut faire plaisir à ses soutiens qui étaient déjà, il y a 50 ans, contre la déviation de Saint Cyprien.