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Jérôme Peyrat ou la raison retrouvée

Comme il l’explique à Sud-Ouest, Jérôme Peyrat se présente comme un opposant repenti au projet de contournement de Beynac. Qui plus est, même si c’est visiblement difficile pour lui, Jérôme Peyrat se range derrière le Président du Département, Germinal Peiro, pour demander un nouvel arrêté préfectoral afin de terminer les travaux en reprenant, à quelque chose près, les arguments du Département. En effet, il considère que la sécurité des usagers de la D703 n’est pas garantie en raison des risques d’éboulement des falaises et que les habitants vivent des nuisances importantes pouvant avoir de graves conséquences sur leur santé. Par ailleurs, Jérôme Peyrat indique que la démolition des piles de ponts, déjà construites, constituerait un désastre.

Depuis plusieurs mois, l’association mettait en avant ces 2 éléments pour considérer qu’il y avait bien un intérêt public majeur à réaliser cette déviation. Le carnet des photos, prises par les adhérents de l’association, et largement diffusé auprès des principales autorités gouvernementales, a permis de mettre en lumière concrètement l’anormalité de la situation dans le village et de mieux comprendre les risques à maintenir le statu quo.

Bref, l’association, J’aime Beynac et sa vallée, est satisfaite que, désormais, tous les maires de la vallée soutiennent le nouveau tracé de la D703 qui évite le goulot d’étranglement que représente la traverse de Beynac. Terminons donc les travaux.

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L’association J’aime Beynac et sa vallée vous adresse ses meilleurs voeux pour 2022

Pour 2022, notre association poursuivra sa mobilisation pour expliquer l’intérêt général que représente la déviation, pour toute la vallée de la Dordogne, aux Périgourdins – mais est-il besoin encore de les convaincre après les dernières élections locales -, aux médias qui semblent toujours et encore soutenir les opposants, même s’ils s’en défendent, aux nouvelles autorités locales et au gouvernement. Elle se réserve la possibilité d’agir pour montrer au gouvernement que nous ne lâcherons rien à ce sujet.

Comme l’a indiqué Germinal Peiro, Président du Département de la Dordogne, le 3 janvier 2022 à France Bleu Périgord, de nouveaux éléments pourraient conduire le Préfet à prendre un nouvel arrêté afin d’achever les travaux débutés en février 2018. Il est urgent que le contournement de Beynac se réalise afin d’améliorer la qualité de vie pour les habitants du village ainsi que la sécurité des usagers de la D703 et la fluidité du trafic.

En 2022, restons mobilisés.

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En 2022, achevons les travaux de la déviation de Beynac

le projet de pont au niveau du Pech

Le mercredi 10 novembre dernier, la majorité départementale a voté une délibération demandant au préfet de la Dordogne de prendre un nouvel arrêté autorisant la reprise des travaux de la déviation de Beynac.

Lors de cette session, le groupe centriste Renouveau Dordogne ne s’y est pas opposé ; son responsable Thierry Cipierre verrait en cet arrêté “une solution pour que la collectivité sorte de cette histoire par le haut”. Le groupe d’élus divers droite a préféré ne pas prendre part au vote. Selon France Bleu Périgord, peu de temps auparavant, Dominique Bousquet, responsable de ce groupe, a déclaré devant l’assemblée « que la justice avait tranché et que sa décision devait être appliquée », avant d’ajouter que « les travaux étaient faits et que démolir les piles du pont n’apporterait rien à la défense du territoire. Il faut donc, selon lui, “finir le chantier”.

Finalement, ces partis sont davantage opposés au Président départemental qu’à la déviation de Beynac. Ils auront pris du temps pour soutenir un projet d’intérêt général ; à moins qu’à l’approche des élections, sachant qu’une majorité des périgourdins est favorable à la déviation, ils adaptent leurs discours.

Cette opposition systématique pénalise le futur du département qui a besoin d’investir dans des infrastructures et des aménagements qui visent à améliorer la qualité de vie des Périgourdins et favorisent son développement économique.

N’en déplaise à la Sepanso qui dénonce que la « création de nouvelles routes est une démarche du siècle passé qui va l’encontre des impératifs du temps », la mobilité des Périgourdins est un véritable enjeu pour les années à venir. C’est pourquoi notre association, J’aime Beynac et sa Vallée, soutient le contournement de Beynac qui représente une amélioration significative par rapport à la situation actuelle, dont les habitants de la vallée et les touristes subissent les nuisances.

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100.000€ pour faire capoter le projet de déviation de Beynac

Maintenant, nous savons que les opposants au contournement de Beynac ont dépensé plus de 100.000€ en frais d’avocats pour bloquer la déviation de Beynac. Une sacrée somme ! C’est un opposant qui s’en est vanté dans un article paru dans le journal Le Monde le 21 octobre 2021. Les opposants auront utilisé tous les moyens à leur disposition pour défendre leurs intérêts particuliers ; réseaux, médias, people et argent. Quand on dit que la justice est égale pour tous, la preuve que non. Qui peut disposer de tels moyens financiers ? Pas le quidam !

Mais au-delà que retenir de cet article ? Une simple confirmation ; les opposants affichent leur « détestation » du Président du Conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro ; pour ceux qui s’en souviennent, certains l’avaient même pendu et fait brûler symboliquement le 25 février 2018 lors d’une manifestation à La Treille. En revanche, pas un mot, une ligne, une phrase sur la défense de l’environnement, du patrimoine car ce ne sont pas les vraies motivations des opposants ; ils n’ont aucun argument crédible pour s’opposer à la déviation. 

En temps et heure, il nous appartiendra d’utiliser les moyens nécessaires pour nous opposer aux décisions de cette justice administrative qui, d’une certaine manière, méprise les habitants de vallée, majoritairement favorable à la déviation, leur préférant une poignée de propriétaires de châteaux, soit disant défenseurs de l’écologie, et qui nous a conduit dans une situation ubuesque :

  • La déviation est déclarée d’utilité publique,
  • Mais il est impossible de réaliser des travaux d’aménagement dans le lit de la Dordogne, classée zone Natura 2000, puisqu’il n’y a pas d’intérêt public majeur.
  • Et à présent, la démolition de onze mois de travaux autorisés par l’Etat deviendrait possible dans ce même lit de la Dordogne.

Il est grand temps que nous retrouvions collectivement le bon sens et que nous dépassions nos oppositions, de quelque nature qu’elles soient, pour trouver une solution au problème du trafic routier à Beynac dont les nuisances sont néfastes à tous : habitants, économie locale, tourisme, patrimoine et nature.

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Lettre au Président du Conseil départemental

Monsieur le Président du Département de la Dordogne,

La situation à Beynac liée à la présence du trafic routier de la D703 s’est aggravée. En effet, le flux journalier de plus de 10.000 véhicules, dont 300 poids lourds, cause de graves nuisances pour les habitants du village et pour les visiteurs d’un des plus beaux villages de France.

Les problèmes de sécurité routière que pose la présence de ce trafic routier dans un lieu qui n’est pas, qui n’est plus, adapté à recevoir autant de voitures et de camions sont de plus en plus graves et préoccupants : difficultés de croisements, poids lourds qui roulent sur les trottoirs, embouteillages, blocages fréquents des services d’urgence, … La liste est trop longue pour être exhaustive ; le page facebook de notre Association témoigne des nombreux incidents rencontrés dans la traverse. D’ailleurs, quand nous montrons ces photos la plupart de nos interlocuteurs restent interloqués, y compris les autorités préfectorales que nous avons récemment rencontrées. Mais l’inaction des pouvoirs publics, qui se retranchent derrière une décision de justice, nous interroge sur leur compréhension des problèmes et leur capacité ou leur volonté à trouver une solution.

En outre, la pollution du site est aujourd’hui manifeste. Cette pollution est principalement causée par les ralentissements et les embouteillages des véhicules, trop nombreux dans un endroit qui ne peut plus supporter un tel trafic.

Enfin, ce trafic dégrade un lieu apprécié par les touristes qui sont de plus en plus nombreux à vouloir visiter le Périgord Noir et la vallée de la Dordogne.

Ce territoire a besoin d’une infrastructure routière qui permettrait de canaliser et de fluidifier le flux de véhicules de la D703 qui est le seul axe ouest-est du Sud du département. Ce contournement doit respecter l’environnement et le patrimoine exceptionnel de ce territoire si particulier et d’une singularité exceptionnelle qui en fait un endroit remarquable. Il est de notre responsabilité de le protéger pour les générations futures.

Les dernières élections municipales, sénatoriales, régionales et départementales ont toutes vu la victoire des listes et des candidat(e)s qui soutenaient le contournement de Beynac. La démocratie a parlé. Dans une démocratie comme la nôtre, le peuple est souverain, c’est lui qui décide des orientations qu’il souhaite pour la gestion de la « vie de la cité ». Les habitants des communes concernées et du département sont favorables à la déviation de Beynac sans aucune ambiguïté. Nous espérons que les autorités départementales et nationales auront entendu le message.

C’est pourquoi notre Association vous demande de tout mettre en œuvre pour terminer les travaux déjà réalisés. Notre association considère que la somme des intérêts particuliers, qui se sont coalisés pour mettre en échec la construction du contournement de Beynac, ne constitue pas l’intérêt général, surtout quand, par démagogie, les opposants ont endossé les habits écologistes. Ses membres ne comprendraient pas que nous en restions là ; ils n’acceptent pas cette injustice, cette différence de traitement, cette rupture d’égalité qui les privent d’une infrastructure qui améliorerait leur vie et protégerait l’environnement.

Ses membres sont prêts à soutenir toute action du Département permettant l’achèvement de la déviation de Beynac.

Le contournement de Beynac répond bien à un intérêt public majeur et s’inscrit dans un processus de protection de l’environnement si particulier de la vallée de la Dordogne entre Cenac, La Roque Gageac, Castelnaud la Chapelle, Vezac, Beynac et Cazenac et Saint Vincent de Cosse. Si vous avez besoin, notre association est prête à apporter sa contribution à l’amélioration du « projet actuel ».

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute bienveillance

Fabrice Berbessou

Président 

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Contournement de Beynac : sortons des oppositions entre individus, privilégions l’intérêt général

La plupart des articles de presse récents et anciens qui traitent du contournement de Beynac, présentent le sujet comme l’opposition entre Germinal Peiro, le Président actuel du Conseil départemental et quelques personnalités locales, « les châtelains », résultat de « vieux » conflits de personnes. En revanche, peu d’articles font état des batailles politiques entre La République En Marche, les Ecologistes et d’autres forces politiques qui luttent pour augmenter leur influence, voire prendre le Département car nous le savons, l’abandon de l’Etat dans cette affaire – le gouvernement précédent ayant refusé de faire appel devant la cour administrative d’appel – est bien une décision politique.

Notre Association considère que tout cela n’a pas lieu d’être considérant que seul l’intérêt général devrait primer concernant la déviation de Beynac. Donc, sortons de ce débat stérile.

Le projet de contournement de Beynac est très ancien, plus de 30 ans

Plusieurs exécutifs départementaux ont œuvré de façon concrète pour permettre la réalisation de cette déviation :

  • De 1982 à 1992, Bernard Bioulac
  • De 1992 à 1994, Gérard Fayolle
  • De 1994 à 2015, Bernard Cazeau
  • Depuis 2015, Germinal Peiro

Après plus de 30 ans d’études, de projets et d’hésitations en tout genre, face à l’absence d’alternative crédible et aux problèmes causés par le trafic routier dans la traverse de Beynac, la déviation de Beynac a été reconnue d’utilité publique le 26 décembre 2001. Cette reconnaissance est irrévocable ; c’est-à-dire qu’elle ne peut plus être remise en cause.

Pour autant, ce n’est pas un projet du passé. La mobilité et sa gestion sont des sujets d’actualité pour les villes, les départements, les régions, la France toute entière. Toutes les collectivités territoriales, car c’est de leurs compétences, travaillent sur des plans de déplacement, de mobilité. Ce n’est pas parce que nous nous préoccupons du réchauffement climatique que, du jour au lendemain, il n’y aura plus de déplacements en voiture et de transport de marchandises par poids lourds. Nous aurons besoin de voies de circulation et de ponts qui respectent l’environnement.

Depuis 2001, la situation ne s’est pas améliorée, elle s’est même dégradée

La reconnaissance d’utilité publique en 2001 signifiait que l’Etat considérait qu’il y avait un problème de circulation routière dans la traverse de Beynac lié à la présence du trafic routier de la D703. A cette époque, l’autoroute A89, qui est souvent présentée par les opposants comme une solution pour dévier les poids lourds qui fréquentent la D703, existait déjà. Depuis cette date, le trafic a progressé, en particulier celui des camions.

Les travaux réalisés sous le dernier mandat d’Alain Passerieux, pour créer une passerelle piétonnière, permettent désormais aux visiteurs de longer la Dordogne, ce qui était impossible précédemment, mais n’ont apporté aucune solution sur le plan de la circulation en terme de sécurité, de fluidité, de pollution, etc … Plusieurs endroits ne permettent pas le croisement de 2 poids lourds. Ca coince régulièrement en toute période de l’année, comme le montrent les photos prises par les usagers de la D703 et publiées sur notre page Facebook. 

La traverse de Beynac reste un point noir pour les déplacements dans la vallée

Depuis décembre 2018, date de la décision de suspendre les travaux de Beynac par le Conseil d’Etat, notre association publie des témoignages d’usagers de la D703 confrontés à des situations de circulation avec des risques et des nuisances pour les riverains, pour les visiteurs d’un des plus beaux villages de France et pour les conducteurs, qui ne seraient acceptés dans aucun autre village, aucune ville de France. A plusieurs endroits de la traversée du village, les poids-lourds sont obligés de monter sur le trottoir pour pouvoir se croiser.

Ce sont plusieurs dizaines de photos publiées sur notre page Facebook et dans le carnet « Beynac massacré » que nous avons édité.

Par ailleurs, la situation actuelle ne permet pas le développement du vélo dans de bonnes conditions compte tenu des risques entre Saint Vincent de Cosse et la sortie du village de Beynac. Encore une fois, Beynac et sa forteresse bloquent. Le cyclotourisme mériterait d’avoir une voie dédiée ; c’est la voie douce qui relierait Libourne à xxxxxxx.

C’est pourquoi le vote des écologistes de la région contre le financement de cette voie douce (en 2020 ??) est totalement incompréhensible ; alors qu’ils se disent adeptes des déplacements « doux » dans les grandes métropoles. Y aurait-il des arrières-pensées politiques ? 

Y a-t-il une solution alternative dans la vallée ?

La chaussée dans la traverse de Beynac n’est pas adaptée pour recevoir un tel trafic routier : plus de 7.000 véhicules (12.000 / jour durant la période estivale dont 300 poids lourds). Elle a été construite dans le rocher entre la falaise, les murs des maisons et la Dordogne. Il n’est donc pas possible de l’élargir; à moins de construire une pont qui longerait la rivière !

La situation juridique du contournement de Beynac est « ubuesque »

D’un côté, la déviation de Beynac est reconnue d’utilité publique et c’est irrévocable.

De l’autre, une décision du Tribunal administratif, confirmée par la Cour administrative d’appel, annule l’autorisation de réaliser les travaux rendue par la Préfecture de la Dordogne en janvier 2018 au motif que l’intérêt public majeur n’est pas reconnu; cette condition étant nécessaire pour réaliser des travaux dans une zone Natura 2000.

La situation est pour le moins ubuesque. Ce serait drôle si ce n’était à pleurer. 

En effet, comment les services de l’Etat et les experts ont-ils pu rendre des avis favorables lors des études préliminaires et de l’enquête publique qui ont permis à la Préfète de donner l’autorisation de travaux ? 

Sont-ils incompétents ou ont-ils rendu des avis conformes à la déclaration d’utilité publique considérant que la situation très dégradée présentant d’importants risques en terme de sécurité justifiait ce contournement ?

Dans cette affaire, l’égalité des citoyens devant la loi n’est pas assurée. En effet, la plupart des demandes d’autorisation de réaliser des déviations de n’importe quel village, ou ville est accordée alors qu’elle est refusée au village de Beynac ; pourtant l’un des plus beaux villages de France.

D’autres projets de contournement sont également repris comme celui d’Orléans pour lequel la construction d’un pont sur la Loire est également prévue ; la Loire est inscrite zone Natura 2000 et inscrite à l’inventaire du patrimoine de l’UNESCO.

L’Etat dans cette affaire est le seul responsable de la situation de blocage à Beynac

L’Etat a failli à ses obligations dans ce qui est désormais appelé l’affaire de la déviation de Beynac, car il a donné son accord pour réaliser les travaux. C’est lui et lui seul le responsable de cette impasse. 

Il a laissé le Département investir dans cette infrastructure nécessaire pour un développement durable de la vallée. Rappelons que cette zone du département de la Dordogne est une des plus touristiques du territoire métropolitain.

Après avoir autorisé les travaux, le gouvernement d’Edouard Philippe a ensuite abandonné le département de la Dordogne en ne faisant pas appel de la décision du Tribunal Administratif de Bordeaux ; pourtant, c’est l’autorisation de réaliser les travaux qui a été annulée. 

Est-ce de la tactique politicienne ou de l’amateurisme ? A chacun sa réponse.

Comble du cynisme, l’Etat demande au Département de supporter le coût total de destruction des travaux qu’il avait lui-même autorisé.

Comment sortir de cette situation ?

La seule manière de sortir par le haut aujourd’hui serait pour le gouvernement de demander au Préfet de la Dordogne de prendre un nouvel arrêté préfectoral pour permettre l’achèvement des travaux du contournement de Beynac.

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4 mètres 60

4,60 mètres, c’est la largeur de la chaussée entre le trottoir coté du Restaurant Maleville et le pavement en pierres côté de l’hôtel du Château dans la traverse de Beynac. Si vous rajoutez 50 cm, il est possible de frôler soit les piétons, soit les murs des maisons, mais attention aux rétroviseurs. Cela permet juste le croisement de véhicules légers à vitesse réduite 30 km/h mais cela n’autorise pas le croisement de poids lourds ; 300 fréquentent journalièrement la D703 à la hauteur du village de Beynac.

4 mètres 60, c’est également la largeur de la Rue des Consuls à Sarlat. Qui oserait faire passer 2 poids lourds dans cette rue ? Personne.

Il n’est donc plus possible d’accepter cette situation à Beynac. L’état a cédé face à une petite minorité agissante. Le Conseil d’Etat a bien pris soin de ne pas juger l’affaire du contournement de Beynac sur le fond ; s’il avait accepté la requête du Département de la Dordogne, il aurait dû reconnaître l’intérêt général majeur à réaliser le contournement routier du village.

L’association J’aime Beynac et sa vallée continue à défendre le contournement de Beynac. C’est pourquoi elle a demandé à être reçue par le Préfet de la Dordogne et le Président du Conseil départemental de la Dordogne.

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La voie verte oubliée

Dans l’article de Sud-Ouest du 7 janvier « Les touristes dans la roue de Lawrence d’Arabie », le rédacteur évoque en 1908 le passage, à pied et à vélo, du célèbre aventurier que sa passion pour l’époque médiévale a conduit sur les routes du Périgord Noir.

Le journaliste parle de la pratique du vélo qui connaît un essor conséquent ces dernières années avec une augmentation de plus de 14% du passage en deux ans sur les vélo-routes et les voies vertes de France et que la randonnée pédestre est la première activité sportive pratiquée en vacances par les français. « Dans les années à venir le phénomène devrait s’amplifier. Les pouvoirs publics pédalent de plus en plus dans ce sens, pour le plus grand plaisir également des locaux. La randonnée est déjà bien développée avec de nombreux itinéraires balisés et entretenus. Du côté du Pays de Fénelon, un nouvel itinéraire « grande randonnée » devrait naître en 2022. Pour le vélo, la voie verte entre Sarlat et Cazoulès confirme son succès d’année en année ».

Le rédacteur de cet article cite le point noir du Pas du Raysse entre falaise et rivière, mais pas un mot du point noir de Beynac, ni du projet en cours pour le résoudre qui passe pourtant tout près de chez lui, à la Treille. Trop près peut-être, pour en parler ! 

Lorsque Lawrence d’Arabie pédalait sur les routes du Périgord, la traversée de Beynac était le domaine des charrettes et des oies ; elle est aujourd’hui encombrée par la circulation des poids- lourds.

Malgré son goût pour l’aventure, pensez-vous qu’en 2021, il prendrait le risque de traverser Beynac à vélo ?

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Monsieur Bern, les Périgourdins en ont assez de vos mensonges !

Lors des Grosses Têtes sur RMC le 10 décembre 2020, Monsieur Stéphane Bern a déclaré que Germinal Peiro « saccage la vallée de la Dordogne » et pratique le clientélisme en citant des supposés propos de maires périgourdins : « ce sont les maires qui me le disent, si on ne le soutient pas il nous supprime les subventions. »

Ce Monsieur n’a aucune légitimité dans ce dossier :

  • Sa connaissance du Département ?

Avant le mois d’octobre dernier, il n’avait jamais mis les pieds dans la vallée de la Dordogne, la confondant avec la vallée de l’Homme, la Vézère. C’est un comble !

  • Son expertise en matière de protection du patrimoine ?

Ce Monsieur n’a aucune qualification qui puisse lui permettre de se présenter comme un expert en matière de patrimoine. En sa qualité de Monsieur Patrimoine, il a su trouver les moyens auprès de la Française des Jeux pour organiser un loto national pour trouver des fonds afin de financer les travaux de restauration de monuments historiques en péril. C’est déjà pas mal !

  • Sa maîtrise des questions environnementales ?

Pas davantage. A notre connaissance et en public, il n’a jamais jusqu’à présent manifesté un quelconque intérêt pour ces questions. Est-ce désormais un engagement sincère ?

  • Sa compétence sur les questions d’aménagement du territoire ?

Pas plus.

Et pourtant, il utilise sa notoriété pour dénigrer les projets d’aménagement pour lesquels ses amis, ses connaissances l’ont saisi. Ses amis ne sont pas n’importe qui; les petites gens ne l’intéressent pas. Dans le cas de Beynac, ses amis sont les châtelains et le petit monde des médias ayant une résidence secondaire ou des attaches dans le Périgord. Citons les principaux: Kléber Rossillon, Albéric de Montgolfier, …

Voilà ce qui motive Stéphane Bern, ses amitiés.

A aucun moment, il n’est venu voir la situation de Beynac, « victime » du trafic routier qui traverse le bas du village, le long de la Dordogne. Le bon sens devrait conduire l’ensemble des parties prenantes à considérer que ce trafic routier n’a pas sa place dans un des plus beaux villages de France. Mais des intérêts particuliers l’empêchent d’avoir une réflexion d’ensemble pour évaluer la situation et y apporter une solution durable.

Pour nous, les habitants des villages de la vallée de la Dordogne, conscients de la chance que nous avons de vivre dans ce lieu exceptionnel, à bien des égards, la seule solution, c’est le contournement du village. N’en déplaise à ce Monsieur, nous sommes pour la déviation et nous soutenons le Département qui porte le projet. Finissons les travaux !