A la une, Projets pour Beynac

Contournement de Beynac : l’Etat reconnaît ses torts.

L’état reconnaît sa responsabilité en versant 24 millions d’euros d’indemnités pour dédommager le Conseil départemental

Si l’Etat a décidé de conclure un accord amiable avec le Conseil départemental de la Dordogne et de lui attribuer 24 millions d’euros, soit 66% du coût des travaux initialement prévus, c’est bien parce qu’il est le principal responsable de ce fiasco administrativo-juridique.

L’état est responsable d’avoir autorisé le Conseil départemental de la Dordogne à réaliser les travaux du contournement de Beynac. Il est également responsable d’avoir abandonné le département de la Dordogne devant les juges administratifs ; ceux-ci ayant pris une décision, dans le huit clos de leurs bureaux, sans connaître les réalités de la situation à Beynac et dans la vallée.

Le Département, quant à lui, portait un projet d’infrastructures routières qui visait à améliorer la situation de la D703 entre Saint Vincent de Cosse, Beynac et Vézac.

Dans la presse, les opposants (associations écologistes et propriétaires) expliquent que le projet était illégal. Comme à leur habitude, ils vont un peu vite en besogne pour caricaturer le projet de contournement de Beynac qui reste nécessaire.

En fait, c’est la déclaration d’autorisation des travaux délivrée par la Préfecture de la Dordogne, permettant de déroger à la loi sur les espèces protégées, qui a été annulée, pas le projet. 

La raison ne va pas de soi pour ceux qui subissent les nuisances du trafic routier de la D703 dans la traverse de Beynac ; il n’y aurait pas d’intérêt public majeur à faire ce contournement. Avant cette décision, l’intérêt public majeur n’avait été ni documenté, ni défini ; les juges administratifs de Bordeaux ont fait du zèle, pour entrer dans les annales. Pour appuyer leur démonstration, ils ont même considéré que les piles de pont auraient causé des dommages irrémédiables à la faune et à la flore dans le lit de la Dordogne. Ce qui est intellectuellement contestable. A contrario, cela signifierait-il que si le Département avait présenté un projet de ponts sans piles dans le lit de la Dordogne, il n’y aurait pas eu de problème ? C’est absurde.

L’état est donc bien le principal architecte de ce gâchis financier ; il est donc naturel qu’il en supporte la plus grosse part.

Certains opposants continuent d’expliquer que le Conseil départemental s’acharnerait à vouloir poursuivre son projet de boucle multimodale. C’est normal, le Département a la responsabilité des routes départementales, de leur construction, de leur entretien et de leur organisation. Les problèmes de la D703 ne sont toujours pas résolus et les risques routiers toujours présents.

La sécurisation de Beynac et le désenclavement de la rive gauche de la vallée restent les priorités des élus du Département et également des communes concernées.

L’association ne peut qu’encourager le Conseil départemental à proposer un nouveau projet avec une dimension environnementale forte.

Il y aura forcément un jour un contournement de Beynac mais il ne pourra pas s’appuyer sur les travaux réalisés dans le cadre du premier projet. En effet, les travaux de remise en état sont en cours,  et, grâce aux conditions météorologiques très favorables et malgré toutes les difficultés rencontrées, ceux-ci ont avancé très vite durant l’été et sont sur le point de s’achever.

Pour autant, certains opposants continuent de mettre de l’huile sur le feu. Philippe d’Eaubonne, le propriétaire d’une maison à la Treille où devait passer la nouvelle route, trouve que les culées des piles de pont n’est pas été suffisamment arasées. Comme toujours, ce monsieur s’érige en expert qu’il n’est pas. Mais grâce à l’argent des astreintes qu’il a touché, nous attendons avec impatience son nouveau projet pour améliorer les mobilités douces dans la vallée et résoudre les problèmes de sécurité à Beynac. Mais peut-être n’est-ce pas son problème ?

De notre côté, notre association est prête à travailler avec les élus pour une nouvelle approche des mobilités dans la vallée dite des 5 châteaux.

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