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Non au gaspillage de l’argent public !

Le 1er février 2020 s’est tenue l’assemblée générale de l’association J’aime Beynac et sa vallée, dans la salle des fêtes de Saint Vincent de Cosse.

Plus de 100 adhérents (dont de très nombreux beynacois) avaient répondu présents sur les 400 que compte l’association, en présence de Jean-Marie Chaumel, Maire de Saint Vincent de Cosse.

Les adhérents ont manifesté leur détermination à soutenir l’achèvement du contournement de Beynac ainsi que leur incompréhension des décisions de justice alors que l’Etat avait donné son autorisation de réaliser les travaux ; tous ont souligné la nécessité de dévier le trafic routier actuel sur l’autre rive afin de permettre au village de « respirer », d’améliorer la sécurité routière, de réduire la pollution, d’offrir de meilleures conditions d’accueil des visiteurs et des touristes.

Les intervenants ont protesté face à ce gâchis d’argent public pour rien ; en effet, les travaux réalisés ont déjà coûté plus de 26 millions d’euros au département de la Dordogne et ceux de la remise en état devraient se chiffrer à plus de 15 millions d’euros. Par ailleurs, imaginer que les travaux de démolition puissent se faire rapidement, sans impact sur l’environnement, est une supercherie qui doit être dénoncée.

Pour conclure, notre association a indiqué que l’Etat dans cette affaire joue au pompier pyromane : le Premier Ministre, Monsieur Edouard Philippe, avait envoyé un courrier de soutien au projet, et en février 2018, l’Etat par le biais de la Préfète avait autorisé les travaux en toute connaissance de cause. Or, aujourd’hui, comme un pleutre, il fuit devant ses responsabilités en laissant le Département se débrouiller seul (il n’a pas fait appel de la décision du tribunal administratif de Bordeaux). C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités en permettant à une collectivité souveraine d’investir pour son avenir.

Les adhérents ont montré une forte détermination à agir et à ne pas se laisser faire par l’arbitraire au bénéfice de quelques-uns ; ils se sont donné rendez-vous pour des actions citoyennes.

Le Conseil a été réélu. Son Président Thierry Gauthier a décidé de ne pas se représenter pour s’investir pleinement dans la liste d’opposition au maire « Bien Vivre à Beynac et Cazenac ». Il reste malgré tout au Conseil de notre association.

Dans le prolongement de l’assemblée générale, le Conseil a désigné Fabrice Berbessou comme nouveau Président de «J’aime Beynac et sa Vallée».

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Monsieur Coq, vous chantez faux !

Vous estimez dans les pages de l’Essor Sarladais que « la déviation de Beynac est à présent derrière nous » et vous pensez ainsi avoir réglé les problèmes écologiques de la vallée de la Dordogne. Si dégâts il y a eu , ils ont déjà été causés lors de la construction des piles des nouveaux ponts, les dégâts sont à présent derrière nous. Serez-vous aussi prévenant pour la faune et la flore de la Dordogne si la destruction de ces ouvrages devait se faire ? Si pour vous l’écologie ne se limite pas à faire ses courses chez Biocoop, êtes-vous prêt à vous battre contre les dégâts écologiques que causera la démolition de tout ce qui a déjà été construit ?

Si pour vous la protection de la faune ne se limite pas à 0,72% de la rive gauche de la Dordogne vous êtes-vous demandé si, sur la rive droite, le bacillus thuringiensis répandu en quantité ne détruit vraiment que la pyrale du buis ?

Vous demandez la destruction des bassins de dépollution prévus pour filtrer les eaux de ruissellement de la nouvelle route mais qu’avez-vous à proposer pour empêcher le jus de tout le trafic automobile que vous voulez conserver dans Beynac de s’écouler directement dans la rivière ?

Où étiez-vous lors de la construction de la traversée de Beynac lorsque des centaines de m3 de gravats ont été déversés dans cette même rivière que vous prétendez défendre aujourd’hui ?

Où est le défenseur de la faune en été lorsque des dizaines de milliers de pagaies brassent la rivière ? Etes-vous , comme cet écologue forestier qui s’exprime parfois dans le même journal, parti faire de la plongée sous-marine dans la mer Rouge ? A la nage bien-sûr, pour préserver la planète .

« Inventer, construire et développer un territoire attractif et dynamique ou il fait bon vivre » , ce sont vos mots .

Inventer, construire : L’ouvrage imaginé par Alain Spielmann , grand architecte aux nombreux prix nationaux et internationaux sera détruit par François Coq architecte écolo de Sarlat-la Canéda . Quelle fierté !

« Développer un territoire attractif et dynamique » : Comment imaginer le développement , l’attractivité et le dynamisme du sarladais en voulant à tout prix maintenir le goulot d’étranglement de Beynac sur l’axe routier le plus important du sud du département .

« Où il fait bon vivre » : Demandez aux riverains de la traversée qui voient passer 300 poids-lourds par jour , pour certains à moins d’un mètre de leurs fenêtres, s’il fait bon vivre à Beynac . Demandez aux visiteurs , aux consommateurs installés aux terrasses des cafés et restaurants , aux promeneurs de la traversée du village , s’il fait bon respirer à Beynac . Vous n’ignorez pas que les véhicules freinés dans les ralentissements ou bloqués dans les bouchons de ce village engendrent beaucoup plus de pollution que les mêmes véhicules roulant à vitesse normale sur la future déviation . Vous savez que sur le plan de la sécurité le délai moyen d’intervention des secours en France est d’un peu plus de 13 minutes et que dans le secteur de Beynac, à cause de sa traversée, il est de 21 minutes et 54 secondes (Source SDIS de la Dordogne).Vous n’ignorez pas qu’à cause du mur en béton jaune , que vous devez trouver superbe, un bus coincé entre un camion et la falaise ou ce mur , ne pourra pas évacuer ses passagers en cas d’accident ou d’incendie .

Vous savez tout cela mais pour de basses raisons opportunistes vous préférez sacrifier le village de Beynac , un des plus beaux de France , à vos ambitions politiques .

Si vous voulez être un homme politique, proposez donc des solutions concrètes et non utopiques car nous les attendons toujours !

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Un château et son village qui nous mettent la tête à l’envers…

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Très jolie photo de Beynac accompagnée d’un billet d’humeur plein de bon sens envoyé par un membre du photoclub de Beaumont :

 » Un château et son village qui nous mettent la tête à l’envers depuis plusieurs années et en particulier durant cette année 2019.

Un château et d’autres qui font couler beaucoup d’encre et aujourd’hui, j’y ajouterai la mienne. A la mi-décembre, je me suis arrêtée à Beynac en rentrant de Sarlat, prendre quelques photos du village sous le soleil après les grosses pluies. C’était entre 12h et 14h. Je n’aurai pu imaginer qu’il y ait autant de camions qui fréquentent cette voie surtout à cette période ! (évidemment, ils n’ont pas ailleurs où passer !).

Seule « touriste » à ce moment-là, je n’étais pas très rassurée de me trouver à leur niveau au moment du croisement… Alors j’imaginai en saison touristique quand tous ces passants se rencontrent avec des enfants qui gambadent, chahutent, heureux de profiter de leurs vacances « … » En longeant la terrasse du restaurant, entre route et Dordogne, j’ai eu une pensée pour ces mêmes vacanciers qui viennent déguster un bon repas périgourdin parfumé aux gaz d’échappement, aux vapeurs de carburant et se détendent au son des ronflements des moteurs des voitures et des camions.

J’ai essayé d’imaginer la traversée du village en vélo. Ça doit être une épreuve qui n’est pas sans risque ! A l’heure où toutes les communes s’activent à créer des voies vertes ou vélos routes, je n’ai pas su trouver celle qui passe à Beynac. J’ai vu aussi qu’il y avait beaucoup de pierres au pied des rochers… Et quand il y a une énorme falaise, je ne peux m’empêcher de penser à la Roque Gageac en 1957… Toutes ces vibrations à sa base pour travaux, tous ces passages de poids-lourds dont on ressent les trépidations sous les pieds, ne fragilisent ils pas ses fondations ?… Oh je ne prétends pas être une technicienne, mais n’a-t-on pas déjà vu des catastrophes que les techniciens n’ont pu prévoir ? (Je suppose que parmi toutes ces « têtes pensantes », beaucoup ont des consciences moins sensibles que la mienne)

Est-ce qu’un peu de faune et de flore endommagées sont-elles plus importantes que la vie des hommes ? J’ai fait du canoé cet été dans ces eaux de Beynac : j’ai dû déranger quelques petits poissons peut-être même en assommer avec ma pagaie, (Oooh, on va me poursuivre, je pense même que l’on devrait interdire le canoé et pourquoi pas les gabarres qui perturbent la faune de la rivière) ; Je suis donc passée sous le pont de Vézac et j’ai été surprise par la discrétion des piliers des futurs-ex ponts inachevés et la végétation qui avait recommencé à pousser. La nature reprend toujours ses droits et s’accommode des nouvelles constructions. Les ponts gâchent le paysage ?… Mais alors, il faut les supprimer puisqu’on refuse de vivre avec son temps et surtout ne pas les utiliser ! Par exemple, tout ce béton dans l’océan pour rejoindre l’ile d’Oléron, il faut le retirer !… Le viaduc de Millau est-il plus discret en enjambant la vallée du Tarn ?… et le pont d’Aquitaine qui «défigure » Bordeaux, et j’en passe, la liste serait longue !… Le pont de Creysse était loin de faire l’unanimité pendant plusieurs années. (Pour une émission de télé, Martin Lamotte était venu sur place faire le constat d’une « construction inutile » : un pont sans route !) Bizarre, personne ne le boude aujourd’hui !

Je suppose aussi qu’une grande partie de la population n’utilise jamais les autoroutes qui ont saccagé le paysage et dérangé la faune et la flore à leur construction. M. Stéphane, vous admirez Versailles aujourd’hui…. Mais en 2400, peut-être qu’un nouveau M. Stéphane admirera les ponts de Beynac de 2020 pour leur sobriété…. Ah mais non !… suis-je bête, vous avez pris parti pour empêcher l’évolution de notre réseau routier et pourtant, nombreux sont ceux qui prétendent que nos routes sont « pourries » ! Mais de quoi je me mêle ?… Je suppose que vous avez renoncé (comme tous ceux qui sont à vos côtés) au smartphone, à l’ordinateur portable, à la tablette 3G, pour éviter d’utiliser les antennes de 3, 4, 5G. Toutes ces nouvelles technologies qui, d’une manière ou d’une autre, s’affichent dans le paysage.

Il y a tant de causes plus nobles pour utiliser sa notoriété que de réduire à néant tout cet argent !!! (Début de construction + démantèlement = un énorme gâchis)… sous le regard malheureux de tous ceux qui manquent de tant de choses !…

Je tiens cependant à préciser que je suis une adepte de la protection de la nature et de la planète mais qu’il faut aussi savoir se modérer. Par exemple, se séparer d’arbres trop encombrants ou dangereux. Moi aussi je composte, je protège les hérissons, je récupère l’eau, je trie, je m’équipe d’occasion, je recycle, je transforme, je suis une adepte des plantes,… et j’en passe ! Je suis aussi très contrariée lors de manifestations de voir que bien peu de personnes sont capables de faire la différence entre un sac jaune et un sac noir !!! Le tri sélectif, devrait être l’examen de passage de ceux qui se disent « grands » défenseurs de la nature…

Et pourtant, que Beynac doit être beau vu d’en face ! … et que ce lieu serait paisible et agréable ; un vrai village touristique !… où il ferait bon se balader en paix sans le passage de tous ceux qui n’ont pas le temps de prendre du temps, ceux qui traversent par obligation parce qu’ils n’ont pas d’autres choix que de passer par là. Désolée pour ce long bavardage, mais cet énorme « gaspillage» dont le seul critère (aux yeux de bon nombre) n’est que la «vue», l’apparence, le prestige, sous un prétexte d’écologie, me contrarie beaucoup….

Bonne année à vous, Monsieur Bern et à tous ceux qui vous sont chers… et surtout, pour qui vous l’êtes ! Nous penserons très fort à vous et à vos amis, lorsque nos impôts vont augmenter ! Et bonne chance pour votre one man show : « Vous n’aurez pas le dernier mot » dont le titre résonne ici avec une forte pointe d’ironie…

Signé ; Une vraie périgourdine qui est fortement convaincue qu’il vaut mieux dépenser pour terminer les travaux que dépenser pour jeter une fortune (argent public) au gré du vent ou au fil de l’eau…

…sans attendre « l’accident » qui évidemment remettra tout en question à ce moment-là ! Puisqu’il ne suffit que d’un seul, mais un de trop malheureusement. (Il me vient à l’esprit, le pont de Port de Couze après le Tour de France, le pont de Ste Foy la Grande pour supprimer le passage à niveau…)

L’image contient peut-être : herbe, plante, plein air et nature »

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Déception et incompréhension

Notre association , J’aime Beynac et sa Vallée , très déçue de l’arrêt des travaux du contournement de Beynac , ne comprend pas le fait  que le quintet de tête de la mairie de Beynac se réjouisse du verdict de la cour administrative d’appel de Bordeaux .

Quel intérêt pour eux de travailler contre les intérêts de leur commune ?

Quel intérêt de maintenir 300 poids lourds par jour dans Beynac ?

Quel est l’intérêt de vouloir faire courir le risque à un bus scolaire ou autre d’être bloqué par un poids lourd alors qu’ils savent qu’en cas d’incendie il est impossible d’évacuer les passagers  à cause de la falaise ou du mur en béton qu’ils ont construit ?

Quel intérêt pour cette équipe de vouloir maintenir dans Beynac un trafic qui freine  ou qui bloque les services de secours faisant courir ainsi des risques sanitaires à tous les habitants de la vallée et à leurs propres administrés?

Quel est l’intérêt d’encombrer et de polluer un des plus beaux villages de France en prenant le risque de lui faire perdre le label ?

Quel est l’intérêt de détourner de ses commerces de proximité les habitants des communes voisines qui ne viennent plus à certaines périodes par crainte d’embouteillages ?

Quel est l’intérêt du maire de Beynac et de sa petite équipe de privilégier le calme et le confort de certains habitants épisodiques de Fayrac et de la Treille au détriment de ses propres habitants ?

Nous ne savons pas pour quel intérêt le maire de Beynac et ses proches se réjouissent de ce verdict , mais nous savons que c’est pour mettre Beynac dans cette situation qu’en 2014 ils ont  trompé leurs électeurs en leur faisant croire qu’ils étaient favorables à la déviation .

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Interview de Germinal Peiro sur France Bleu Périgord

Le 6 janvier, Germinal Peiro était l’invité de la matinale de France Bleu Périgord. Il est notamment revenu sur la démolition du chantier du contournement de Beynac et indique que cela va prendre des mois et des années. Le président du Conseil départemental assure que la procédure de démolition est engagée.

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Pas de trêve de Noël à Beynac

Jeudi 26 décembre , 3h30 du matin .

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Un bruit dans la nuit beynacoise . « Ils ont touché le mur de ma tante ! » crie Marie-Cécile  la voisine qui vit elle aussi au bord des camions avec ses deux enfants et son père handicapé .

Ces deux poids-lourds ont visiblement beaucoup de difficultés pour se croiser et un autre attend plus loin . C’est le quotidien de Beynac .

Et pendant ce temps-là , le maire dort chez lui à Sarlat , Kléber Rossillon à Neuilly , Mme Newell au Texas et rêve de son château de Fayrac préservé de ce trafic et Mr D’Eaubonne , arrive à dormir tranquille à la Treille (s’il n’est pas à Ciutad Colon au Costa Rica où il réside lorsqu’il n’a pas de projet routier périgourdin à combattre) .

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Contournement de Beynac : une décision inacceptable !

Le 10 décembre, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rendu son jugement dans le contournement routier de Beynac. Les juges ont suivi la rapporteure publique qui avait estimé que le projet « n’a pas d’intérêt public majeur » car pour toucher à l’habitat d’espèces protégées, comme la pipistrelle pygmée ou la couleuvre verte (il y aurait 129 espèces protégées sur le site) il faut un intérêt public majeur avait-elle expliqué à l’audience de la cour administrative d’appel de Bordeaux le mardi 26 novembre 2019. Cette position est de notre point de vue très discutable car Beynac supporte ou subit la présence d’un trafic routier de plus de 7.000 véhicules/ jour (dont 300 poids lourds) qui a des conséquences importantes sur l’environnement , la nature , la qualité de vie et la sécurité de ses habitants et de ses visiteurs.

 La protection de l’environnement ne peut se faire contre la population locale

 Or, le contournement de Beynac a pour objectif de mieux gérer ce flux de véhicules de transit et de poids lourds. Celui-ci correspond aux déplacements des habitants qui vivent et travaillent dans la vallée ainsi qu’aux approvisionnements dont les entreprises et la population ont besoin ; il ne peut être ni supprimé, ni déplacé mais occasionne d’importantes nuisances dans le village de Beynac.

Comment expliquer aux habitants que leurs conditions de vie sont moins importantes que celles de la faune ?

Comment expliquer aux parents d’enfants qui doivent traverser Beynac en car, matin et soir pour se rendre ou revenir du collège ou du lycée , qu’en cas d’accident grave ou d’incendie d’un bus coincé dans la traversée du village entre un poids lourd et la falaise ou le mur en béton, les portes latérales du bus ne pouvant pas s’ouvrir, Madame la Rapporteure préconisait une sortie par l’arrière ?

Problème ! Il n’y a pas de porte à l’arrière . Ils devront donc casser la vitre . Elle reconnaissait ainsi que le risque existe et ne faisait que confirmer ce que les autocaristes ont déjà signalé à plusieurs reprises . Mais elle ne voit pas là d’intérêt public majeur et préfère préserver à Fayrac l’habitat de la chauve souris .

Chacun sait que dans la vallée , le délai d’intervention des services de secours est  plus important qu’ailleurs à cause de la traversée de Beynac , cela a déjà été signalé par les professionnels des secours d’urgence. Que Madame la Rapporteure vienne expliquer à une personne qui a souffert du retard des secours pour un proche ou pour elle-même , victime d’un infarctus ou d’un AVC , qu’il est inutile de réaliser la déviation de Beynac car elle « ne réduira pas le délai d’intervention des pompiers car elle n’évitera pas ,dit-elle, le croisement des bus à Beynac » et que « même si l’on estime que la déviation déviera 60% du trafic, elle n’évitera pas que des bus doivent se croiser à Beynac, ou même des camping car » . Comment peut-elle penser que si 60% de la circulation est déviée , les problèmes de circulation ne seront pas eux-mêmes réduits de 60% ?

Il n’y a donc pas ,selon elle, un intérêt public majeur à réduire le temps d’intervention des services de secours en faisant passer sur l’autre rive les 60% de la circulation qui encombre Beynac . Et cela pour préserver l’habitat de la couleuvre verte …. qui n’aura pas attendu que la route soit terminée pour se glisser ailleurs .

La magistrate avait par ailleurs estimé que les aménagements réalisés dans la traverse du bourg avaient déjà fluidifié le trafic et selon elle  » le gros du trafic routier est aujourd’hui dévié par l’A89″ . Nous n’avons pas remarqué cette baisse de trafic routier depuis l’ouverture de l’A89 . Pour preuve , avant l’ouverture de cette autoroute , nécessaire à notre département , et la réalisation de la déviation de Saint Cyprien , contestée à l’époque par les mêmes «écolopposants» , la circulation de la D703 passait à double sens dans la traverse de Saint Cyprien . Essayez donc de refaire passer à double sens dans la rue principale de Saint Cyprien le trafic routier qui traverse actuellement  Beynac. 

Elle a aussi affirmé que  la réduction du volume sonore, quant à lui, « n’est pas un enjeu majeur de santé publique à cet endroit-là » . Posez donc la question aux riverains de la traversée de Beynac !

Madame la rapporteure et les juges qui l’on suivie ne pouvait pas ignorer la gêne occasionnée par le trafic routier aux  riverains de la D703 dans  Beynac puisque une dizaine d’entre eux avaient rédigé des témoignages pour le tribunal administratif en avril 2019 et que ces documents figuraient encore au dossier .

Qui peut soutenir sérieusement que la construction de deux ponts dont l’emprise dans la rivière est quasi nulle menace la faune et la flore ?

 Beynac va continuer à subir les nuisances de ce trafic routier de transit

Les juges ont considéré, sur la base des allégations des opposants – dont le maire de Beynac fait partie – que la réalisation de la passerelle piétonne a résolu les problèmes de circulation dans la traverse.

Il n’en est rien car il apparaît évident que la route n’est pas assez large et adaptée pour permettre le croisement des poids lourds et des bus ; les conditions de sécurité ne sont pas remplies au niveau du carrefour de La Balme et le long du restaurant Maleville ; les habitants qui vivent le long de la route côté Hôtel Bonnet vivent un calvaire ; la pollution est bien présente lorsque des bouchons se forment. Les nombreuses photos et témoignages que nous avons diffusés le montrent bien.

S’il intervient un accident qui sera responsable de n’avoir rien fait à Beynac ? le Département, le Maire de Beynac, le gouvernement, la Justice, …

L’abandon de la réalisation du contournement de Beynac serait un gâchis financier inacceptable.

Madame la Rapporteure pense que démolir « ne serait pas trop coûteux et ne porterait pas une atteinte à l’intérêt général et ne serait pas trop destructeur pour la nature« . Les juges l’ont suivie dans ce sens .

L’Etat, par l’intermédiaire de son représentant local, la Préfète à l’époque, a donné son autorisation pour réaliser les travaux de la déviation après de nombreuses années d’études et d’enquête réalisées auprès de l’ensemble des parties prenantes. L’état, le Conseil d’Etat, plus précisément, après 11mois de travaux, dit « il y a un doute » et demande que cette autorisation soit réétudiée. Le 10 décembre, la Cour administre confirme l’annulation de l’autorisation donnée par la Préfète.

 De qui se moque t-on ? Plus de 30 millions ont été engagés par le Département qui a agi en toute légalité. C’est une situation incompréhensible, absurde, ubuesque

 Dans cette affaire, l’Etat est le seul responsable :

– il a pris sa décision en connaissance du droit et des éventuels risques juridiques,

– il est garant de la sécurité juridique de ses actes administratifs ainsi que de ceux des collectivités locales.

Si le Conseil d’Etat confirme ce jugement ça sera donc à l’Etat et non au contribuable périgourdin de réparer les dégâts ou de payer la remise en état

 Quel avenir pour Beynac ?

La protection du village de Beynac passera forcément  un jour par le détournement du trafic routier de transit qui n’apporte que des désagréments et des nuisances. En attendant les voitures solaires volantes et les livraisons par drones , Beynac et ses habitants ne pourront pas supporter plus longtemps les nuisances de ce trafic de transit chaque année plus important .

En attendant , c’est une Victoire pour les opposants puisque désormais l’insécurité subsiste dans la traversée de Beynac . Le quintet de tête du conseil municipal peut être satisfait .

Victoire car la pollution du trafic touche directement les habitants de Beynac et les rejets du trafic routier continuent à se déverser dans la Dordogne et alimentent au quotidien les 129 espèces protégées !

Victoire car tout est réuni pour faire perdre à Beynac le label de plus beau village de France !

Victoire car notre économie locale sera bloquée et ne pourra plus se développer !


C’est justement pour éviter tout cela que nous allons continuer à nous battre et nous faire entendre.

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La bataille de Beynac

La guerre de cent ans est terminée depuis longtemps en Périgord mais à Beynac, depuis plus de 30 ans, une drôle de guerre fait rage entre les pro et les anti déviation du village médiéval et de la vallée. Elle oppose des riches, des châtelains vivant à Paris ou au Texas, des archéo-pseudo-écolos qui veulent que rien ne change, aux politiques régulièrement élus et aux gueux, c’est-à-dire les braves gens qui vivent et travaillent ici et aiment par-dessus tout leur vallée, leur rivière, leur patrimoine et leur culture.

Il y a du suspens, des personnages hauts en couleur, des méchants, des trahisons, des gens de bonne foi, des incompréhensions, du mensonge et de la supercherie, des manipulations, des outrances, … Si la situation de Beynac n’était pas alarmante ce serait drôle, un comédie en quelque sorte ; mais en fait c’est une tragédie car c’est bien le village de Beynac que l’on détruit avec l’assentiment de son édile.

La bataille de Beynac est, finalement à y regarder de plus près, le symbole du mépris des gens qui vivent à Paris et dans les grandes métropoles, qui bénéficient pleinement de la mondialisation et d’infrastructures urbaines et routières très importantes, face aux habitants de la campagne qui aujourd’hui représentent plus de 25% de la population de la France mais n’intéressent plus les gouvernements ; les gilets jaunes sont un symptôme du malaise actuel.

En effet, comment comprendre qu’une collectivité locale, dont les représentants ont été démocratiquement élus, le Conseil départemental, dont une des responsabilités est de développer et d’entretenir le réseau routier présent sur le territoire, se voit bloqué par un groupuscule d’individus, attelage hétéroclite d’intérêts particuliers, alors qu’il a respecté toutes les contraintes administratives pour entreprendre les travaux de construction de la déviation.

Comment expliquer que finalement le conseil départemental n’a aucun pouvoir et que l’Etat n’est même pas capable de le soutenir dans son bon droit alors que ce dernier lui avait délivré une autorisation de réaliser les travaux. Il est important de préciser que c’est l’autorisation délivrée par la Préfecture de la Dordogne qui a été retoquée par la Justice administrative.

Comment faire accepter à la population que la protection de la nature, qui ne sera nullement perturbée par ce contournement routier, est supérieure à celle des habitants du village de Beynac. Il est rappelé que le projet vise à déplacer d’un kilomètre plus au sud le trafic routier actuel .

Comment démontrer que notre système de justice est efficace, juste et impartial dès lors qu’il est possible de revenir sur une décision prise par l’Etat plus de 11 mois après le début des travaux. Cette insécurité juridique est un vrai problème car cela bloque les projets. C’est un sujet inquiétant qui handicape notre pays dans sa nécessaire transition écologique. Les services de l’Etat savent bien que nombre de projets d’infrastructures sont ralentis voire bloqués en raison de cet imbroglio juridico-administratif. Il y aura une jurisprudence Beynac.

Comment accepter que ce projet risque d’être stoppé face à autant de mensonges et de supercherie de la part des opposants et comment comprendre que la Justice se laisse tromper et abuser ? La rapporteure est-elle venue voir sur place pour mieux comprendre la situation à Beynac ? Non bien sûr ; cela aurait pourtant évité d’entendre le 26 novembre dernier de sa part devant la cour administrative des énormités du genre : « la déviation de Beynac ne réduira pas le délai d’intervention des pompiers car elle n’évitera pas le croisement des bus à Beynac » ou bien « démolir ne serait pas trop coûteux et ne porterait pas une atteinte à l’intérêt général et ne serait pas trop destructeur pour la nature ».

Comment continuer à lire dans la presse locale et nationale un seul son de cloches, celui des opposants qui ont profité de leurs réseaux pour avancer leurs arguments simplistes et caricaturaux. Peu d’articles confrontent les points de vue ; notre association n’a jamais été réellement entendue et ses positions rarement reprises. Les journalistes ne se sont pas souvenus des propos d’un illustre périgourdin, Charles Maurice de Talleyrand-Périgord : « ce qui est excessif est insignifiant ».

Car enfin, est ce que l’intérêt des libellules, des coléoptères, des batraciens, des brochets et chauve-souris est supérieur à celui des femmes et des hommes qui vivent dans la vallée dès lors que le contournement routier de Beynac s’intègre dans le paysage et respecte parfaitement l’environnement comme l’a souligné le rapport Forrey ?
Si la réponse est oui nous irons vers de graves déconvenues et notre République en subira à coups sûr les conséquences ; si la réponse est non, il s’agit alors de trouver la solution la plus adaptée à la situation de Beynac et de la vallée pour permettre de libérer Beynac de ce trafic routier de transit qui ne lui apporte que des nuisances dans un endroit inadapté où les croisements sont très compliqués et risqués.

L’intérêt général devrait nous pousser à être raisonnable et accepter la réalisation de ce contournement en l’améliorant si cela s’avère nécessaire.

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Rassemblement citoyen réussi pour le contournement de Beynac

Le 16 novembre, plus de 1.000 périgourdins, bravant les intempéries, sont venus soutenir l’achèvement des travaux du contournement de Beynac ; au-delà, ils ont témoigné aux élus présents leur attachement à une ruralité vivante et leur amour du Périgord.

Ils ont écouté les intervenants* qui tous ont souligné, à leur manière, l’importance que revêtait la déviation de Beynac pour le développement économique du département.

Tous, quelle que soit leur étiquette politique (sauf la REM), ont montré une belle unanimité face aux défis que ces élus de la République ont à relever pour faire de la Dordogne un département moderne et dynamique où il fait bon vivre, où il est possible de trouver un emploi, où nos enfants peuvent grandir et étudier, où l’agriculture respecte l’environnement, où nos atouts sont mis en valeur.

Ils ont souligné le mépris qu’ils ressentaient de la part d’un Etat qui a beaucoup de mal à comprendre le monde rural et qui les empêche de mener à bien les actions pour lesquelles ils ont été élus.

Ils ont également dénoncé la situation ubuesque du contournement de Beynac qui, en raison d’une organisation juridique absurde, et alors que 60% des travaux ont été effectués, obligerait non seulement le conseil départemental à renoncer à cette déviation, déclarée d’utilité publique en 2001, mais à démolir les travaux réalisés en créant des dégâts écologiques sur la rivière lors de cette opération.

Enfin, ils ont condamné le gaspillage de l’argent public par un Etat inconséquent qui après avoir donné son autorisation pour engager les travaux est incapable d’assurer la protection juridique de ses propres décisions mais se décharge sur les collectivités locales ; en effet, ce n’est pas le projet de contournement qui a été retoqué par le tribunal administratif de Bordeaux mais bien l’autorisation donnée par la Préfète, représentante de l’Etat.

Thierry Gauthier, Président de l’Association J’aime Beynac et sa vallée, a exposé les raisons pour lesquelles le contournement de Beynac était vital : sécurité routière, pollution, fluidité du trafic routier, valorisation des sites de la vallée, accueil des touristes, qualité de vie des Beynacois et de tous les habitants de la vallée. Malgré la passerelle piétonnière, il a également rappelé que rien n’avait été réglé dans la Traverse de Beynac.

Enfin, l’intervention de l’ancien président Bernard Bioulac, qui a initié le projet de contournement de Beynac, a été un des temps forts de cette manifestation. Il a rappelé avec force que la voie de la vallée constituait un des axes majeurs du plan de routier, élaboré par le Conseil général de la Dordogne il y a plus de 30 ans, au même titre que la construction de l’A89, que l’aménagement de la N21 et, que tous ses successeurs, y compris Bernard Cazeau, avaient œuvré pour permettre la réalisation de cette voie de la vallée et de la déviation de Beynac.

Les adhérents de notre association – une centaine a participé à cette manifestation – sont fiers de soutenir le conseil départemental et le contournement routier de Beynac en raison de son impérieuse nécessité mais aussi pour la qualité de celui-ci dont l’intégration dans le paysage de notre magnifique vallée est remarquable avec la voie douce.

Nous sommes certains que le bon sens et l’intérêt général l’emporteront face aux intérêts particuliers et rétrogrades des opposants.

(*) Le maire de Périgueux Antoine Audi, le maire de Bergerac Daniel Garrigue , le maire de Sarlat Jean-Jacques De Peretti , le maire de Nontron Pascal Bourdeau , le président des maires de la Dordogne Bernard Mauriac, le président de l’agglomération de Périgueux Jacques Auzou, , le président de la région Nouvelle Aquitaine Alain Rousset représenté par Benjamin Delrieux, le président de l’Assemblée des départements de France Dominique Bussereau , le sénateur Claude Bérit-Debat , Thierry Gauthier président de l’association J’aime Beynac et sa vallée, Christophe Fauvel président de la Chambre de Commerce et d’Industrie , Didier Gouraud président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat , Jean-Philippe Granger président de la Chambre d’Agriculture , le président du Conseil Départemental Germinal Peiro.

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TOUS UNIS POUR LEUR TERRITOIRE

Germinal PEIRO Président du Conseil départemental de la Dordogne      

Claude BÉRIT-DÉBAT Sénateur de la Dordogne                                

Bernard VAURIAC Président de l’Union des Maires de la Dordogne  

 Jacques AUZOU Président de la Communauté d’agglomération Le Grand-Périgueux Vice-président du Conseil départemental chargé des routes    

Frédéric DELMARES Président de la Communauté d’agglomération Bergeracoise                 Antoine AUDI Maire de Périgueux 

Daniel GARRIGUE Maire de Bergerac

 Jean-Jacques DE PERETTI Ancien Ministre, Maire de Sarlat-la-Canéda                                    Pascal BOURDEAU Maire de Nontron

Christophe FAUVEL Président de la CCI Dordogne

Didier GOURAUD Président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat Dordogne               Jean-Philippe GRANGER Président de la Chambre d’Agriculture Dordogne                            Thierry GAUTHIER Président de l’association J’aime Beynac et sa vallée

 » Samedi 16 novembre 2019, à 10 heures, nous appelons à un rassemblement citoyen sur les allées de Tourny à Périgueux pour soutenir l’achèvement des travaux du contournement de Beynac et défendre le monde rural.

La situation ubuesque dans laquelle se trouve le chantier, arrêté après avoir obtenu tous les avis et autorisations requises, est symbolique du sentiment d’abandon et d’injustice aujourd’hui ressenti par le monde rural. Tandis que nous assistons à l’essor de métropoles tentaculaires, le monde rural voit ses projets essentiels pour le développement touristique et économique remis en question.

Nous ne pouvons accepter que les décisions d’assemblées démocratiquement élues, confirmées depuis trente ans par les majorités successives, soutenues par une écrasante majorité de maires et par les forces vives de notre département puissent être balayées par une poignée d’opposants qui, au profit de quelques intérêts particuliers, mettent en péril l’intérêt général des Périgourdins.

La défense de la ruralité, le maintien des services publics au plus près des usagers, la lutte contre l’enclavement, les déserts médicaux, la fracture numérique… sont des combats qui nous rassemblent.

Nous demandons à tous, élus et citoyens, de se rassembler samedi 16 novembre 2019 à Périgueux, pour affirmer haut et fort notre soutien à un monde rural vivant, dynamique et attractif qui, au travers d’un développement durable et harmonieux de nos territoires, regarde enfin l’avenir avec confiance et enthousiasme. »