Plus de 200 adhérents de l'association J'aime Beynac interpellent Jean Michel Blanquer le 12 mai
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Jean-Michel Blanquer interpellé par J’aime Beynac et sa vallée.

Lors de la visite de Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale, à Saint Cyprien ce matin, plus de 200 adhérents de l’association J’aime Beynac et sa vallée l’ont interpellé au sujet du contournement de Beynac.

L’association a souligné que les habitants du village de Beynac étaient victimes des nuisances liées à la présence du trafic routier de transit, dont plus de 300 poids lourds par jour : pollution, bouchons, insécurité routière pour les habitants, les touristes, les cyclistes. Celle-ci a rappelé qu’il ne s’agissait pas de créer une autoroute dans la vallée, ni de détruire la vallée, comme certains le disent, mais de déplacer la route d’un kilomètre plus au sud pour éviter la traverse de Beynac qui n’est pas adaptée aujourd’hui à un tel flux de véhicules. Elle a également abordé l’aménagement spécifique de la voie verte.

Fort du soutien de Christian Six, Maire de Saint Cyprien, et de plus d’une quarantaine de maires et conseillers départementaux du Sud de la Dordogne, le Président du Conseil départemental de la Dordogne, a souligné la situation catastrophique vécue par les périgordins à la suite de la décision du Tribunal administratif de bordeaux d’annuler la décision de l’état d’autoriser les travaux ; il a évoqué les risques pour le transport des enfants en cas de blocage dans la traverse ; Il a également parlé de gaspillage d’argent public, plus de 20 millions d’euros ayant déjà été versés aux entreprises qui ont travaillé pour le chantier. Enfin, en saisissant le Premier Ministre, Edouard Philippe, il en appelle donc à la responsabilité de l’Etat afin qu’il fasse également appel.

Plus que jamais, notre association et ses adhérents demandent l’achèvement des travaux de la déviation de Beynac.

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OUI à PLUS DE 80% POUR LA DEVIATION DE BEYNAC : Tribune des élus de Saint Vincent de Cosse

C’est le résultat constant des différentes enquêtes publiques réalisées ces 30 dernières années auprès des habitants des communes concernées par le projet de déviation de Beynac ; c’est également l’image de l’adhésion des élus de Dordogne, à un projet devenu vital pour cette région qui n’en finit plus de mourir.

Entreprises qui déposent leur bilan, écoles qui ferment, services publics toujours plus éloignés, services de santé en diminution, infrastructures de transport à l’abandon …. Le département de la Dordogne est devenu le symbole d’une France rurale laissée pour compte.

En tant qu’élus, nous devons êtres exemplaires, et dans le respect de la démocratie, porter la voix du peuple qui se sent aujourd’hui méprisé et bafoué par une minorité défendant leurs intérêts privés.

Ce projet a franchi avec succès toutes les étapes nécessaires à sa validation, et son intérêt public n’a jamais été remis en question, jusqu’à l’intervention de quelques potentats médiatiques lointains, habilement manipulés. Les 15 millions d’Euros d’argent public déjà dépensés pour ce chantier ont été rayés d’un trait de plume, alors que notre région manque cruellement de moyens ; comment peut-on, en tant qu’élus de la République, demander aujourd’hui à nos administrés des efforts, face à une telle gabegie et surtout une telle injustice ?

Nous aurons tous à rendre des comptes, et c’est bien normal, sur notre manière de dépenser l’argent public ; c’est pourquoi nous demandons aujourd’hui un moratoire concernant la décision du tribunal administratif de Bordeaux exigeant l’arrêt des travaux et la démolition.

Que d’énergie, d’argent et de temps perdu. Mais malheureusement aussi combien de projets futurs à l’arrêt ? il est temps de redonner une perspective d’avenir à nos campagnes françaises qui ne doivent pas être réduites à un simple lieu de villégiature pour citadins proches du burn out.

Ceci est un appel de détresse ; ne nous laissez pas tomber !

A la une, Projets pour Beynac

STUPEFACTION ET DECEPTION

Le Tribunal administratif de Bordeaux vient de rendre sa décision. Il annule l’arrêté délivré par la Préfète du 28 janvier 2018 et enjoint le Conseil départemental a procéder à la démolition des constructions déjà réalisées et à la remise en état des sites. Le Tribunal administratif a suivi en quelque sorte la position du Conseil d’Etat du 28 décembre 2018.

Notre association et ses adhérents sont stupéfaits par ce jugement qui ne tient pas compte de la réalité de la situation de Beynac et de la vallée ; comment comprendre que l’Etat, après avoir donné son accord, par l’intermédiaire de la Préfète, pour réaliser les travaux, reconnaissant de ce fait l’intérêt général de ce projet, revienne sur sa décision plus de 12 mois plus tard ?

Notre association et ses adhérents prenons acte de cette décision mais nous ne pouvons nous en réjouir. En effet, le statu quo, c’est-à-dire la présence de ce trafic routier de transit et de poids lourds, est une catastrophe pour le village de Beynac, un des plus beaux de France, et plus largement pour la vallée. D’ailleurs, d’une certaine manière dans son jugement, le tribunal administratif confirme bien les chiffrages du flux de véhicules (7.000/ jour avec plus de 300 poids lourds/ jour hors saison et plus de 10.000 en saison) mais considère que cela ne représente pas une gène ou un problème suffisamment grave pour justifier l’intérêt général majeur. Et en même temps, le tribunal ne remet pas en cause la déclaration d’intérêt public de 2001…

C’est en cela que la situation est totalement ubuesque !

En effet, le tribunal administratif estime que l’intérêt public majeur n’étant plus démontré compte tenu de la saisonnalité du trafic et des améliorations apportées par la traverse piétonnière, la Préfète n’aurait pas du déroger à la loi portant sur la protection des espaces animales et la faune en zone protégée ; pourtant, les rapports des experts qui ont été saisis montraient que l’impact du contournement était infime sur l’environnement et que les mesures compensatoires étaient exemplaires. En outre, c’est faire peu de cas des habitants de Beynac qui souffrent des nuisances de ce flux routier. La Mairie de Beynac devra apporter des réponses à ces habitants pour leur assurer une meilleure sécurité et qualité de vie. Nous attendons avec impatience les réponses de l’édile du village.

Par ailleurs, le tribunal n’a pas pris en compte l’importance des travaux déjà réalisés et le budget déjà engagé. La remise en état des sites sera à la charge de la collectivité ; au final ce sont les contribuables qui paieront les carences des errements de l’Etat. Finalement, la gestion de l’argent public ne semble plus être un problème pourtant notre pays est fortement endetté.

Enfin, les juges n’ont pas pris en compte les besoins des habitants de la vallée qui ont manifesté franchement leur volonté de voir réaliser cet aménagement pour améliorer leurs conditions de circulation en signant la pétition lancée par notre association (près de 4500 signataires) et en participant à la manifestation du 16 février dernier. Ils ont retenu les quelques arguments d’une minorité d’opposants, pseudo écolo qui depuis des décennies, sont contre tout en Dordogne.

Nous allons continuer à soutenir ce projet de contournement car il est essentiel au développement économique de la vallée, à l’amélioration de la qualité de vie dans le village de Beynac et de l’accueil des touristes et appelons toutes les bonnes volontés à se joindre à nous.

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L’intérêt public du contournement de Beynac confirmé

Dans son rapport présenté au Tribunal Administratif de Bordeaux mardi 26 mars, la rapporteur publique souligne que le contournement de Beynac a bien un intérêt public majeur en raison de l’insécurité routière et des nuisances liées au trafic de transit, en particulier celui des poids lourds.

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De surcroît, elle précise que les impacts sur l’environnement sont minimes et modestes et souligne que les mesures compensatoires prévues par le Département sont de nature à améliorer la situation.

De ce fait, ce rapport, favorable à la reprise des travaux de la déviation, invalide les arguments des opposants qui déclarent que, depuis la réalisation de la passerelle piétonne à Beynac, il n’y avait plus de problèmes.

La rapporteur publique confirme donc la position de notre association qui n’a eu de cesse de démontrer que le trafic routier de transit et, en particulier celui des poids lourds, représente une nuisance insupportable pour les habitants de Beynac qui vivent mal la présence de ce flux de véhicules et de poids lourds et pose des problèmes de sécurité.

Ce rapport est un camouflet pour le Maire de Beynac qui, selon notre association, ne défend pas les habitants de Beynac  

Notre association attend donc sereinement la décision du Tribunal Administratif de Bordeaux prévue le 9 avril et remercie tous les Périgordins qui se mobilisent depuis le 28 décembre pour soutenir l’achèvement des travaux du contournement.