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Ce que nous retenons du rapport du CGEDD (Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable)

Chers amis,

Depuis notre rassemblement du 3 septembre, nous n’avons rien lâché…

Nous avons été auditionnés par l’inspecteur du Ministère de l’Environnement. A cette occasion nous avons été convaincants car le rapport rendu public il y a quelques jours, est favorable au projet de contournement de Beynac.

Ce qu’il faut retenir du rapport :

L’association note le travail en profondeur du CGEDD qui a bien pris la mesure de la problématique liée au trafic routier dans cette zone de la vallée de la Dordogne et, au fait, que Beynac représente un goulot d’étranglement qui ralentit fortement la circulation.

Ce rapport met en lumière la qualité du projet du contournement de Beynac présenté par la Conseil départemental dont les impacts sur le paysage, l’environnement, le patrimoine, la biodiversité seront minimes.

Les objectifs de notre association sont repris par le rapport.

Après avoir subi les outrances, les mensonges et les injures des opposants, notre association, qui défend le projet de contournement comme un élément structurant pour développer notre vallée tout en préservant l’environnement tant patrimonial que naturel, est satisfaite par les conclusions du rapport qui valide ses positions.

Notre association a retenu 8 éléments essentiels du rapport :

1/ l’aspect exemplaire du projet de contournement de Beynac 

2/ pas de motif de fond pour refuser l’autorisation de réalisation des travaux

3/ pas d’alternative crédible à ce projet

4/ Respect de l’environnement et la nature

5/ Coût des travaux pour la réalisation de ce contournement cohérents

6/ La « déviation piétonne » de Beynac ne résout pas les problèmes structurels de la traversée du village

7/ Le carrefour de la Balme et le rétrécissement entre les 2 restaurants sont des problèmes structurels forts

8/ Le caractère routier de ce projet n’est pas suffisant

1/ l’autorité environnementale, le conseil national de la protection de la nature, des paysages et des sites ont confirmé l’aspect exemplaire du projet de contournement de Beynac : « la qualité du dossier porté à l’enquête est sensiblement au-dessus de celle de beaucoup de dossiers routiers, sans doute en lien avec la qualité des lieux et le risque de contestation ».

« Le dossier présenté par le Conseil départemental propose une intégration qui ne dénature pas le paysage, car il tient compte de l’aspect des lieux en s’appuyant sur la voie de chemin de fer existante. Des précautions ont été prises pour réduire l’impact paysager de ce contournement. Ainsi, pour les 2 passages au-dessus de la Dordogne, parallèlement aux ponts ferroviaires, le projet propose de créer 2 ponts d’une architecture élégante ».

La création d’une voie verte attendue dans ce site est appréciée par le CGEDD.

2/ l’autorité environnementale n’a pas identifié de motif de fond pour refuser l’autorisation de réalisation des travaux pour la déviation de Beynac : « le Département est donc juridiquement libre de réaliser les travaux de la déviation qui n’appelle pas de décision spécifique nouvelle sur l’utilité publique ».

3/ Il n’y a pas d’alternative à ce projet. En effet, « les possibilités d’itinéraires de substitution apparaissent très limitées sur la rive gauche et assez longs et sinueux au nord par la RD25 ». Il souligne que « la facilitation des déplacements est donc un enjeu fort pour une économie touristique » qui repose sur l’usage de la voiture pour ces déplacements. Le passage de Beynac est d’ailleurs considéré comme un problème par les services d’incendie et de secours « cette situation est problématique pendant l’été puisque le gabarit de certains de leurs véhicules , affectés à Sarlat , impose de prendre cette route pour aller vers les communes situées à l’ouest de Beynac . »

4/ Le projet respecte l’environnement et la nature : concernant les ponts, il est indiqué que « leurs impacts sur les milieux et le paysage sont modestes et ont été optimisés. Des mesures compensatoires bien dimensionnées ont été proposées ». L’UNESCO, saisie dans cette affaire, va dans le même sens que les conclusions du rapport.

De manière générale, le rapport met en exergue le travail sur les 2 ponts et le tunnel : « le choix du franchissement par des ponts d’ouverture égale à celle des ouvrages ferroviaires limite les effets hydrauliques. » Le passage sous la voie ferrée est situé en hors zone inondable. »

Le choix du département de longer la voie de chemin de fer apparaît comme judicieux : « il privilégie le minimum de perturbation ».

5/ Le coût des travaux pour la réalisation de ce contournement est cohérent : « la mission estime le coût des 2 ponts entre 15 et 18 millions en cohérence avec les montants globaux annoncés pour le Conseil départemental ».

6/ La déviation « piétonne » de Beynac ne résout pas les problèmes structurels de la traversée du village mais améliore la situation des piétons : « du point de vue des piétons, chacun s’accorde sur l’amélioration considérable obtenue en matière de sécurité, d’offre de fréquentation, de conditions de découverte de la Dordogne, de qualité de l’aménagement vu depuis la rivière ». En revanche, la mission pointe de graves dysfonctionnements dans la réalisation des travaux : « la largeur du cheminement piétons coté des hôtels Bonnet et du Château n’a pas été respectée par la commune de Beynac, d’où la dénonciation de la convention avec la commune par le département […] Le débat n’est pas que fonctionnel, il pose la question du respect du projet validé tant du point de vue paysage que de la circulation piétonne et des droits des riverains. Il comporte des effets financiers liés au versement de subventions. »

Il précise également que « l’amélioration du trafic dans la traverse de Beynac ne semble pas avoir été aussi négligeable qu’affiché ni aussi spectaculaire qu’espéré ». En cause, l’importance du trafic durant la période d’été mais également l’organisation du flux de véhicules aux entrées du village de Beynac.

Le rapport souligne que d’importants problèmes liés à la sécurité des piétons restent à ce jour sans solution : « les conflits avec les traversées de piétons restent nombreux, mettant en évidence une origine non uniquement automobile des files d’attente ».

7/ le carrefour de la Balme et le rétrécissement entre l’hôtel du Château et le restaurant Maleville sont des problèmes structurels forts. Le rapport précise que « l’aménagement réalisé par la commune de Beynac amène des bouleversements significatifs sur les conditions d’écoulement, qui n’ont pas été évalués quantitativement au point d’interpeller la pertinence de la réalisation de la déviation ».

« Le secteur le plus délicat est celui des deux passages au bas de la rue de la Balme très fréquentés, compliqué par les serveurs du restaurant vers les terrasses, par le surcroît de fréquentation l’été lié au marché des producteurs locaux du lundi ». La mission constate bien le rétrécissement de la chaussée. Elle précise également que « le caractère quasi continu de la demande de traversée est, en saison, un redoutable obstacle à la fluidité du trafic. Pour autant, le ralentissement des véhicules au droit du resserrement de chaussée explique probablement l’absence d’accidents corporels à cet endroit où l’attention des conducteurs est maximale. »

8/ Le rapport précise que le projet de déviation ne peut pas avoir qu’un caractère routier. Il doit aborder d’autres éléments pour améliorer la vie dans le village de Beynac : « la mission constate une sorte de passivité, d’acceptation du caractère inéluctable des bouchons et ralentissements à Beynac. » l’aménagement de la déviation piétonne offre l’occasion d’examiner de manière plus large et d’envisager diverses solutions pour accroître l’activité touristique, fluidifier la circulation en maintenant un haut niveau de sécurité ». il cite quelques solutions : interdire la circulation des poids lourds l’été, création ou aménagement de parking (en particulier pour les camping cars), création d’une zone 30, création d’un sens unique rue de la Balme, offre de vélos,…

Certaines de ces solutions nous paraissent irréalisables :

Interdire la circulation des poids lourds l’été : comment envisager de faire passer les poids lourds sur la RD25, sinueuse et fréquentée en été, avec un transit par Saint Cyprien dont ni le Maire ni son conseil municipal ne veulent.

Création d’un sens unique rue de la Balme vers le Château : Un sens unique obligerait les habitants de la Balme et au dessus à passer par le château, Vézac puis traverser Beynac pour aller vers Saint Cyprien. Dans l’autre sens, le parking de la Balme complet, les automobilistes seraient obligés de passer par le Château pour pouvoir stationner aux Escassols ou au Crouzet.

Concernant les commerces, la mission estime que « la question de l’impact de la déviation sur ces activités et, symétriquement, l’utilisation de la déviation du fait de la présence de ces services impliquant d’utiliser la route actuelle est posée ».

Nous sommes convaincus que, le contournement réalisé et une grosse partie de la circulation de transit déviée, les gens viendront plus nombreux dans les commerces traditionnels de Beynac désormais plus accessibles. C’est ce qui s’est d’ailleurs vérifié à Brantôme où, depuis la déviation, les commerces de centre ville ont connu une croissance de 15% de leur fréquentation.

Nous espérons donc qu’une fois les conclusions de l’enquête publique rendues, plus rien ne s’opposera au démarrage des travaux en cette fin d’année 2017.

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