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Réponses aux questions que vous nous posez

en est la déviation ?

Le chantier a débuté fin février 2018. Les travaux ont démarré par le défrichage et la pose de clôtures pour protéger la zone d’éventuels prédateurs.

Les fouilles archéologiques se poursuivent au lieu-dit de La Treille.

Les entreprises vont travailler prochainement sur la construction des piles des ponts sur terre. Celles-ci seront réalisés avant la fin de l’été. En outre, les entreprises travaillent également sur le nouveau tracé de la route de la Treille.

Les travaux dans le lit de la rivière devront attendre; en effet, ils ne peuvent pas se réaliser entre les mois de mars et de septembre en raison de la période du frai. Il faut espérer que les opposants – zadistes n’aient pas l’idée de verser du Viagra dans la rivière pour élargir cette période !

J’ai lu dans la presse que les opposants ont déposé des recours auprès du tribunal administratif pour suspendre la décision de la préfète ?

Oui. Plusieurs recours ont été déposés. A ce jour, les opposants ont été déboutés de toutes leurs actions.

Pour des écolos perdre sur le tapis vert c’est un comble. Avec de mauvais arguments et une débauche de mauvaise foi, c’est difficile de gagner. Pourtant, ils ont des sponsors argentés. Comme quoi, l’argent et les meilleurs cabinets d’avocat ne font pas tout….

Et le maire de Beynac, n’est-il pas trop déçu ?

Si, c’est tellement difficile pour lui.

Sa déviation piétonne qui devait tout résoudre :

  • est un échec routier, car elle n’évite pas aux poids lourds de traverser le village, mais lorsqu’ils se croisent ça bloque. Le flux de véhicules de transit est toujours là,
  • n’a pas amélioré les problèmes de sécurité et de flux routier au niveau du carrefour de la Balme,
  • n’a pas apporté de solutions de sécurité aux 3 commerces qui longent la traversée de Beynac (Pizzeria Maleville, La Terrasse des Châteaux, le Restaurant de l’hôtel du Château)
  • est un désastre architectural avec ce mur en béton trop haut et dont la couleur jaune d’oeuf est moquée par de nombreuses personnes.

Mais il est étonnant. C’est probablement le seul maire d’un village de caractère qui est favorable au trafic routier et poids lourds au coeur de son village.

Pourtant, il devrait être favorable à la déviation, sa maison se trouve juste au-dessus de la traversée de Beynac. Non ! Il aura tout tenté pour conserver le trafic des poids lourds sous ses fenêtres.

La préfète a signé l’autorisation du début des travaux. Pourtant pour les opposants, le combat continue ! Qui sont-ils ?

D’abord, l’édile de Beynac est avant tout le premier opposant au projet de contournement de son village d’abord silencieux maintenant ouvertement. C’est une obsession !

Ce maire d’un village classé a tout fait pour conserver le trafic des poids lourds, d’automobiles de transit, etc … C’est du jamais vu !

Il est soutenu directement par deux ou trois membres du conseil municipal de Beynac qui le représentent à chaque réunion et participent à toutes les manifestations des zadistes.

Lui-même réfléchit à l’idée d’un nouvel aménagement du parking de la Balme ; il souhaite supprimer la sortie qui fait face à la rue du même nom. En lisant les rapports du CGEDD et des commissaires, il a enfin compris qu’il y avait un réel problème au niveau du carrefour de la Balme. Les flux routiers se croisent et rencontrent les piétons qui viennent visiter le village ou se rendent dans les restaurants environnants.

Au lieu de traiter le flux de véhicules, en soutenant le contournement de Beynac, il a décidé de rendre la vie impossible à tous les habitants et tous les visiteurs.

Pourtant rien ne presse, il pourrait attendre deux ans que la déviation soit faite et voir ensuite si ces travaux sont vraiment nécessaires et si cette dépense se justifie.

Mais non, après avoir englouti des sommes importantes dans la déviation piétonnière dont une partie du montant restera à la charge des habitants de Beynac, il continue à vouloir dépenser l’argent public. On voit que ce n’est pas le sien.

Un maire soucieux du budget de sa commune aurait attendu. Non, il raisonne avant tout en opposant au contournement du village.

Le propriétaire des châteaux de Castelnaud et Marqueyssac et son ami, le Président de l’association Sauvons la vallée, nouveaux seigneurs locaux qui pensent que la vallée leurs appartient. Eh bien, non, ce temps-là est révolu…

Ils s’opposent au contournement car ils estiment que celui-ci va gâcher les points de vue de leurs terrasses, de leurs châteaux et de leurs propriétés ; pour l’un d’entre eux, il ne veut pas de cette nouvelle voie de circulation à proximité de sa résidence de vacances ; en temps normal, il vit au Costa Rica.

Le châtelain le plus engagé est sans nul doute le propriétaire des châteaux de Castelnaud et de Marqueyssac. Sa position est totalement incompréhensible car ces châteaux vont profiter pleinement de l’amélioration des accès à ces sites. Surprenant également car celui-ci réside habituellement en région parisienne et n’utilise le Périgord Noir que pour son business.

Enfin les zadistes comme ils se nomment ; un petit groupe d’activistes, écolos de la première heure, doctrinaires et opposants à tout et qui n’ont pas vu que le monde avait changé. Ils ne veulent pas de pétrole, mais roulent en 4×4 diesel, ils ne veulent pas d’énergie nucléaire mais se chauffent à l’électrique, sont pour les énergies renouvelables mais contre les éoliennes.

Souvenez-vous, ils sont les mêmes qui, il y a 30 ans, refusaient le contournement de Saint Cyprien. Imaginez aujourd’hui la situation dans ce village si les poids lourds et la circulation de transit continuaient à emprunter la traverse.

Maintenant un nouveau Zadiste les a rejoint, un des journalistes du journal Sud-Ouest qui s’est ouvertement engagé contre le projet de contournement. Il n’a pas hésité à publier le 30 mars dernier un article signé de son nom sur la page facebook de Sauvons la vallée décrivant les derniers exploits des zadistes et faisant la promotion du week-end de festivités à la ZAD.

S’étant clairement affiché, nous comprenons mieux certains articles de SO, écrits par un journaliste très bien placé pour suivre chaque évènement de la ZAD et les commenter régulièrement dans son journal : c’est normal, il réside à La Treille et ne veut probablement pas voir ce projet aboutir.

Combien coûte la ZAD de la Treille à la collectivité ?

Combien la société devra-t-elle payer pour satisfaire les caprices de quelques activistes, retraités, aigris car leurs idées ne sont pas prises en compte, incapables d’accepter toutes les décisions et les jugements rendus relatifs au contournement de Beynac ?

Leur dernier combat est de contester la décision prise par la représentante de l’Etat après des années d’études, d’enquêtes, de procès perdus par les opposants… Ils ont donc porté un nouveau recours devant le tribunal administratif et ont décidé d’installer une ZAD : ils ont clairement déclaré qu’ils envisageaient des actions « violentes » : pour se mettre en jambes, ils ont commencé à s’enchaîner aux engins de travaux publics.

D’importants moyens sont déployés par l’Etat pour éviter l’installation de cette ZAD.

Quel est le prix de la détérioration de la route, des panneaux de signalisation, des ouvrages publics, occasionnés par de leurs tags ?

Combien coûte le déplacement des forces de l’ordre pour déloger quelques hurluberlus enchaînés à un arbre ou un engin de travaux public ?

Quel est le coût pour l’entreprise et pour la collectivité des heures de travail perdues à cause d’eux ?

Ils se disent écolos mais quel est l’impact carbone de tous leurs rassemblements, actions et blocages ?

Ces mêmes écolos n’ont jamais dénoncé le trafic automobile de Beynac, cause de pollution et de gêne pour la population, de risque pour sa santé en rendant l’approche des services de secours difficile ?

Se sont-ils manifestés lorsque des centaines de mètres cubes de gravas et de béton ont été déversés dans la rivière pour réaliser la traversée de Beynac ?

Pour donner un contenu écolo à leur démarche, les opposants ont recours à des théoriciens de l’écologie qui n’hésitent pas à rechercher la petite bête pouvant empêcher la réalisation du contournement de Beynac. Mais ces mêmes écolos n’hésitent pas à traverser les continents en avion pour satisfaire leur désir de plongée sous-marine. C’est bien évidemment leur droit mais un peu de cohérence. Compensent-ils leur impact carbone ? Ce n’est pas sûr !

Combien va coûter à la société l’obstination d’une minorité qui défendent, pour certains, un idéal écologique qu’il ne sont pas capables de respecter et pour d’autres uniquement pour répondre à des intérêts personnels ?

Certaines personnes se sont émues de la construction actuellement d’une maison en bois sur la commune de Beynac par un membre du conseil municipal. De quoi s’agit-il ?

Contrairement au maire de Beynac, nous n’avons rien contre les constructions en bois. C’est probablement l’avenir.

C’est curieux, vous reprenez mot pour mot une phrase du compte rendu d’une réunion du conseil municipal de février 2004 : « Certaines personnes se sont émues de la construction actuellement d’une maison en bois sur la commune. Le Maire tient à rappeler que l’avis des bâtiments de France est prédominant. Ces derniers ayant accepté le projet, le Maire a pu négocier après discussion, la modification de l’aspect extérieur de cette maison. Les façades seront recouvertes par un enduit teinté ».

Ah, il s’agit de la maison de son adjointe ! Il ne devrait pas exiger que le bardage soit recouvert d’un enduit !

Comment interpréter cette situation : attitude contradictoire ou passe-droit ?

Les commerçants de Beynac sont-ils satisfaits de la situation ?

L’année noire pour le commerce de Beynac aura été sans nul doute 2017.

Pas à cause de la déviation mais en raison des travaux de la traversée de Beynac. Initialement, les travaux devaient s’achever en avril 2017 ; le Maire a décidé de les poursuivre sans concertation, sacrifiant ainsi l’activité des commerçants du début de la saison touristique 2017. Cela a eu pour effet de les priver d’un bon quart leur chiffre d’affaires. Certains connaissent encore des difficultés économiques. Mais cela ne semble pas l’émouvoir plus que çà.

Par ailleurs, rien n’est dit sur l’autre frein à la fréquentation des commerces, plus particulièrement à ceux installés à la Balme : la gestion des parkings.

La municipalité a pris des décisions qui ne tiennent pas compte des commerçants qui font l’effort d’ouvrir toute l’année dans cette partie du village.

Il y a encore moins de cinq ans, les clients extérieurs à la commune, n’ayant pas de carte de résident, pouvaient en payant 50 cents, stationner ½ heure, le temps de faire leurs achats.

Dans un compte rendu du conseil municipal de mars 2008 le maire expliquait les avantages d’une telle tarification : « Il correspond aux passages de courte durée des habitants extérieurs à la commune ». C’était très bien.

Le tarif du parking est désormais à 3 euros minimum. Seules trois places de stationnement à durée limitée ont été créées pour remplacer l’ancien système.

Dans ce même compte-rendu le maire précisait :« Il est rappelé que les parkings de la commune sont gratuits entre 12 heures et 14 heures, ceci pour ne pas pénaliser les restaurateurs » . Ils sont désormais payants.

Aucune concertation n’a eu lieu à l’époque avec les commerçants pour expliquer la nouvelle tarification que le maire souhaitait appliquer. Pourtant, le Maire de Beynac écrivait en avril 2014 « en début de saison une réunion sera organisée avec les commerçants de la Balme pour harmoniser le fonctionnement du stationnement dans ce lieu très sensible de la commune. »

Effectivement, le problème du commerce à l’année à la Balme est le parking. Mais à ce jour, rien n’a été fait.

Pourtant, par le passé, le Maire était conscient de ce problème de stationnement dans cette partie du village; il y a quelques années, il souhaitait déplacer la pharmacie au Capeyrou dans les locaux Lacombe que la commune avait l’intention d’acheter pour lui faire bénéficier d’un parking gratuit.

Certains commerçants auraient peur que la déviation éloigne leurs clients !

De nombreux exemples en Dordogne et plus particulièrement Brantôme montrent que la diminution du trafic routier est propice au développement du commerce d’un village de caractère.

Le contournement du village ne privera pas de clients les commerces de Beynac. Au contraire ! Le village étant actuellement trop difficile à approcher en pleine saison la plupart des clients de la région délaissent les commerces de Beynac.

Beynac ne risque-t-il pas de perdre le label « Les plus beaux villages de France » à cause du trafic intense qui le traverse actuellement ?

Le contournement préservera Beynac d’un risque de déclassement. Saint Saturnin, dans le Puy-de-Dôme, sacré en 1989, a été déclassé en 2016. Un motif important du déclassement  :« L’ambiance excessivement routière et urbaine de la traversée du village » (1).

Tous les six ans les communes sont réexpertisées. Il est très difficile de récupérer un label perdu « Aucun des 18 villages épinglés à ce jour n’ayant jusque-là retrouvé leur statut » (2).

Lors de la prochaine inspection, à part l’éclairage du château installé par son propriétaire, Beynac n’aura à présenter qu’un trafic croissant de poids lourds et un affreux mur de béton ocre qui longe la traversée du village. Classe !

Dès la première année, un nouveau village labellisé voit sa fréquentation croître de 30% ; le chiffre d’affaires des commerces augmentant dans les mêmes proportions.

La perte du label signifierait donc une baisse prévisible de la fréquentation des visiteurs, une chute de son attractivité.

Beynac peut-il ou veut-il prendre ce risque ?

(1) (2) Journal La Montagne du 22/01/2016

2 réflexions au sujet de “Réponses aux questions que vous nous posez”

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