A la une, Projets pour Beynac

Un château et son village qui nous mettent la tête à l’envers…

photo_reflet_Beynac

Très jolie photo de Beynac accompagnée d’un billet d’humeur plein de bon sens envoyé par un membre du photoclub de Beaumont :

 » Un château et son village qui nous mettent la tête à l’envers depuis plusieurs années et en particulier durant cette année 2019.

Un château et d’autres qui font couler beaucoup d’encre et aujourd’hui, j’y ajouterai la mienne. A la mi-décembre, je me suis arrêtée à Beynac en rentrant de Sarlat, prendre quelques photos du village sous le soleil après les grosses pluies. C’était entre 12h et 14h. Je n’aurai pu imaginer qu’il y ait autant de camions qui fréquentent cette voie surtout à cette période ! (évidemment, ils n’ont pas ailleurs où passer !).

Seule « touriste » à ce moment-là, je n’étais pas très rassurée de me trouver à leur niveau au moment du croisement… Alors j’imaginai en saison touristique quand tous ces passants se rencontrent avec des enfants qui gambadent, chahutent, heureux de profiter de leurs vacances « … » En longeant la terrasse du restaurant, entre route et Dordogne, j’ai eu une pensée pour ces mêmes vacanciers qui viennent déguster un bon repas périgourdin parfumé aux gaz d’échappement, aux vapeurs de carburant et se détendent au son des ronflements des moteurs des voitures et des camions.

J’ai essayé d’imaginer la traversée du village en vélo. Ça doit être une épreuve qui n’est pas sans risque ! A l’heure où toutes les communes s’activent à créer des voies vertes ou vélos routes, je n’ai pas su trouver celle qui passe à Beynac. J’ai vu aussi qu’il y avait beaucoup de pierres au pied des rochers… Et quand il y a une énorme falaise, je ne peux m’empêcher de penser à la Roque Gageac en 1957… Toutes ces vibrations à sa base pour travaux, tous ces passages de poids-lourds dont on ressent les trépidations sous les pieds, ne fragilisent ils pas ses fondations ?… Oh je ne prétends pas être une technicienne, mais n’a-t-on pas déjà vu des catastrophes que les techniciens n’ont pu prévoir ? (Je suppose que parmi toutes ces « têtes pensantes », beaucoup ont des consciences moins sensibles que la mienne)

Est-ce qu’un peu de faune et de flore endommagées sont-elles plus importantes que la vie des hommes ? J’ai fait du canoé cet été dans ces eaux de Beynac : j’ai dû déranger quelques petits poissons peut-être même en assommer avec ma pagaie, (Oooh, on va me poursuivre, je pense même que l’on devrait interdire le canoé et pourquoi pas les gabarres qui perturbent la faune de la rivière) ; Je suis donc passée sous le pont de Vézac et j’ai été surprise par la discrétion des piliers des futurs-ex ponts inachevés et la végétation qui avait recommencé à pousser. La nature reprend toujours ses droits et s’accommode des nouvelles constructions. Les ponts gâchent le paysage ?… Mais alors, il faut les supprimer puisqu’on refuse de vivre avec son temps et surtout ne pas les utiliser ! Par exemple, tout ce béton dans l’océan pour rejoindre l’ile d’Oléron, il faut le retirer !… Le viaduc de Millau est-il plus discret en enjambant la vallée du Tarn ?… et le pont d’Aquitaine qui «défigure » Bordeaux, et j’en passe, la liste serait longue !… Le pont de Creysse était loin de faire l’unanimité pendant plusieurs années. (Pour une émission de télé, Martin Lamotte était venu sur place faire le constat d’une « construction inutile » : un pont sans route !) Bizarre, personne ne le boude aujourd’hui !

Je suppose aussi qu’une grande partie de la population n’utilise jamais les autoroutes qui ont saccagé le paysage et dérangé la faune et la flore à leur construction. M. Stéphane, vous admirez Versailles aujourd’hui…. Mais en 2400, peut-être qu’un nouveau M. Stéphane admirera les ponts de Beynac de 2020 pour leur sobriété…. Ah mais non !… suis-je bête, vous avez pris parti pour empêcher l’évolution de notre réseau routier et pourtant, nombreux sont ceux qui prétendent que nos routes sont « pourries » ! Mais de quoi je me mêle ?… Je suppose que vous avez renoncé (comme tous ceux qui sont à vos côtés) au smartphone, à l’ordinateur portable, à la tablette 3G, pour éviter d’utiliser les antennes de 3, 4, 5G. Toutes ces nouvelles technologies qui, d’une manière ou d’une autre, s’affichent dans le paysage.

Il y a tant de causes plus nobles pour utiliser sa notoriété que de réduire à néant tout cet argent !!! (Début de construction + démantèlement = un énorme gâchis)… sous le regard malheureux de tous ceux qui manquent de tant de choses !…

Je tiens cependant à préciser que je suis une adepte de la protection de la nature et de la planète mais qu’il faut aussi savoir se modérer. Par exemple, se séparer d’arbres trop encombrants ou dangereux. Moi aussi je composte, je protège les hérissons, je récupère l’eau, je trie, je m’équipe d’occasion, je recycle, je transforme, je suis une adepte des plantes,… et j’en passe ! Je suis aussi très contrariée lors de manifestations de voir que bien peu de personnes sont capables de faire la différence entre un sac jaune et un sac noir !!! Le tri sélectif, devrait être l’examen de passage de ceux qui se disent « grands » défenseurs de la nature…

Et pourtant, que Beynac doit être beau vu d’en face ! … et que ce lieu serait paisible et agréable ; un vrai village touristique !… où il ferait bon se balader en paix sans le passage de tous ceux qui n’ont pas le temps de prendre du temps, ceux qui traversent par obligation parce qu’ils n’ont pas d’autres choix que de passer par là. Désolée pour ce long bavardage, mais cet énorme « gaspillage» dont le seul critère (aux yeux de bon nombre) n’est que la «vue», l’apparence, le prestige, sous un prétexte d’écologie, me contrarie beaucoup….

Bonne année à vous, Monsieur Bern et à tous ceux qui vous sont chers… et surtout, pour qui vous l’êtes ! Nous penserons très fort à vous et à vos amis, lorsque nos impôts vont augmenter ! Et bonne chance pour votre one man show : « Vous n’aurez pas le dernier mot » dont le titre résonne ici avec une forte pointe d’ironie…

Signé ; Une vraie périgourdine qui est fortement convaincue qu’il vaut mieux dépenser pour terminer les travaux que dépenser pour jeter une fortune (argent public) au gré du vent ou au fil de l’eau…

…sans attendre « l’accident » qui évidemment remettra tout en question à ce moment-là ! Puisqu’il ne suffit que d’un seul, mais un de trop malheureusement. (Il me vient à l’esprit, le pont de Port de Couze après le Tour de France, le pont de Ste Foy la Grande pour supprimer le passage à niveau…)

L’image contient peut-être : herbe, plante, plein air et nature »

6 réflexions au sujet de “Un château et son village qui nous mettent la tête à l’envers…”

  1. Je ne prends pas la peine de lire votre billet , trop long et très orienté…une seule question à votre conclusion,… estimez vous que bon nombres d’endroits ne sont pas plus dangereux.que Beynac? Il faudrait un minimum d’objectivité, de bon sens et d’égalité de traitement pour toute notre belle Dordogne… Bonne journée à vous. Max LEY St Martial d’Artenset

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    1. Cher Monsieur, Il y a sûrement d’autres endroits dangereux en Dordogne, mais y a t’il d’autres villages classés « Plus beau village de France » traversés par autant de poids lourds, dont le croisement est en outre extrêmement difficile et dangereux ?

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    2. Il est peut-être plus facile d’afficher son opposition à un projet structurant indispensable au désenclavement de notre territoire lorsque l’on en est géographiquement éloigné et que l’on n’est pas directement concerné par les conséquences néfastes de son abandon en terme d’économie, de sécurité, d’environnement et de protection de ce site remarquable.
      On l’est d’autant moins lorsque l’on habite à proximité d’une bretelle d’autoroute.
      Par ailleurs, en temps qu’élu d’un secteur disposant d’un patrimoine architectural exceptionnel avec 4 villages labellisés « Plus Beaux Villages de France » dans un rayon de 10 km, nous sommes particulièrement mobilisés pour que Beynac conserve cette prestigieuse distinction, malheureusement hypothéquée par le non-respect de l’un de ses critères de base lié à la densité du trafic au pied de son château.
      Il n’est pas d’exemple, à ma connaissance, en France où un site ou un monument historique de notoriété internationale cohabite en permanence avec des norias de véhicules de tous gabarits ainsi qu’avec du monoxyde de carbone.
      J’espère ne pas avoir été trop long et que vous me lirez jusqu’au bout.
      En vous remerciant de votre attention.
      Jean Alcabez

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