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2017, année amère pour Beynac

Y-a-t-il encore un Maire à Beynac pour tous les habitants ou seulement pour ceux qui adhèrent à ses idées et ceux qui le craignent ?

Monsieur le maire est opposé au projet de contournement de Beynac

Certains le savent depuis longtemps pour en avoir parlé en privé avec lui, mais avant le printemps 2017, il ne s’est jamais exprimé publiquement sur ce sujet.

Lors des dernières élections, de peur d’être battu, il n’a pas pris le risque d’évoquer son opposition au projet du département sachant que la majorité de la population est favorable à ce projet (83% de la population de Beynac s’était exprimée Pour lors d’une consultation à bulletin secret). Pour rallier le maximum de suffrages lors de l’élection municipale de 2014, évoquant la traversée de Beynac, il alla jusqu’à noter dans sa profession de foi : « Cet aménagement vise à résoudre les problèmes spécifiques de Beynac (trottoir dangereux, chaussée étroite) et ne se substitue en aucune manière à une future déviation , seule susceptible , à terme , de réguler le trafic des poids lourds ». 

Peu de temps après, lors de l’enquête publique pour la traversée de Beynac, il rappelait : « Il n’y a aucune contradiction entre les deux projets qui apparaissent complémentaires, chacun traitant un problème différent dans leur finalité »…« Le projet de déviation répond à une autre problématique qui est le détournement d’une partie du flux routier qui n’a pas vocation à traverser le bourg (comme les poids lourds en transit). »

C’est au printemps 2017 que le Maire a manifesté publiquement son soutien aux zadistes, affichant ainsi son opposition au contournement.

A la même période, nous avons créé l’association, «J’aime Beynac et sa Vallée», qui a pour objectif la préservation et la mise en valeur de notre village, classé parmi les plus beaux villages de France. Nous défendons le projet de contournement de Beynac car il représente une véritable opportunité de développement du village ainsi que de la vallée de la Dordogne. Contrairement aux opposants, nous pensons que c’est un moyen essentiel pour assurer une bonne qualité de vie aux habitants, faciliter la vie économique locale, améliorer l’environnement et respecter la nature et le patrimoine historique.

Notre association a recueilli rapidement de nombreuses adhésions de votre part et nous vous en remercions, car nous comptons aujourd’hui plus de 300 membres dont une grosse proportion de Beynacois.

Le maire de Beynac prétend que la population de Beynac est majoritairement opposée au projet de contournement. C’est un mensonge ! Comment expliquer alors que, lors de la manifestation de décembre dernier à Périgueux devant la préfecture, organisée avec ses amis zadistes, seulement 25 habitants de Beynac aient fait le déplacement malgré les deux cars mis à disposition au départ de la Balme et le casse-croûte offert.

Son action du 31 mai 2017 (blocage des travaux) et ses récents écrits « Notre petite commune rurale de 545 habitants n’a pas besoin d’une déviation de 3,5 km qui n’a aucune justification rationnelle. Par ses travaux récents, elle a su, elle-même, résoudre ses problèmes de fluidité de circulation routière » (lettre aux membres du CODERST du 18 /12) peut laisser penser qu’il n’a réalisé les travaux de la traversée de Beynac que pour contrer le projet du département. Si c’est le cas, les finances de la commune risquent de souffrir longtemps de son opposition personnelle à la déviation.

Pour information, le budget prévisionnel, annoncé en 2015 était de 2 043 037 euros HT (1) pour les travaux de la traversée de Beynac. Finalement, le coût total des travaux s’est monté à 2 813 538 euros HT (2), soit presque 800 000 euros HT de dépassement. Le maire n’a pas parlé  de cela lors de la cérémonie des vœux. Il a appuyé son discours d’une citation qu’il attribue à Churchill « Ne craignez jamais de vous faire des ennemis , si vous n’en avez pas , c’est que vous n’avez rien fait » alors que cette phrase  est de Georges Clemenceau . Aussi bon prof d’histoire que Maire ! Nous pouvons lui retourner une citation qui, elle, est vraiment de Churchill : « La critique peut être désagréable , mais elle est nécessaire . Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas ».

Ce qui ne va pas, c’est que le Maire, qui n’a jamais pris le risque de se présenter comme opposant au contournement lors des campagnes électorales, a créé et entretenu, en prenant ouvertement position contre le projet de déviation, la division entre les Beynacois pour tenter d’imposer sa vision rétrograde du village, alors que le rôle d’un élu est de rassembler.

La traversée va coûter cher aux Beynacois. En outre, Monsieur le Maire a oublié de réaliser l’espace piétons prévu sur le plan initialement validé. Celui-ci devait comporter, de la Poste au Café de la Rivière, une zone en béton lavé de ton ocre, bordée par un pavage de 90 cm de large de l’Hôtel du château au Café de la Rivière. Est-ce un oubli, un souci d’économie ou l’obsession de faire passer plus de véhicules, plus vite, dans le seul but de prouver l’inutilité du projet de contournement ? Ce sujet a été mis en lumière par les commissaires-enquêteur et le CGEDD.

Face à cette situation, le département a suspendu le versement de sa participation aux travaux.

La traversée a également coûté cher aux commerçants du village qui ont beaucoup souffert en 2017 de la mauvaise gestion et du retard des travaux de Beynac, sans aucun soutien de la part de la commune :

– le tiers de la saison perdu, soit des milliers d’euros !

Les plus fragiles auront du mal à s’en remettre. Les autres s’en remettront sur plusieurs saisons au prix d’un travail démesuré. Pour se dédouaner, le Maire a expliqué que ce serait pire lorsque la déviation serait faite.

Franchement, c’est le seul Maire qui pense que pour animer son village il a besoin d’un trafic routier de transit soutenu.

Beynac, également seul village à ne rien faire pour le Tour de France, si ce n’est fermer et interdire plusieurs parkings dès le matin, empêchant ainsi les commerces de la Balme de profiter de cette opportunité pour récupérer un peu de leur Chiffre d’affaires perdu durant les travaux…

Le maire de Beynac fait souvent référence à La Roque-Gageac. Effectivement, la nouvelle traversée du village de la Roque-Gageac et les aménagements publics conçus pour accueillir les touristes sont remarquables.

Le maire parle souvent du « mur de pierre construit à l’ancienne » . Mais, pour le voir il faut faire une descente de la rivière en canoë, car le mur qui frappe les visiteurs de Beynac , que nous voyons de la route ou de la passerelle piétonne est en béton ocre et trop haut et qui cache donc la rivière. C’est affreux et pas digne d’un village « médiéval » dont le patrimoine architectural est exceptionnel, considéré par les français comme un des plus beaux villages de France.

Une autre amélioration a été apportée par la Roque Gageac pour embellir le village. La commune a investi dans l’éclairage des falaises : La Roque Gageac l’a fait, et c’est magnifique !

Pendant ce temps, Beynac a tout éteint. Souvenez-vous , il y a 10 ou 15 ans , les falaises de Beynac étaient encore éclairées par des projecteurs qui ont disparu au fil du temps et n’ont pas été remplacés . Disparu également celui qui éclairait l’autre rive . Heureusement, le nouveau propriétaire a eu l’excellente idée d’éclairer à nouveau notre magnifique château.

Il est surprenant de constater que Monsieur le Maire, qui n’a fait aucun effort pour accueillir les touristes en améliorant les zones de stationnement existantes ou en créant de nouveaux parkings, a une seule préoccupation : augmenter le prix des parkings en alignant les tarifs sur ceux de La Roque-Gageac, Domme et Castelnaud.

A Castelnaud  les commerces de proximité sont au bas du village où les parkings sont gratuits. La Roque Gageac et Domme ont très peu de commerces ouverts à l’année.

Beynac a la chance d’avoir 12 commerces ouverts à l’année :

  • Quatre au Capeyrou dont trois disposent de 17 places en zone bleue toutes nécessaires à leur activité,
  • Huit à la Balme, avec seulement trois places de parking en zone bleue très limitée. Ces places sont souvent occupées. Pour consommer un café, acheter un tube d’aspirine, aller chez le médecin, il faut garer son véhicule sur le parking et payer 3 euros. Les clients qui n’ont pas la carte de résident se détournent de Beynac.

Il est certain que ce genre de décision impacte déjà négativement l’économie générale du village et des commerces. Le contournement n’y sera pour rien.

Ce sujet montre encore une fois que Monsieur le Maire ne s’intéresse pas aux commerçants qui font l’effort d’ouvrir toute l’année.

Nous sommes désolés de devoir faire ce bilan très négatif de l’action de Monsieur le Maire de Beynac. Mais face à l’attitude de celui-ci, nous n’avions pas le choix que de vous faire partager ce constat « amer ».

Pourtant, nous sommes convaincus que notre avenir pourrait être radieux car nous vivons dans un lieu, un environnement exceptionnel que beaucoup de gens nous envient. C’est une chance, une opportunité pour notre communauté, à nouveau réunie et rassemblée autour d’un projet porteur et positif, quelle que soit nos sensibilités, nos points de vue.

Nous reviendrons vers vous pour vous faire partager nos idées, nos ambitions, …

Mais dans l’immédiat, nous souhaitons que la préfète signe l’autorisation d’engager les travaux pour réaliser le contournement

NOUS SOUHAITONS A TOUTES ET A TOUS UNE BONNE ANNEE 2018

Sources :

  1. : La Lanterne février 2015
  2. : La Lanterne décembre 2017
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LETTRE OUVERTE A MADAME LA DEPUTEE JACQUELINE DUBOIS

Madame la Députée,

Au printemps dernier , à titre personnel , vous manifestiez avec les zadistes votre opposition au projet de contournement de Beynac . Vous étiez donc opposante avant d’être candidate. Pour autant les raisons qui ont amené à votre élection sont à chercher ailleurs que dans cette opposition, le contournement de Beynac n’ayant pas été un thème très présent dans votre campagne électorale puisqu’il n’a donné lieu de votre part qu’à une seule prise de position dans la presse à la veille du second tour des législatives .

Aujourd’hui, vous êtes représentante du peuple, vous devez donc prendre en considération les avis de tous.

A ce titre, nous avons été très choqués, qu’en tant que Députée, vous ayez déposé dans 2 ministères le 19 décembre dernier des pleins cartons de signatures hostiles au contournement pour la plupart collectées pendant des décennies par le propriétaire des châteaux de Castelnaud et Marqueyssac .

Or, vous savez très bien que ces signatures ont été obtenues en présentant aux touristes de passage un projet de route à quatre voies et même d’autoroute qui allait tracer une grande balafre dans la vallée alors qu’il ne s’agit que d’une route départementale à deux voies de circulation, d’une largeur d’un petit peu plus de 6 mètres, soumise à la réglementation de droit commun notamment en ce qui concerne la vitesse (90 et bientôt 80 kms/heure).

Ces signatures ont donc été obtenues par le mensonge majoritairement auprès de vacanciers dont on a abusé de la bonne foi.

Aujourd’hui encore, le village de Beynac est asphyxié par la circulation de l’axe Bergerac- Sarlat. C’est pourquoi nous sommes favorables à son contournement qui réduira de moitié le trafic automobile dans le bourg, en détournant par ce moyen les véhicules à fort gabarit qui peinent à se croiser au pied du château, posant ainsi de réels problèmes de sécurité et d’environnement, sans rien apporter à l’économie locale.

Certes le confort des piétons a été amélioré par la création de la passerelle mais la sécurité des usagers de la route et en particulier des cars a paradoxalement été aggravée par la construction d’un mur de béton trop haut qui la longe. Une entreprise de cars de la région, qui assure les transports scolaires et à ce titre emprunte cet axe quotidiennement, a dénoncé la hauteur de ce mur qui, lors d’un croisement avec un poids lourd, peut gêner l’ouverture normale des portes du car et rendre impossible l’évacuation rapide des passagers.

Souvenons-nous des 43 morts de Puisseguin.

Sur la RD703 aussi, les camions brûlent. Le 26 septembre vers 14h10, un poids lourd transportant des meubles s’est enflammé. La remorque était entièrement embrasée à l’arrivée des secours. C’était à Peyrillac-et-Milhac.

Et début décembre, à 7H30, les freins d’un camion de la société ELIS ont pris feu dans la traversée de Beynac, au moment où les cars scolaires traversaient eux aussi le village,

comme ils le font tous les jours. Heureusement, le chauffeur a eu la présence d’esprit de sortir du village et d’appeler les pompiers .

Que ce serait-il passé 400m plus tôt dans le tournant de Beynac, combien de morts ? Quand cela arrivera, il va sans dire que tous les opposants au projet de contournement auront à en assumer la responsabilité morale.

Vous mettez beaucoup d’énergie à détruire un projet nécessaire à Beynac et à la vallée alors que votre rôle en tant que Députée est de construire l’avenir de votre

circonscription, en tentant de sauver des emplois par exemple. Ainsi, une centaine d’entreprises de la vallée ont signé une pétition en faveur du projet dont la liste a été remise à madame la Préfète (sociétés de transport, d’autocars, d’ambulances, de taxis, artisans ,…) et souhaitent que le contournement de Beynac se réalise au plus tôt .

Aujourd’hui, les problèmes de circulation restent un frein au développement de l’activité économique locale, créatrice d’emplois locaux, permettant à nos habitants de rester vivre dans la région et aux commerces de proximité de vivre à l’année.

Tous les recours, jusqu’au Conseil d’Etat, sont désormais purgés. La validité de la Déclaration d’Utilité Publique a été juridiquement reconnue.

L’Architecte des Bâtiments de France a obtenu toutes les modifications demandées. La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC Bordeaux) a émis un avis favorable.

La commission chargée de l’enquête publique relative aux mesures environnementales prévues dans le cadre de la loi sur l’eau (enquête IOTA) a émis un avis favorable.

Le CODERST réuni par Madame la Préfète le 22 décembre dernier, ultime étape de la procédure avant la décision de la représentante de l’Etat, a voté majoritairement en faveur de la réalisation du contournement (17 voix pour, 4 contre et 1 abstention).

Tous les services de l’Etat ont donc validé le projet et nous ne comprenons pas ce qui vous pousse à vous y opposer .

C’est pour cette raison que nous vous avons adressé cette lettre et que nous la rendons publique.

 

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REPONSE AUX PROPOS TENUS DANS LA LANTERNE DE DECEMBRE 2017

Notre association est contrainte de répondre au Maire de Beynac à la suite de son discours dans le journal La Lanterne, qui est une publication du Maire, dont les 4 rédacteurs sont tous des opposants au projet de déviation.

Nous avons choisi d’éclairer les habitants du Village face à la désinformation de l’Edile. En effet, nous ne pouvons accepter autant de mensonges.

La passerelle de Beynac, comparée à une « déviation piétonne » par le représentant du CGEDD, ne règle aucun des problèmes liés au trafic routier au niveau du carrefour de la Balme et à la sécurité des piétons. Le même constat est réalisé par le commissaire enquêteur qui précise : « L’aménagement communal de la traverse du bourg dès lors réalisé n’a pas permis de fluidifier le trafic sur la route départementale du fait notamment des deux points noirs qui perdurent :
– Au droit du restaurant Maleville, au point le plus contraint, la chaussée est toujours de 4.80 m. Cet étranglement n’a pas réglé la difficulté de croisement des véhicules.
– Coté Est, dans le virage, la chaussée est certes élargie à 6m mais la hauteur du mur de protection incite les véhicules à se déporter sur la voie. L’effet paroi n’améliore pas, là encore, la fluidification du trafic.
Par ailleurs, l’aménagement communal n’a pas permis de sécuriser le cheminement des piétons coté commerces au niveau du restaurant Maleville …la situation est même dégradée » (1).

Concernant les travaux de la passerelle de Beynac relatifs à la sécurité des piétons, là encore, le Maire ne dit pas la vérité. L’inspecteur du Ministère souligne «  la largeur du cheminement piétons prévu le long des hôtels restaurant du Château, Maleville […]et Café de la Rivière n’a pas été respectée par la commune de Beynac, d’où la dénonciation de la convention avec la commune par le département […] Le débat n’est pas que fonctionnel, il pose la question du respect du projet validé tant du point de vue paysage que de la circulation piétonne et des droits des riverains. Il comporte des effets financiers liés au versement de subventions. » (2).

Dés lors, il n’est pas étonnant que le Conseil Départemental ait été obligé d’agir devant le tribunal administratif . Sa décision finale devrait permettre, soit de refaire les travaux « mal faits », soit de passer l’enrobé définitif; le blocage ou le versement des subventions devrait également être décidé.

Si le Tribunal administratif déclare la non conformité des travaux, qui paiera si le Conseil Départemental et l’Europe ne versent pas les subventions ?

Par ailleurs, qui paiera les travaux de remise aux normes ?

Cette situation ne peut être qu’imputée au Maire qui n’est pas transparent et ne respecte pas les règles. Nous sommes dans une société de droit. Celui-ci s’applique à tous, y compris aux élus.

Nous ne pouvons accepter que les questions de sécurité soient traitées de façon aussi désinvoltes par le Maire de Beynac. S’il arrivait un grave accident, qui serait responsable ?

Enfin comme vous pouvez le constater le coût des travaux de Beynac décidés par le maire s’élève à 2 813 538 € hors taxes et dépasse largement le budget prévisionnel publié en 2015 de 2 043 037 € H.T soit un dépassement de 800.000 € HT par rapport au budget. Nous sommes en droit de nous poser la question : « qui gaspille l’argent public ? »

Nous nous sommes engagés pour faire avancer le projet de la déviation de Beynac car celle-ci est le principal moyen pour mieux accueillir les touristes, relancer l’économie locale, redonner vie au village et retrouver le bien-être dont nous avons tous besoin pour nous épanouir et vivre ensemble.

Nous attendons avec sérénité la décision de la Préfète pour autoriser le démarrage des travaux.

En 2018, nous l’espérons, s’ouvrira le début d’une nouvelle ère à Beynac et nous travaillerons avec vous pour réfléchir à des animations pour notre Village.

  1. : Extrait du dernier rapport d’Enquête publique
  2. : Extrait du rapport du CGEDD
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Les idées et les comportements des opposants dénoncés par la Commission d’enquête

Comme vous le savez, l’association, J’aime Beynac et sa vallée, a été créée pour faire entendre une voix différente de celle des opposants, tout en privilégiant une approche constructive et en apportant des éléments objectifs, expliquant les raisons de notre soutien au projet de contournement de Beynac.

Notre page Facebook est ouverte à tous et chacun peut y exprimer librement ces idées, donner son point de vue pour faire avancer le débat autour de ce projet. Depuis plusieurs mois, nous sommes face à une avalanche de mensonges, de propos injurieux voire diffamatoires. Dans un premier temps, notre association pensait pouvoir malgré tout échanger sur le fond. Dans un second, il est apparu vain de chercher le dialogue avec des gens qui, par dogmatisme et par conservatisme, ont décidé de s’opposer coute que coute au contournement, quitte à porter atteinte à l’économie locale, à l’image de notre belle vallée, …

Aujourd’hui, J’aime Beynac a choisi de dire aux opposants ça suffit ! Vous êtes démasqués.

Les habitants de notre vallée doivent savoir que les opposants ont perdu tous les recours judiciaires et administratifs qu’ils avaient engagés. Qu’à cela ne tienne, ils ont décidé de se porter sur le terrain de la violence en faisant appel à des « zadistes professionnels ».

Le rapport de la commission d’enquête a donné un avis favorable au projet de contournement balayant tous les arguments des opposants. Celui-ci a mis en lumière les pratiques d’intimidation et non démocratiques qui visaient finalement à faire obstacle au bon déroulement de l’enquête.

Le plus incroyable et inacceptable dans cette affaire est que les opposants au projet de contournement passent leur temps à donner des leçons et à parler de démocratie.

Voici ce que rapportent les commissaires enquêteurs :

Obstruction à l’accès des registres par les opposants

« Plusieurs associations se sont présentées, de façon répétée, et souvent constituées de plusieurs personnes mobilisant l’attention des commissaires présents, ce qui a conduit une fois à une situation de « monopolisation » de l’accès au dossier et au registre, et une autre fois à la mise en place d’un « filtrage » pour ne recevoir qu’une personne la fois. »

« Lors de la première permanence, la commission d’enquête a reçu un collectif d’associations et de particuliers nommé « sauvons la vallée Dordogne », groupe de dix-sept personnes qui a tenu à se présenter et affirmer une opposition catégorique contre le dossier mis à l’enquête, mais surtout contre le contournement de la commune de Beynac. Devant cette importante représentation, il a été proposé aux intervenants, s’ils le souhaitaient, d’être accueillis spécialement après avoir convenu d’un ou plusieurs rendez-vous. Le but visé était de laisser le libre accès à tous de la consultation du dossier et l’apport de contribution. »

« La commission a dû intervenir à plusieurs reprises, sans heurt, pour faire respecter l’accueil personnel du public, éviter tout débat ou interpellations entre personnes de positions différentes vis-à-vis du dossier. »

Non-respect des opinions différentes

« Une contributrice s’est offusquée de la présence d’une lettre type favorable au projet, déposée peu avant par une personne, comportant 231 signatures et jointe comme document au registre d’enquête, en faisant savoir alentour que les commissaires enquêteurs incitaient à faire signer cette lettre type par les personnes accueillies. »

« Des contributeurs témoins, dont Mme DUBOIS députée de Sarlat, nous ont soutenus pour mettre fin à cette calomnie. De même lors d’une permanence à Beynac, la commission a dû intervenir pour éviter qu’un petit groupe de personnes ne fasse obstruction à l’accès du dossier en le captant exagérément et empêche les consultations du public en attente. »

Tentative de déstabilisation

« A l’occasion de deux rassemblements programmés, le passage de patrouilles de Gendarmerie Nationale a été sollicité, ces militaires n’ont pas eu à intervenir pour contenir un quelconque désordre. »

« Si d’évidentes tensions ont été ressenties par la commission d’enquête, leurs exutoires ont eu pour cadre le registre dématérialisé, qui a été utilisé comme tribune. Une partie grandissante a utilisé ce moyen de participation comme n’importe quel forum de discussion en ligne et de manière référendaire, pour ou contre le contournement, alors que ce fait n’a jamais fait partie du projet mis à l’enquête. »

« Pour exemple, le propriétaire des châteaux de Castelnaud et Marqueyssac nous a informé dès le premier jour d’enquête qu’il avait installé un dispositif au sein de la visite touristique de ses infrastructures incitant les touristes à déposer sur le registre dématérialisé, contre le projet du contournement de Beynac »

« Cette démarche précise, incomprise de certains estivants, nous a permis de prendre connaissance de curieuses observations concernant l’emplacement des toilettes, de la buvette, la longueur du parcours ou la visite du château.

Un constat d’huissier a été établi à la demande du Conseil Départemental, concernant les installations mises à disposition des visiteurs les invitant à émettre un avis orienté. »

Mensonges, exagérations et propositions fantaisistes

« L’aménagement communal de la traverse du bourg n’a pas permis de fluidifier le trafic sur la route départementale du fait notamment des deux points noirs qui perdurent :

  • Au droit du restaurant Maleville, au point le plus contraint, la chaussée est toujours de 4.80 m. Cet étranglement n’a pas réglé la difficulté de croisement des véhicules.
  • Coté Est, dans le virage, la chaussée est certes élargie à 6m mais la hauteur du mur de protection incite les véhicules à se déporter sur la voie. L’effet paroi n’améliore pas, là encore, la fluidification du trafic.

Par ailleurs, l’aménagement communal n’a pas permis de sécuriser le cheminement des piétons coté commerces au niveau du restaurant Maleville …la situation est même dégradée.

On peut constater sur les comptages réalisés à partir de 2005, que l’ouverture de l’A89 a été sans effet, contrairement à une idée répandue sur le trafic dans la traversée de BEYNAC.

Par ailleurs, le contournement de Beynac […]ne va pas générer à lui seul un trafic supplémentaire conséquent ».

La commission considère que les données transmises par le CD concernant le coût des travaux sont crédibles. « L’estimation globale de 32 M€HT a été confortée par le résultat du récent appel d’offres relatif aux ouvrages d’art du Pech et de Fayrac, qui constitue la majeure partie de la dépense afférente au projet ».

Contrairement aux allégations des opposants, la commission considère que « les procédures administratives suivies par le CD se sont déroulées en toute légalité ». Les jugements des différents tribunaux saisis par les opposants ont tous été favorables au CD.

« Les contre-propositions ne relèvent pas de l’objet de la présente enquête mais la commission a précisé ce qui suit :

  • S’agissant de la déviation PL par la route des crêtes ou RD25 ou autre voie communale : les caractéristiques géométriques de cette route ne peuvent (sauf travaux d’aménagement gigantesques) autoriser une déviation PL pérenne qui serait accidentogène. L’accident de Puisseguin en Gironde doit nous ramener à une sage prudence.
  • Les solutions proposant des alternatives douces (pistes cyclables, parkings, ..) ne ciblent pas le trafic de transit et ne répondent donc pas aux objectifs du contournement.
  • Les améliorations ponctuelles de carrefours (giratoire au carrefour du Luc à Vézac (D703-D57) ou mise en place de feu de circulation provisoires dans le bourg de Beynac en période estivale), si elles peuvent régler des conditions de circulation ponctuelles, n’ont pas vocation également à dévier le trafic de transit du bourg de Beynac.
  • La viabilité technique et économique du ferroutage en zone rurale reste très incertaine.

Les contre-propositions globalement sont peu argumentées et toute étude plus approfondie ferait émerger leurs multiples impacts très négatifs. »

« Les arguments présentés par le maître d’ouvrage pour justifier la mise à l’écart des contrepropositions évoquées par le public nous paraissent fondés, notamment par le fait que les membres de la commission ont parcouru le Rd 25 de St Cyprien à St André d’Allas, et les voies communales entre ce RD et le haut du bourg de Beynac, ainsi que les voies permettant de rejoindre Vézac, et d’en apprécier l’état actuel, la largeur, la sinuosité, les dénivelés,…. »

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Ce que nous retenons du rapport du CGEDD (Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable)

Chers amis,

Depuis notre rassemblement du 3 septembre, nous n’avons rien lâché…

Nous avons été auditionnés par l’inspecteur du Ministère de l’Environnement. A cette occasion nous avons été convaincants car le rapport rendu public il y a quelques jours, est favorable au projet de contournement de Beynac.

Ce qu’il faut retenir du rapport :

L’association note le travail en profondeur du CGEDD qui a bien pris la mesure de la problématique liée au trafic routier dans cette zone de la vallée de la Dordogne et, au fait, que Beynac représente un goulot d’étranglement qui ralentit fortement la circulation.

Ce rapport met en lumière la qualité du projet du contournement de Beynac présenté par la Conseil départemental dont les impacts sur le paysage, l’environnement, le patrimoine, la biodiversité seront minimes.

Les objectifs de notre association sont repris par le rapport.

Après avoir subi les outrances, les mensonges et les injures des opposants, notre association, qui défend le projet de contournement comme un élément structurant pour développer notre vallée tout en préservant l’environnement tant patrimonial que naturel, est satisfaite par les conclusions du rapport qui valide ses positions.

Notre association a retenu 8 éléments essentiels du rapport :

1/ l’aspect exemplaire du projet de contournement de Beynac 

2/ pas de motif de fond pour refuser l’autorisation de réalisation des travaux

3/ pas d’alternative crédible à ce projet

4/ Respect de l’environnement et la nature

5/ Coût des travaux pour la réalisation de ce contournement cohérents

6/ La « déviation piétonne » de Beynac ne résout pas les problèmes structurels de la traversée du village

7/ Le carrefour de la Balme et le rétrécissement entre les 2 restaurants sont des problèmes structurels forts

8/ Le caractère routier de ce projet n’est pas suffisant

1/ l’autorité environnementale, le conseil national de la protection de la nature, des paysages et des sites ont confirmé l’aspect exemplaire du projet de contournement de Beynac : « la qualité du dossier porté à l’enquête est sensiblement au-dessus de celle de beaucoup de dossiers routiers, sans doute en lien avec la qualité des lieux et le risque de contestation ».

« Le dossier présenté par le Conseil départemental propose une intégration qui ne dénature pas le paysage, car il tient compte de l’aspect des lieux en s’appuyant sur la voie de chemin de fer existante. Des précautions ont été prises pour réduire l’impact paysager de ce contournement. Ainsi, pour les 2 passages au-dessus de la Dordogne, parallèlement aux ponts ferroviaires, le projet propose de créer 2 ponts d’une architecture élégante ».

La création d’une voie verte attendue dans ce site est appréciée par le CGEDD.

2/ l’autorité environnementale n’a pas identifié de motif de fond pour refuser l’autorisation de réalisation des travaux pour la déviation de Beynac : « le Département est donc juridiquement libre de réaliser les travaux de la déviation qui n’appelle pas de décision spécifique nouvelle sur l’utilité publique ».

3/ Il n’y a pas d’alternative à ce projet. En effet, « les possibilités d’itinéraires de substitution apparaissent très limitées sur la rive gauche et assez longs et sinueux au nord par la RD25 ». Il souligne que « la facilitation des déplacements est donc un enjeu fort pour une économie touristique » qui repose sur l’usage de la voiture pour ces déplacements. Le passage de Beynac est d’ailleurs considéré comme un problème par les services d’incendie et de secours « cette situation est problématique pendant l’été puisque le gabarit de certains de leurs véhicules , affectés à Sarlat , impose de prendre cette route pour aller vers les communes situées à l’ouest de Beynac . »

4/ Le projet respecte l’environnement et la nature : concernant les ponts, il est indiqué que « leurs impacts sur les milieux et le paysage sont modestes et ont été optimisés. Des mesures compensatoires bien dimensionnées ont été proposées ». L’UNESCO, saisie dans cette affaire, va dans le même sens que les conclusions du rapport.

De manière générale, le rapport met en exergue le travail sur les 2 ponts et le tunnel : « le choix du franchissement par des ponts d’ouverture égale à celle des ouvrages ferroviaires limite les effets hydrauliques. » Le passage sous la voie ferrée est situé en hors zone inondable. »

Le choix du département de longer la voie de chemin de fer apparaît comme judicieux : « il privilégie le minimum de perturbation ».

5/ Le coût des travaux pour la réalisation de ce contournement est cohérent : « la mission estime le coût des 2 ponts entre 15 et 18 millions en cohérence avec les montants globaux annoncés pour le Conseil départemental ».

6/ La déviation « piétonne » de Beynac ne résout pas les problèmes structurels de la traversée du village mais améliore la situation des piétons : « du point de vue des piétons, chacun s’accorde sur l’amélioration considérable obtenue en matière de sécurité, d’offre de fréquentation, de conditions de découverte de la Dordogne, de qualité de l’aménagement vu depuis la rivière ». En revanche, la mission pointe de graves dysfonctionnements dans la réalisation des travaux : « la largeur du cheminement piétons coté des hôtels Bonnet et du Château n’a pas été respectée par la commune de Beynac, d’où la dénonciation de la convention avec la commune par le département […] Le débat n’est pas que fonctionnel, il pose la question du respect du projet validé tant du point de vue paysage que de la circulation piétonne et des droits des riverains. Il comporte des effets financiers liés au versement de subventions. »

Il précise également que « l’amélioration du trafic dans la traverse de Beynac ne semble pas avoir été aussi négligeable qu’affiché ni aussi spectaculaire qu’espéré ». En cause, l’importance du trafic durant la période d’été mais également l’organisation du flux de véhicules aux entrées du village de Beynac.

Le rapport souligne que d’importants problèmes liés à la sécurité des piétons restent à ce jour sans solution : « les conflits avec les traversées de piétons restent nombreux, mettant en évidence une origine non uniquement automobile des files d’attente ».

7/ le carrefour de la Balme et le rétrécissement entre l’hôtel du Château et le restaurant Maleville sont des problèmes structurels forts. Le rapport précise que « l’aménagement réalisé par la commune de Beynac amène des bouleversements significatifs sur les conditions d’écoulement, qui n’ont pas été évalués quantitativement au point d’interpeller la pertinence de la réalisation de la déviation ».

« Le secteur le plus délicat est celui des deux passages au bas de la rue de la Balme très fréquentés, compliqué par les serveurs du restaurant vers les terrasses, par le surcroît de fréquentation l’été lié au marché des producteurs locaux du lundi ». La mission constate bien le rétrécissement de la chaussée. Elle précise également que « le caractère quasi continu de la demande de traversée est, en saison, un redoutable obstacle à la fluidité du trafic. Pour autant, le ralentissement des véhicules au droit du resserrement de chaussée explique probablement l’absence d’accidents corporels à cet endroit où l’attention des conducteurs est maximale. »

8/ Le rapport précise que le projet de déviation ne peut pas avoir qu’un caractère routier. Il doit aborder d’autres éléments pour améliorer la vie dans le village de Beynac : « la mission constate une sorte de passivité, d’acceptation du caractère inéluctable des bouchons et ralentissements à Beynac. » l’aménagement de la déviation piétonne offre l’occasion d’examiner de manière plus large et d’envisager diverses solutions pour accroître l’activité touristique, fluidifier la circulation en maintenant un haut niveau de sécurité ». il cite quelques solutions : interdire la circulation des poids lourds l’été, création ou aménagement de parking (en particulier pour les camping cars), création d’une zone 30, création d’un sens unique rue de la Balme, offre de vélos,…

Certaines de ces solutions nous paraissent irréalisables :

Interdire la circulation des poids lourds l’été : comment envisager de faire passer les poids lourds sur la RD25, sinueuse et fréquentée en été, avec un transit par Saint Cyprien dont ni le Maire ni son conseil municipal ne veulent.

Création d’un sens unique rue de la Balme vers le Château : Un sens unique obligerait les habitants de la Balme et au dessus à passer par le château, Vézac puis traverser Beynac pour aller vers Saint Cyprien. Dans l’autre sens, le parking de la Balme complet, les automobilistes seraient obligés de passer par le Château pour pouvoir stationner aux Escassols ou au Crouzet.

Concernant les commerces, la mission estime que « la question de l’impact de la déviation sur ces activités et, symétriquement, l’utilisation de la déviation du fait de la présence de ces services impliquant d’utiliser la route actuelle est posée ».

Nous sommes convaincus que, le contournement réalisé et une grosse partie de la circulation de transit déviée, les gens viendront plus nombreux dans les commerces traditionnels de Beynac désormais plus accessibles. C’est ce qui s’est d’ailleurs vérifié à Brantôme où, depuis la déviation, les commerces de centre ville ont connu une croissance de 15% de leur fréquentation.

Nous espérons donc qu’une fois les conclusions de l’enquête publique rendues, plus rien ne s’opposera au démarrage des travaux en cette fin d’année 2017.

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Rassemblement pour la déviation

Plus de 300 personnes ont assisté dimanche 3 septembre 2017 à Vezac à la réunion organisée par notre association, J’aime Beynac et sa vallée, au cours de laquelle les différents intervenants ont expliqué  les raisons pour lesquelles le projet le contournement de Beynac est essentiel pour le développement économique, la préservation de l’environnement et la qualité de vie du village de Beynac et sa vallée.

Nous remercions le Maire de Vézac pour son accueil et tous les élus (Maires, conseillers départementaux, conseillers régionaux) et tous les habitants des communes de la vallée de la Dordogne pour leur présence et leur soutien ainsi que les journalistes présents qui ont assisté aux différentes interventions, pouvant ainsi mieux expliquer les motifs de l’engagement de l’association pour ce projet de déviation.

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Rassemblement pour le contournement de Beynac

Notre association, J’aime Beynac et sa vallée, organise, comme cela avait été annoncé, un grand rassemblement en faveur du contournement de Beynac :

Le dimanche 3 septembre 2017 à 10 heures

Au pont de Fayrac

sur le terrain de foot

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Cet évènement, organisé à la demande de nos adhérents, sera l’occasion de réunir tous les amoureux de la Vallée (habitants de Beynac et de ses environnements proches, élus, artisans, commerçants, chefs d’entreprise,…) pour exposer les raisons de notre soutien à ce projet et échanger avec tous les participants autour d’un verre.

Ce rassemblement se veut convivial et festif.

Venez nombreux, en famille, avec vos amis pour nous apporter votre soutien.

Beynac et sa vallée ont besoin de vous.

J’aime Beynac et sa Vallée

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Questions réponses sur la déviation

Beynac et sa vallée représentent un patrimoine historique, culturel et environnemental que nous souhaitons préserver, développer et embellir. Cette situation est exceptionnelle ; ils attirent des visiteurs du monde entier qui ont de ce « petit bout de France » une image idéalisée. Ils ne se trompent pas.

En revanche, si rien est fait pour aménager la vallée et gérer la circulation routière, nous observerons navrés la dégradation de ce lieu magnifique, où nous vivons. Ne rien faire, comme certains le préconisent en proposant des solutions « abracadabrantesques », est totalement irresponsable.

Toutefois, il s’agit pour nous d’être exigeants vis à vis des autorités locales (mairies, Communautés de communes, département) pour investir dans des équipements respectueux de l’environnement, s’intégrant dans ce paysage unique et favorisant le développement économique. En énonçant cela, nous mesurons la difficulté du projet mais il est clair que des choix doivent être faits. Beynac et les villages environnants le méritent bien.

Nous avons préparé ce questions/ réponses pour expliquer pourquoi il convient d’investir pour le village de Beynac et sa vallée en promouvant le projet de déviation qui est le seul moyen de retirer et de fluidifier la circulation dans le village mais aussi ses alentours.

Pourquoi voyons-nous des gens faire demi-tour devant les encombrements de Beynac ?                                                                                                                                                  Ils sont en vacances , voulaient visiter le village et face aux difficultés d’approche , ils vont voir ailleurs .

Et pourquoi les autres restent-ils dans ces encombrements ?                                             Ils se déplacent pour le travail ou le loisir , savent ou ne savent pas que la traversée de Beynac est un problème , mais ils n’ont pas le choix .

S’il y a autant de monde, les commerces doivent donc beaucoup travailler !                

Beynac est une destination touristique . J’insiste sur « destination » , on choisit de venir à Beynac (si l’on peut y arriver) , il y a donc un commerce saisonnier qui profite plus ou moins bien de la manne touristique .

N’y a-t-il pas de commerces ouverts toute l’année ?                                                                Beynac a la chance d’avoir de nombreux commerces ouverts toute l’année qui travaillent hors saison avec une clientèle locale .  En période estivale , parmi cette clientèle il y a ceux qui  passent car ils sont obligés de passer par là pour leur travail mais s’arrêtent moins dans les commerces s’ils ont perdu du temps dans les embouteillages et ceux qui ne veulent pas venir à Beynac à cette période et qui pour la plupart iront se servir ailleurs dans des villages plus faciles d’accès .

Si le contournement de Beynac se fait ces commerçants ouverts toute l’année ne profiteront plus de cette clientèle ?

Il ne faudra pas plus de temps pour aller de Vézac à Monrecour en passant par Beynac qu’en passant par la déviation , il n’y aura plus de risques de bouchons et si quelques efforts sont fait concernant les parkings (plus d’emplacements gratuits 1/2h ou mieux un tarif horodateur minimum à 50cts ou 1 euro au lieu des 2,50 euros minimum actuel) la clientèle locale viendra dans les commerces de Beynac plus nombreuse encore . Actuellement pour boire un café à Beynac ou acheter un boite d’aspirine il faut prendre le risque de faire la queue dans les embouteillages et payer 2,50 de parking si les trois places gratuites du parking de la Balme sont occupées .

Les travaux de Beynac ont donc été réalisés pour rien ?

Non , l’aménagement d’un espace piéton sécurisé était nécessaire mais il ne sera agréable de s’y promener que lorsque une bonne partie de la circulation passera en face . Par contre l’élargissement de la route n’a rien apporté , les gros véhicules ont toujours autant de mal à se croiser , les temps de blocage sont moins longs car avant ces travaux , pour qu’ils puissent se croiser , un des deux véhicules devait prendre la décision de monter sur le trottoir encombré de piétons . Il y a d’autres causes de ralentissement , il y a neuf passages piétons, tous nécessaires , entre le Capeyrou et la sortie de la Balme , il y a  l’entrée et sortie du parking de la Balme et surtout la sortie de la rue de la Balme d’où arrivent les parkings du château , du Crouzet et des Escassols .

Comment font les services de secours lorsqu’il y a des blocages sur la route ?            

Ils actionnent leur sirène et ils attendent , ils n’ont pas le choix , il n’y a pas la troisième voie pour les secours . Les malades doivent attendre aussi . Pour être sauvé par le SMUR il est préférable d’avoir un infarctus à Vézac qu’à Beynac ou Saint Vincent de Cosse .

Mais la déviation risque de détruire les paysages de la vallée !

Nous sommes certains d’une chose , actuellement tout le trafic de la vallée passe par Beynac et détruit Beynac . Le projet de contournement ne se fera pas sur une terre vierge de voies de communication puisqu’il y a déjà une route et une ligne de chemin de fer . Actuellement lorsque vous êtes sur les points hauts de la vallée , Beynac , Marqueyssac ou Castelnaud vous voyez plus de véhicules circuler dans la vallée que vous n’en verrez lorsque cette route sera réalisée . Des gros travaux de talutage , de plantation d’arbres et de haies bocagères sont prévus pour faire oublier le trafic.

Allez sur les terrasses de Marqueyssac , regardez le paysage qui s’étire devant vous avec Beynac , son joyau , sur la droite. Si vous deviez tracer l’axe Bergerac – Sarlat , des milliers de véhicules/jour , le feriez-vous passer par Beynac ou bien par une route paysagée et cachée dans la vallée ?                                                                                                                                                              

Cette route sera-t-elle bruyante ?

Actuellement le bruit est à Beynac . Le bruit et la pollution . Un bruit direct pour les maisons qui longent la traversée du village et pour celles qui surplombent la falaise , du château jusqu’au calvaire . Un bruit direct également pour les promeneurs du nouveau trottoir qui surplombe la Dordogne . Un bruit de fond acceptable pour les maisons qui sont plus en retrait dans le village .

Les habitants de Beynac auront la voie de la vallée en léger bruit de fond , certes , mais seront dégagés de 50% de la circulation (dont les poids lourds) cause de pollution sonore directe . Pour La Treille une protection contre le bruit est prévue dans le projet .

Et l’impact sur la rivière !

Les piles des ponts causeront moins de dégâts que l’activité humaine sur la rivière . Devons-nous interdire canoés et gabares ? Non !

Si nous parlions prix ! Combien cela va-t-il coûter ?

32 millions selon le Conseil Départemental . Certains opposants qui ont tendance à tout multiplier par deux , largeur de la route , impact sur la rivière  , etc.. annoncent 70 millions pour faire peur au contribuable . Un ancien Président de la République disait : « Plus c’est gros , plus ça passe » .