
La Cour d’appel administrative de Bordeaux a tranché ; elle vient de condamner le Département de la Dordogne à payer 489.000 € correspondant aux astreintes pour non réalisation des travaux de démolition des piles des ponts du Pech à Saint Vincent de Cosse et de Vézac. Cette décision était attendue car nous, les locaux, les habitants de la vallée de la Dordogne, avons bien compris que la justice administrative, qui n’apprécie pas que nous puissions contester ses jugements injustes et partiaux, a décidé de faire rentrer dans le rang le Conseil départemental de la Dordogne.
La CAA de Bordeaux aurait pu surseoir sa décision et attendre que le nouveau projet, présenté par le département de la Dordogne soit étudié par les autorités compétentes. Il n’en a rien été, trop pressée qu’elle était de condamner le Département et de satisfaire l’activisme d’une poignée d’opposants.
Elle aurait pu, comme cela se fait, attribuer cet argent public à l’Etat plutôt que de choisir des particuliers qui ne défendent que leurs intérêts privés :
– la famille texane Newell, qui possède le château de Fayrac, défendue par l’avocate Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, Mme Quaillet et Mr D’Eaubonne, l’habitant de la Treille qui n’a pas envie de voir la nouvelle route passer au pied de sa propriété, se partageront 163.000 €.
– Ensuite, elle a décidé de verser 163.000€ à l’association Demeure Historique qui ne défend ni l’environnement, ni la nature mais « représente et accompagne les acteurs du patrimoine que sont les propriétaires-gestionnaires de monuments et jardins historiques privés dans leur mission d’intérêt général de conservation, de transmission et de valorisation. »
– Enfin, les derniers 163.000 € iront à la SEPANSO et l’ASVD dont le président n’est autre que Mr D’Eaubonne.
Nous notons que les médias sont peu loquaces d’ailleurs sur les bénéficiaires …
Dans cette affaire, la justice administrative est encore injuste ; ce dernier jugement le confirme.
Au pays de Jacquou, cette injustice ne passe pas. La Boëtie nous a appris de ne pas nous soumettre, les autorités préfectorales sont maintenant averties. Les habitants de la vallée, les membres de l’association ne peuvent accepter cette situation car les problèmes de circulation liés à la D703, de sécurité et de pollution dans le village de Beynac et le long de falaises de Saint Vincent de Cosse sont bien réels et, tout le monde sait que la situation est très dégradée, et s’aggrave dans la traverse de Beynac avec la présence journalière, bien réelle, de plus de 300 poids lourds.
En attendant voyons ce que les opposants, qui ne manquent pas de moyens financiers et qui, pour défendre des intérêts très personnels, n’ont toujours utilisé que des arguments écologiques, vont faire de cet argent attribué généreusement. Vont-ils reverser les sommes reçues à de « vraies » associations de protection de l’environnement et de la nature ou le garder pour eux ? A suivre …

















