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Nos réponses à un habitant de la vallée

Objet : Re: Manifestation du 18 août, tout ça pour ça ! 

Bonjour

Je n’ai pas aimé votre message . Ne soyez pas aussi sarcastique et préparez l’avenir ………….

Surtout comment maintenir l’affluence des mois d’été sur Beynac et la survie des principaux commerces qui ne survivent que grace aux 4 mois d’été .

Combien des habitants de Beynac permettent aux commerces  de Beynac de vivre en hiver ?? On peut aussi sortir un chiffre édifiant ….

 Avant de publier et d’affirmer des contre-vérités , il faut savoir penser au futur et au vivre ensemble des années qui viennent ….

Merci de votre compréhension et bonne semaine 

Cordialement

Bernard BLAY 

Message du 23/08/18 16:26
De : « J’aime Beynac et sa vallée » <jaimebeynac@gmail.com>
A : « bernard blay »

Bonjour Monsieur,

Nous sommes désolés que vous n’ayez pas aimé notre dernier message . Six mois après la signature de la Préfète et le début des travaux du contournement de Beynac nous pensions avoir tourné la page des conflits avec les opposants au projet et nous concentrer sur les projets pour l’avenir de Beynac .

Nous avons publié et vous avez reçu le 5 juin 2018 « Les projets pour l’avenir de Beynac » concernant les parkings . Nous vous invitons à relire cet article où nous proposons entre autres la création d’une nouvelle aire de stationnement au Capeyrou et un réaménagement du parking de la Balme .

Il semblerait que l’opposition affichée de certains commerçants de la Balme au projet de contournement les empêche de voir les erreurs du Maire et son manque de concertation concernant :

– La mauvaise gestion et le retard des travaux de la traversée de Beynac dont tous les commerces ont souffert .

– Le passage en moins de cinq ans du tarif minimum du parking de la Balme de 50 centimes à 2 euros , puis 2,50 et à présent 3 euros .

– Et pour les restaurants la suppression de la gratuité entre 12h et 14h

Les problèmes de fréquentation des commerces de la Balme peuvent être réglés rapidement en organisant intelligemment son parking .

Nous avions proposé son réaménagement en deux zones avec une entrée commune rapprochée de la Poste . A droite en entrant 70 places pour les visiteurs du village avec une sortie prés du parking des bus . A gauche en entrant une douzaine de places gratuites à durée limitée avec sa sortie d’origine réouverte face à la rue de la Balme . Ce parking en zone bleu , comme aux commerces du Capeyrou , permettra au habitants des communes voisines et au gens de passage de faire leurs achats rapides dans les commerces de ce quartier .

Les commerces saisonniers sont moins concernés par ce problème de stationnement .

Le parking de la Balme est payant toute l’année , non contrôlé en hiver mais payant à 3 euros minimum . Notre village à besoin de ses commerces de proximité ouverts à l’année et nous pensons que la seule solution pour les maintenir dans cette partie du village est l’aménagement d’une zone de stationnement gratuit .

Contrairement à ce que vous écrivez , nous pensons chaque jour à l’avenir de Beynac après son contournement contrairement au Maire qui s’obstine dans son opposition au projet allant jusqu’à accepter , organiser et participer à la manifestation des opposants du 18 août .

Il n’a su rassembler que 27 habitants de notre commune ( comptés et vérifié lors de l’aller et du retour du cortège sur le cheminement piétonnier) .

J’aime Beynac .

Bjr

Merci de votre réponse  qui se focalise sur les parkings de Beynac , alors que je n’avais pas évoqué le mot parking  dans mon mail .

 L’implantation d’un nouveau parking à Beynac est un moyen pour améliorer l’attractivité du village , mais l’animation du village est un moyen encore plus important….etc (voir l’évolution de La roque )

Enfin , hormis toute mauvaise foi , il faut reconnaître : 

  – l’amélioration du parking de la Balme depuis la mise en place du nouveau giratoire ….(malgré certains doutes au départ ) 

   – l’amélioration de la fluidité du trafic sur la route principale depuis les travaux réalisés l’été dernier . 

Il y a encore beaucoup à faire , mais les choses avancent et l’important c’est d’apporter de la sérénité dans ce village . Et votre message sur la manifestation du 18 août n’apporte pas la sérénité nécessaire ….

A votre disposition pour tout complément d’information ou discussion sur ce sujet .

Cordialement

Bernard BLAY 

Notre réponse :

Monsieur Blay

Nous ne pouvons pas vous laisser dire que nous n’apportons pas la sérénité dans le village.

Effectivement qui a autorisé et organisé la manifestation du 18 août à Beynac Qui était l’élu à la tête du cortège ?

Nous sommes dans un pays de droit, le droit permet à chacun de s’exprimer pour ou contre un projet, l’opposition est normale.

Quand chacun a pu s’exprimer durant 30 ans , que le dossier est clos et validé par tous les organismes d’Etat , il faut l’accepter et appliquer la loi .

Appliquer la loi est le premier rôle d’un Maire , qui a été élu pour tous.

En 2020 la déviation de Beynac sera terminée !!

Vous citez La Roque Gageac, effectivement l’aménagement du trottoir le long du bourg est une réussite . mais le village est mort dès le mois d’octobre. Ce n’est pas ce que nous souhaitons pour Beynac .

Nous avons une autre vision pour notre village :

Encourager certains commerces saisonniers à ouvrir toute l’année ou au moins les week-end pour animer le village .

– Nous le savons tous, l’avenir ne peut s’envisager sans les jeunes , l’école et une certaine qualité de vie.

Permettre aux jeunes de construire leur maison et installer leur famille à Beynac pour pérenniser l’école plutôt que d’être obligés de partir dans les communes voisines qui les accueillent à bras ouverts.
Nous avons un village magnifique, de très bons commerces
mais une vie de village endormie par une gestion à court terme sans projet d’avenir et une ambiance déplorable entretenue par une minorité qui n’accepte pas la décision d’autoriser les travaux de contournement .

C’est pour Beynac et sa vallée que nous avons créé notre Association.

Monsieur Blay, nous comprenons votre inquiétude en tant que père de Laurence , pharmacienne à Beynac . Les commerces traditionnels en milieu rural ont tous des difficultés, nous ne voulons pas les voir disparaître.

Vous n’aviez pas évoqué le mot « parking » mais nous pensons que le maintien et la réussite des commerces à la Balme ne dépendent que du réaménagement de son parking. La déviation de Beynac permettra aux clients des communes voisines de venir plus nombreux dans nos commerces et permettra d’envisager de nouveaux projets pour Beynac que nous ne manquerons pas d’évoquer dans des publications à venir .

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Ne laissons pas passer l’occasion ; faisons du contournement de Beynac une chance pour le village et la vallée

jaime-beynac-et-sa-vallee

Nous n’avons pas le support de certains médias qui ont pris fait et cause pour les opposants, ni de certains « people » parisiens qui viennent faire leur propre promotion, ni des écolos qui veulent que rien ne change et qui sont opposés à tout, ni d’anciens politiques locaux qui ont retourné leur veste. Au contraire, nous sommes des gens simples, du crû, qui vivent dans le village et dans la vallée, que nous aimons tous, et qui se sont engagés pour redonner un avenir à Beynac et sa vallée dont le contournement routier est la seule solution crédible pour détourner le trafic routier de transit. Nous avons défendu un contournement exemplaire respectueux de notre environnement car, pour nous, il n’était pas question de déplacer le problème. C’est le projet, porté par le Département, qui est en cours de réalisation et qui a reçu toutes les validations, autorisations administratives et démocratiques.

Depuis quelques jours, Kléber Rossillon et ses amis mettent le paquet pour leur manifestation du 18 août prochain. Des dizaines de milliers de flyers et de tracts sont distribués dans les lieux touristiques et sur les marchés (Sarlat et Saint Cyprien). Si le droit à manifester, à défendre ses idées, ses convictions n’a pas lieu d’être contesté, en revanche, il est inacceptable de voir sur des tracts des informations mensongères, véritables caricatures qui n’ont pour but que de désinformer et de faire peur.

Kléber Rossillon agit en leader « maximo » de cette opposition car il estime depuis le début, c’est lui qui l’écrit, que la déviation va dénaturer la vue des châteaux de Marqueyssac et de Castelnaud dont il est le propriétaire. Il a usé de toutes les astuces, de tous les stratagèmes, de tous les moyens, de tous les réseaux de toutes les manœuvres pour empêcher que ce projet voit le jour. Il a échoué sur toute la ligne. Pourquoi ?

Jusqu’à présent les arguments développés par Kléber Rossillon et ses amis de l’Association « Sauvons la vallée » reposaient sur une approche qui consistait à défendre la nature, les paysages, l’environnement pour préserver la vallée ; thèses totalement dogmatiques car, au final, elles sous-entendent que l’Homme n’avait plus sa place aujourd’hui dans la vallée car, selon eux, celle-ci était immuable. Pourtant cela fait bien longtemps que l’Homme vit dans la vallée et l’a aménagée. Utiliser cet argument est effectivement absurde.

Au XXIe siècle, nous considérons qu’il est urgent d’investir en soutenant le Département pour enfin réaliser cette déviation de Beynac afin de réduire les nuisances de la circulation routière dans le village de Beynac sans impacter la vallée qui lui sert d’écrin.

Pourtant, sans vergogne, ils continuent à écrire que le projet remet en cause le certification Natura 2000 de la vallée de la Dordogne. Les commissaires dépêchés l’été  dernier ont balayé cet argument car l’emprise de cette déviation est de 0,72%  sur l’ensemble de la vallée de la Dordogne. Mettre en avant cet argument frôle le ridicule.

D’ailleurs, les experts et les commissaires qui ont réalisé les études conduisant à l’autorisation d’engager les travaux par la Préfète en février dernier ont tous souligné la qualité du projet présenté par le Département et ont mis en évidence l’importance des mesures compensatoires prévues par celui-ci.

Nous considérons que ce contournement en cours de réalisation avec tous les aménagements qui sont prévus par le Département sont en fait une véritable opportunité pour valoriser notre patrimoine et notre environnement.

En Parallèle, voyant que leurs arguments n’étaient pas très solides, certains niaient l’existence même du trafic routier ou le minimisaient. Effectivement, c’est plus facile si on enlève le problème ! Or ce trafic de plusieurs milliers de véhicules jour est bien là avec en plus son lot de poids lourds. Certains, conscients de la situation avaient imaginé des solutions alternatives, qu’ils savent totalement irréalisables, comme emprunter la route des crêtes via Saint Cyprien, transformer les ponts de chemin de fer en ponts pour les poids lourds. A l’heure actuelle, où les départements et les régions se battent pour maintenir la présence de lignes TER, cela parait totalement incongru.

Mieux, ils ont soutenu le Maire de Beynac afin qu’il réalise une passerelle pour les piétons avec pour seul objectif d’élargir la route coincée entre la falaise et la Dordogne avec la construction d’un mur en béton jaune qui défigure le village, comme une cicatrice, une balafre.

En fait, leur idée était de maintenir coûte que coûte le trafic routier de transit dans le village. Comment peut-on vouloir défendre Beynac en y maintenant un trafic routier qui empêche le développement d’une vie de village à Beynac, qui présente des risques pour la santé de ses habitants du fait de la pollution routière et pour la sécurité des piétons au niveau du carrefour de la Balme et de l’hôtel Bonnet.

Notre association estime que l’on ne peut pas prétendre défendre Beynac en y maintenant ce trafic routier de transit.

Pour faire peur, Kléber Rossillon avec ses amis se sont très tôt positionnés sur le gaspillage de l’argent public en faisant état de montants, pour la réalisation de ces travaux, totalement astronomiques. Ce sont des présentations mensongères. Les commissaires enquêteurs dans leur rapport ont confirmé les chiffres présentés par le Conseil départemental : autour de 32 millions d’euros. D’ailleurs, le Département a confirmé que les réponses aux appels d’offre pour ce chantier se situaient dans la fourchette indiquée

Nous pensons qu’en réalisant des aménagements durables et de long terme, nous investissons pour notre avenir. La déviation est encore une fois un aménagement qui va permettre d’améliorer la vie des habitants de Beynac et de la vallée et également l’accueil de tous les touristes qui veulent visiter notre région exceptionnelle.

Enfin, les opposants osent expliquer que la démocratie est bafouée. Comme dirait l’autre, « plus c’est gros, plus ça passe ». En effet, la dernière consultation sur le sujet date du 26 février 1995 . A l’époque, 83% de la population consultée de façon démocratique avait répondu favorablement au projet de déviation. Ce dont parle Kléber Rossillon se sont des pétitions qu’il a organisées auprès des touristes. Il en est de même lors de l’enquête qui a été réalisée à l’automne dernier où les opposants se sont organisés pour remplir les registres papier et « digitaux » mis à disposition de la population.

Les pétitions participent de l’expression de la population certes mais elles ne sont pas une consultation démocratique. C’est encore une falsification de la réalité.

Par ailleurs, nous considérons que la démocratie s’est exprimée longuement et largement au travers des délibérations intervenues au niveau du Conseil Départemental et des décisions administratives et juridiques prononcées par la République. Certains opposants veulent probablement revenir au suffrage censitaire, c’est-à-dire réservé à ceux qui ont de l’argent et des biens. Comment peut-on se déclarer démocrate quand systématiquement vous contestez les décisions des instances administratives et démocratiques de notre pays ? Cette attitude s’inscrit dans une période où les populistes de tout poil prospèrent.

Nous aimerions pouvoir construire un beau projet de vie citoyenne à Beynac et dans sa vallée. Mais aujourd’hui, une poignée d’opposants historiques font tout pour empêcher le renouveau de Beynac. Ils portent tort à ce village. il n’y a qu’à observer ce qui se passe à La Roque Gageac pour comprendre que la commune a fait les efforts et les investissements nécessaires pour faire de ce village un lieu où il fait bon vivre. 

Le contournement routier de Beynac est une chance pour notre village, ne laissons pas passer l’occasion de manifester notre soutien à ce projet en cours de réalisation.

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La ZAD de la Treille, l’union de la carpe et du lapin

La création de la ZAD à la Treille et l’arrivée d’éléments extrémistes amènent notre association, J’aime Beynac et sa vallée, à dénoncer cette situation et souligne que les éventuels débordements violents seront à mettre au compte de ceux qui ont appelé à cette contestation.

La poursuite de la contestation est d’autant plus incompréhensible que tous les recours administratifs et judiciaires ont été purgés, que l’ensemble du projet de contournement a fait l’objet d’études approfondies et de consultations en tout genre des différentes parties depuis plusieurs années et que la déclaration d’utilité publique a été rendue .

Notre association souligne également l’agressivité verbale et physique des représentants des Zadistes. Il est incroyable que « la mise à mort » de Gépétassou n’ait soulevé aucune indignation. Tout le monde dans la vallée, sait qui visaient les opposants (Ge comme Germinal).

Ce sont les mêmes qui, à longueur de discours, se plaignent et se plaindront du manque de démocratie, d’une concertation troquée, d’absence de dialogue, etc, … alors qu’ils ont boycotté le premier comité de dialogue et de suivi du chantier organisé par le Conseil Départemental, tout comme le Maire de Beynac, alors que sa commune est directement concernée par le projet.

En outre, notre association attire l’attention de la presse locale, qui, de par les écrits de certains , semble avoir choisi son camp en mettant en avant systématiquement le point de vue des opposants et en minimisant les éléments positifs du contournement. Sur Sud Ouest par exemple, sur plus de 59 articles publiés sur la période des 12 derniers mois, 42 parlent des opposants, des Zadistes ou attisent les braises à travers leur titre, soit 70% des articles. Où sont l’équilibre et la neutralité ?

Concernant la ZAD, notre association constate l’union, jusqu’alors improbable et jamais rencontrée, entre riches propriétaires de châteaux déçus, pour la première fois de leur vie, de ne pas avoir pu obtenir ce qu’ils désiraient et une ultra gauche qui rejette tout dialogue et tout projet dès lors qu’ils ne correspondent pas à leur idéologie ; a fortiori si ces projets ont obtenu toutes les autorisations administratives nécessaires et la validation démocratique, incarnée par le Conseil départemental.

Ces éléments radicaux appelés à la rescousse qui se distinguent généralement par des discours d’opposition systématique et des actions particulièrement violentes ont répondu à l’appel des opposants de la Treille, sans connaître le dossier de la déviation ; pour certains incapables de situer Beynac sur une carte de la région.

Refusant d’accepter la décision de la préfète de la Dordogne permettant la réalisation du projet de contournement de Beynac, cette minorité d’opposants jusqu’au-boutistes a décidé de poursuivre le combat en faisant prendre un risque à l’économie de la vallée par l’installation de zadistes incontrôlables. Kléber Rossillon, propriétaire des châteaux de Marqueyssac et de Castenaud, opposant de la première heure, appelait à la création d’une ZAD : «La ZAD sera là pour empêcher les travaux »  (1) Celui-ci prétendait que « … cinq kilomètres de routes nouvelles avec deux ponts … dénatureraient complètement le site de Beynac » (2), alors que le site de Beynac est depuis de longues années totalement dénaturé par la circulation de poids lourds et de véhicules en tous genre ce qui justifie la création de son contournement.

Prendra-t-il le risque d’installer la ZAD sur le parking de Marqueyssac ? Probablement que non.

Pour leur rassemblement des 9 et 10 mars , les opposants de la Treille ont fait appel à Colère 24 , qui a fait appel aux Colères voisines et , …. aux zadistes de Notre Dame des Landes. « Nous vous garantissons du lourd !!» précisaient-ils dans leur demande pour encourager les plus radicaux à venir. Ils en attendaient des centaines, « On peut donc s’attendre à un rassemblement de quelques centaines de personnes … » (3)

Le président de l’association Sauvegarde de la vallée Dordogne Philippe d’Eaubonne , a fait le déplacement ; il aura vraiment fait don de sa personne pour tenter de préserver le calme de sa résidence de vacances de la Treille ; en effet, il vit au Costa Rica (4).

Le conseil municipal de Beynac était également représenté par 2 membres éminents, dignes représentants du maire qui ne manquent aucune de ces manifestations anti-déviation. Mais certains ne sont plus à une contradiction près pour s’opposer sans raison au contournement. En effet, l’un d’eux, doyen des adjoints se plaignait de la circulation dans Beynac  « Mais outre l’augmentation constante de trafic , j’ai pu constater la croissance du gabarit des véhicules de tourisme : cars à deux étages , camping cars , caravanes … ces véhicules seront de plus en plus présents pendant une partie importante de l’année » « Il faut en effet être réaliste , la réalisation d’une déviation du trafic routier de Beynac absolument nécessaire (en particulier pour les poids lourds)…. » « … tout en continuant d’œuvrer pour dévier hors de Beynac le trafic autre que touristique » (5).

Au final à la manifestation des 9 et 10 mars, une petite quarantaine de personnes était présente à la Treille.

Mais ils vont poursuivre leur opposition en utilisant tous les moyens à leur disposition, y compris des actes violents pour perturber les travaux ; ils se sont déjà enchainés à des arbres pour ralentir leur abattage et les forces de l’ordre ont dû intervenir.

Au-delà, ils enverront une mauvaise image de notre vallée et de ses habitants alors qu’aujourd’hui celle-ci accueille plusieurs centaines milliers de touristes par an. Cela nuira à tous.

Il est probable que c’est leur objectif car ils se moquent bien de nous et de l’avenir de la vallée.

Nous souhaitions vous alerter sur cette situation et nous vous demandons de vous associer à nous en « likant » cet article sur notre page Facebook.

D’ailleurs, nous tenions à vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à nous avoir rejoint.

  1. Sud Ouest du 30/01/2018
  2. Tribune de Kléber Rossillon du 07/09/2016 sur le site de Patrimoine-Environnement .
  3. Essor Sarladais du 09/03/2018
  4. Source internet copainsdavant.linternaute.com
  5. Lettre au Maire du 31/10/2003
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2017, année amère pour Beynac

Y-a-t-il encore un Maire à Beynac pour tous les habitants ou seulement pour ceux qui adhèrent à ses idées et ceux qui le craignent ?

Monsieur le maire est opposé au projet de contournement de Beynac

Certains le savent depuis longtemps pour en avoir parlé en privé avec lui, mais avant le printemps 2017, il ne s’est jamais exprimé publiquement sur ce sujet.

Lors des dernières élections, de peur d’être battu, il n’a pas pris le risque d’évoquer son opposition au projet du département sachant que la majorité de la population est favorable à ce projet (83% de la population de Beynac s’était exprimée Pour lors d’une consultation à bulletin secret). Pour rallier le maximum de suffrages lors de l’élection municipale de 2014, évoquant la traversée de Beynac, il alla jusqu’à noter dans sa profession de foi : « Cet aménagement vise à résoudre les problèmes spécifiques de Beynac (trottoir dangereux, chaussée étroite) et ne se substitue en aucune manière à une future déviation , seule susceptible , à terme , de réguler le trafic des poids lourds ». 

Peu de temps après, lors de l’enquête publique pour la traversée de Beynac, il rappelait : « Il n’y a aucune contradiction entre les deux projets qui apparaissent complémentaires, chacun traitant un problème différent dans leur finalité »…« Le projet de déviation répond à une autre problématique qui est le détournement d’une partie du flux routier qui n’a pas vocation à traverser le bourg (comme les poids lourds en transit). »

C’est au printemps 2017 que le Maire a manifesté publiquement son soutien aux zadistes, affichant ainsi son opposition au contournement.

A la même période, nous avons créé l’association, «J’aime Beynac et sa Vallée», qui a pour objectif la préservation et la mise en valeur de notre village, classé parmi les plus beaux villages de France. Nous défendons le projet de contournement de Beynac car il représente une véritable opportunité de développement du village ainsi que de la vallée de la Dordogne. Contrairement aux opposants, nous pensons que c’est un moyen essentiel pour assurer une bonne qualité de vie aux habitants, faciliter la vie économique locale, améliorer l’environnement et respecter la nature et le patrimoine historique.

Notre association a recueilli rapidement de nombreuses adhésions de votre part et nous vous en remercions, car nous comptons aujourd’hui plus de 300 membres dont une grosse proportion de Beynacois.

Le maire de Beynac prétend que la population de Beynac est majoritairement opposée au projet de contournement. C’est un mensonge ! Comment expliquer alors que, lors de la manifestation de décembre dernier à Périgueux devant la préfecture, organisée avec ses amis zadistes, seulement 25 habitants de Beynac aient fait le déplacement malgré les deux cars mis à disposition au départ de la Balme et le casse-croûte offert.

Son action du 31 mai 2017 (blocage des travaux) et ses récents écrits « Notre petite commune rurale de 545 habitants n’a pas besoin d’une déviation de 3,5 km qui n’a aucune justification rationnelle. Par ses travaux récents, elle a su, elle-même, résoudre ses problèmes de fluidité de circulation routière » (lettre aux membres du CODERST du 18 /12) peut laisser penser qu’il n’a réalisé les travaux de la traversée de Beynac que pour contrer le projet du département. Si c’est le cas, les finances de la commune risquent de souffrir longtemps de son opposition personnelle à la déviation.

Pour information, le budget prévisionnel, annoncé en 2015 était de 2 043 037 euros HT (1) pour les travaux de la traversée de Beynac. Finalement, le coût total des travaux s’est monté à 2 813 538 euros HT (2), soit presque 800 000 euros HT de dépassement. Le maire n’a pas parlé  de cela lors de la cérémonie des vœux. Il a appuyé son discours d’une citation qu’il attribue à Churchill « Ne craignez jamais de vous faire des ennemis , si vous n’en avez pas , c’est que vous n’avez rien fait » alors que cette phrase  est de Georges Clemenceau . Aussi bon prof d’histoire que Maire ! Nous pouvons lui retourner une citation qui, elle, est vraiment de Churchill : « La critique peut être désagréable , mais elle est nécessaire . Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas ».

Ce qui ne va pas, c’est que le Maire, qui n’a jamais pris le risque de se présenter comme opposant au contournement lors des campagnes électorales, a créé et entretenu, en prenant ouvertement position contre le projet de déviation, la division entre les Beynacois pour tenter d’imposer sa vision rétrograde du village, alors que le rôle d’un élu est de rassembler.

La traversée va coûter cher aux Beynacois. En outre, Monsieur le Maire a oublié de réaliser l’espace piétons prévu sur le plan initialement validé. Celui-ci devait comporter, de la Poste au Café de la Rivière, une zone en béton lavé de ton ocre, bordée par un pavage de 90 cm de large de l’Hôtel du château au Café de la Rivière. Est-ce un oubli, un souci d’économie ou l’obsession de faire passer plus de véhicules, plus vite, dans le seul but de prouver l’inutilité du projet de contournement ? Ce sujet a été mis en lumière par les commissaires-enquêteur et le CGEDD.

Face à cette situation, le département a suspendu le versement de sa participation aux travaux.

La traversée a également coûté cher aux commerçants du village qui ont beaucoup souffert en 2017 de la mauvaise gestion et du retard des travaux de Beynac, sans aucun soutien de la part de la commune :

– le tiers de la saison perdu, soit des milliers d’euros !

Les plus fragiles auront du mal à s’en remettre. Les autres s’en remettront sur plusieurs saisons au prix d’un travail démesuré. Pour se dédouaner, le Maire a expliqué que ce serait pire lorsque la déviation serait faite.

Franchement, c’est le seul Maire qui pense que pour animer son village il a besoin d’un trafic routier de transit soutenu.

Beynac, également seul village à ne rien faire pour le Tour de France, si ce n’est fermer et interdire plusieurs parkings dès le matin, empêchant ainsi les commerces de la Balme de profiter de cette opportunité pour récupérer un peu de leur Chiffre d’affaires perdu durant les travaux…

Le maire de Beynac fait souvent référence à La Roque-Gageac. Effectivement, la nouvelle traversée du village de la Roque-Gageac et les aménagements publics conçus pour accueillir les touristes sont remarquables.

Le maire parle souvent du « mur de pierre construit à l’ancienne » . Mais, pour le voir il faut faire une descente de la rivière en canoë, car le mur qui frappe les visiteurs de Beynac , que nous voyons de la route ou de la passerelle piétonne est en béton ocre et trop haut et qui cache donc la rivière. C’est affreux et pas digne d’un village « médiéval » dont le patrimoine architectural est exceptionnel, considéré par les français comme un des plus beaux villages de France.

Une autre amélioration a été apportée par la Roque Gageac pour embellir le village. La commune a investi dans l’éclairage des falaises : La Roque Gageac l’a fait, et c’est magnifique !

Pendant ce temps, Beynac a tout éteint. Souvenez-vous , il y a 10 ou 15 ans , les falaises de Beynac étaient encore éclairées par des projecteurs qui ont disparu au fil du temps et n’ont pas été remplacés . Disparu également celui qui éclairait l’autre rive . Heureusement, le nouveau propriétaire a eu l’excellente idée d’éclairer à nouveau notre magnifique château.

Il est surprenant de constater que Monsieur le Maire, qui n’a fait aucun effort pour accueillir les touristes en améliorant les zones de stationnement existantes ou en créant de nouveaux parkings, a une seule préoccupation : augmenter le prix des parkings en alignant les tarifs sur ceux de La Roque-Gageac, Domme et Castelnaud.

A Castelnaud  les commerces de proximité sont au bas du village où les parkings sont gratuits. La Roque Gageac et Domme ont très peu de commerces ouverts à l’année.

Beynac a la chance d’avoir 12 commerces ouverts à l’année :

  • Quatre au Capeyrou dont trois disposent de 17 places en zone bleue toutes nécessaires à leur activité,
  • Huit à la Balme, avec seulement trois places de parking en zone bleue très limitée. Ces places sont souvent occupées. Pour consommer un café, acheter un tube d’aspirine, aller chez le médecin, il faut garer son véhicule sur le parking et payer 3 euros. Les clients qui n’ont pas la carte de résident se détournent de Beynac.

Il est certain que ce genre de décision impacte déjà négativement l’économie générale du village et des commerces. Le contournement n’y sera pour rien.

Ce sujet montre encore une fois que Monsieur le Maire ne s’intéresse pas aux commerçants qui font l’effort d’ouvrir toute l’année.

Nous sommes désolés de devoir faire ce bilan très négatif de l’action de Monsieur le Maire de Beynac. Mais face à l’attitude de celui-ci, nous n’avions pas le choix que de vous faire partager ce constat « amer ».

Pourtant, nous sommes convaincus que notre avenir pourrait être radieux car nous vivons dans un lieu, un environnement exceptionnel que beaucoup de gens nous envient. C’est une chance, une opportunité pour notre communauté, à nouveau réunie et rassemblée autour d’un projet porteur et positif, quelle que soit nos sensibilités, nos points de vue.

Nous reviendrons vers vous pour vous faire partager nos idées, nos ambitions, …

Mais dans l’immédiat, nous souhaitons que la préfète signe l’autorisation d’engager les travaux pour réaliser le contournement

NOUS SOUHAITONS A TOUTES ET A TOUS UNE BONNE ANNEE 2018

Sources :

  1. : La Lanterne février 2015
  2. : La Lanterne décembre 2017
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REPONSE AUX PROPOS TENUS DANS LA LANTERNE DE DECEMBRE 2017

Notre association est contrainte de répondre au Maire de Beynac à la suite de son discours dans le journal La Lanterne, qui est une publication du Maire, dont les 4 rédacteurs sont tous des opposants au projet de déviation.

Nous avons choisi d’éclairer les habitants du Village face à la désinformation de l’Edile. En effet, nous ne pouvons accepter autant de mensonges.

La passerelle de Beynac, comparée à une « déviation piétonne » par le représentant du CGEDD, ne règle aucun des problèmes liés au trafic routier au niveau du carrefour de la Balme et à la sécurité des piétons. Le même constat est réalisé par le commissaire enquêteur qui précise : « L’aménagement communal de la traverse du bourg dès lors réalisé n’a pas permis de fluidifier le trafic sur la route départementale du fait notamment des deux points noirs qui perdurent :
– Au droit du restaurant Maleville, au point le plus contraint, la chaussée est toujours de 4.80 m. Cet étranglement n’a pas réglé la difficulté de croisement des véhicules.
– Coté Est, dans le virage, la chaussée est certes élargie à 6m mais la hauteur du mur de protection incite les véhicules à se déporter sur la voie. L’effet paroi n’améliore pas, là encore, la fluidification du trafic.
Par ailleurs, l’aménagement communal n’a pas permis de sécuriser le cheminement des piétons coté commerces au niveau du restaurant Maleville …la situation est même dégradée » (1).

Concernant les travaux de la passerelle de Beynac relatifs à la sécurité des piétons, là encore, le Maire ne dit pas la vérité. L’inspecteur du Ministère souligne «  la largeur du cheminement piétons prévu le long des hôtels restaurant du Château, Maleville […]et Café de la Rivière n’a pas été respectée par la commune de Beynac, d’où la dénonciation de la convention avec la commune par le département […] Le débat n’est pas que fonctionnel, il pose la question du respect du projet validé tant du point de vue paysage que de la circulation piétonne et des droits des riverains. Il comporte des effets financiers liés au versement de subventions. » (2).

Dés lors, il n’est pas étonnant que le Conseil Départemental ait été obligé d’agir devant le tribunal administratif . Sa décision finale devrait permettre, soit de refaire les travaux « mal faits », soit de passer l’enrobé définitif; le blocage ou le versement des subventions devrait également être décidé.

Si le Tribunal administratif déclare la non conformité des travaux, qui paiera si le Conseil Départemental et l’Europe ne versent pas les subventions ?

Par ailleurs, qui paiera les travaux de remise aux normes ?

Cette situation ne peut être qu’imputée au Maire qui n’est pas transparent et ne respecte pas les règles. Nous sommes dans une société de droit. Celui-ci s’applique à tous, y compris aux élus.

Nous ne pouvons accepter que les questions de sécurité soient traitées de façon aussi désinvoltes par le Maire de Beynac. S’il arrivait un grave accident, qui serait responsable ?

Enfin comme vous pouvez le constater le coût des travaux de Beynac décidés par le maire s’élève à 2 813 538 € hors taxes et dépasse largement le budget prévisionnel publié en 2015 de 2 043 037 € H.T soit un dépassement de 800.000 € HT par rapport au budget. Nous sommes en droit de nous poser la question : « qui gaspille l’argent public ? »

Nous nous sommes engagés pour faire avancer le projet de la déviation de Beynac car celle-ci est le principal moyen pour mieux accueillir les touristes, relancer l’économie locale, redonner vie au village et retrouver le bien-être dont nous avons tous besoin pour nous épanouir et vivre ensemble.

Nous attendons avec sérénité la décision de la Préfète pour autoriser le démarrage des travaux.

En 2018, nous l’espérons, s’ouvrira le début d’une nouvelle ère à Beynac et nous travaillerons avec vous pour réfléchir à des animations pour notre Village.

  1. : Extrait du dernier rapport d’Enquête publique
  2. : Extrait du rapport du CGEDD
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Les idées et les comportements des opposants dénoncés par la Commission d’enquête

Comme vous le savez, l’association, J’aime Beynac et sa vallée, a été créée pour faire entendre une voix différente de celle des opposants, tout en privilégiant une approche constructive et en apportant des éléments objectifs, expliquant les raisons de notre soutien au projet de contournement de Beynac.

Notre page Facebook est ouverte à tous et chacun peut y exprimer librement ces idées, donner son point de vue pour faire avancer le débat autour de ce projet. Depuis plusieurs mois, nous sommes face à une avalanche de mensonges, de propos injurieux voire diffamatoires. Dans un premier temps, notre association pensait pouvoir malgré tout échanger sur le fond. Dans un second, il est apparu vain de chercher le dialogue avec des gens qui, par dogmatisme et par conservatisme, ont décidé de s’opposer coute que coute au contournement, quitte à porter atteinte à l’économie locale, à l’image de notre belle vallée, …

Aujourd’hui, J’aime Beynac a choisi de dire aux opposants ça suffit ! Vous êtes démasqués.

Les habitants de notre vallée doivent savoir que les opposants ont perdu tous les recours judiciaires et administratifs qu’ils avaient engagés. Qu’à cela ne tienne, ils ont décidé de se porter sur le terrain de la violence en faisant appel à des « zadistes professionnels ».

Le rapport de la commission d’enquête a donné un avis favorable au projet de contournement balayant tous les arguments des opposants. Celui-ci a mis en lumière les pratiques d’intimidation et non démocratiques qui visaient finalement à faire obstacle au bon déroulement de l’enquête.

Le plus incroyable et inacceptable dans cette affaire est que les opposants au projet de contournement passent leur temps à donner des leçons et à parler de démocratie.

Voici ce que rapportent les commissaires enquêteurs :

Obstruction à l’accès des registres par les opposants

« Plusieurs associations se sont présentées, de façon répétée, et souvent constituées de plusieurs personnes mobilisant l’attention des commissaires présents, ce qui a conduit une fois à une situation de « monopolisation » de l’accès au dossier et au registre, et une autre fois à la mise en place d’un « filtrage » pour ne recevoir qu’une personne la fois. »

« Lors de la première permanence, la commission d’enquête a reçu un collectif d’associations et de particuliers nommé « sauvons la vallée Dordogne », groupe de dix-sept personnes qui a tenu à se présenter et affirmer une opposition catégorique contre le dossier mis à l’enquête, mais surtout contre le contournement de la commune de Beynac. Devant cette importante représentation, il a été proposé aux intervenants, s’ils le souhaitaient, d’être accueillis spécialement après avoir convenu d’un ou plusieurs rendez-vous. Le but visé était de laisser le libre accès à tous de la consultation du dossier et l’apport de contribution. »

« La commission a dû intervenir à plusieurs reprises, sans heurt, pour faire respecter l’accueil personnel du public, éviter tout débat ou interpellations entre personnes de positions différentes vis-à-vis du dossier. »

Non-respect des opinions différentes

« Une contributrice s’est offusquée de la présence d’une lettre type favorable au projet, déposée peu avant par une personne, comportant 231 signatures et jointe comme document au registre d’enquête, en faisant savoir alentour que les commissaires enquêteurs incitaient à faire signer cette lettre type par les personnes accueillies. »

« Des contributeurs témoins, dont Mme DUBOIS députée de Sarlat, nous ont soutenus pour mettre fin à cette calomnie. De même lors d’une permanence à Beynac, la commission a dû intervenir pour éviter qu’un petit groupe de personnes ne fasse obstruction à l’accès du dossier en le captant exagérément et empêche les consultations du public en attente. »

Tentative de déstabilisation

« A l’occasion de deux rassemblements programmés, le passage de patrouilles de Gendarmerie Nationale a été sollicité, ces militaires n’ont pas eu à intervenir pour contenir un quelconque désordre. »

« Si d’évidentes tensions ont été ressenties par la commission d’enquête, leurs exutoires ont eu pour cadre le registre dématérialisé, qui a été utilisé comme tribune. Une partie grandissante a utilisé ce moyen de participation comme n’importe quel forum de discussion en ligne et de manière référendaire, pour ou contre le contournement, alors que ce fait n’a jamais fait partie du projet mis à l’enquête. »

« Pour exemple, le propriétaire des châteaux de Castelnaud et Marqueyssac nous a informé dès le premier jour d’enquête qu’il avait installé un dispositif au sein de la visite touristique de ses infrastructures incitant les touristes à déposer sur le registre dématérialisé, contre le projet du contournement de Beynac »

« Cette démarche précise, incomprise de certains estivants, nous a permis de prendre connaissance de curieuses observations concernant l’emplacement des toilettes, de la buvette, la longueur du parcours ou la visite du château.

Un constat d’huissier a été établi à la demande du Conseil Départemental, concernant les installations mises à disposition des visiteurs les invitant à émettre un avis orienté. »

Mensonges, exagérations et propositions fantaisistes

« L’aménagement communal de la traverse du bourg n’a pas permis de fluidifier le trafic sur la route départementale du fait notamment des deux points noirs qui perdurent :

  • Au droit du restaurant Maleville, au point le plus contraint, la chaussée est toujours de 4.80 m. Cet étranglement n’a pas réglé la difficulté de croisement des véhicules.
  • Coté Est, dans le virage, la chaussée est certes élargie à 6m mais la hauteur du mur de protection incite les véhicules à se déporter sur la voie. L’effet paroi n’améliore pas, là encore, la fluidification du trafic.

Par ailleurs, l’aménagement communal n’a pas permis de sécuriser le cheminement des piétons coté commerces au niveau du restaurant Maleville …la situation est même dégradée.

On peut constater sur les comptages réalisés à partir de 2005, que l’ouverture de l’A89 a été sans effet, contrairement à une idée répandue sur le trafic dans la traversée de BEYNAC.

Par ailleurs, le contournement de Beynac […]ne va pas générer à lui seul un trafic supplémentaire conséquent ».

La commission considère que les données transmises par le CD concernant le coût des travaux sont crédibles. « L’estimation globale de 32 M€HT a été confortée par le résultat du récent appel d’offres relatif aux ouvrages d’art du Pech et de Fayrac, qui constitue la majeure partie de la dépense afférente au projet ».

Contrairement aux allégations des opposants, la commission considère que « les procédures administratives suivies par le CD se sont déroulées en toute légalité ». Les jugements des différents tribunaux saisis par les opposants ont tous été favorables au CD.

« Les contre-propositions ne relèvent pas de l’objet de la présente enquête mais la commission a précisé ce qui suit :

  • S’agissant de la déviation PL par la route des crêtes ou RD25 ou autre voie communale : les caractéristiques géométriques de cette route ne peuvent (sauf travaux d’aménagement gigantesques) autoriser une déviation PL pérenne qui serait accidentogène. L’accident de Puisseguin en Gironde doit nous ramener à une sage prudence.
  • Les solutions proposant des alternatives douces (pistes cyclables, parkings, ..) ne ciblent pas le trafic de transit et ne répondent donc pas aux objectifs du contournement.
  • Les améliorations ponctuelles de carrefours (giratoire au carrefour du Luc à Vézac (D703-D57) ou mise en place de feu de circulation provisoires dans le bourg de Beynac en période estivale), si elles peuvent régler des conditions de circulation ponctuelles, n’ont pas vocation également à dévier le trafic de transit du bourg de Beynac.
  • La viabilité technique et économique du ferroutage en zone rurale reste très incertaine.

Les contre-propositions globalement sont peu argumentées et toute étude plus approfondie ferait émerger leurs multiples impacts très négatifs. »

« Les arguments présentés par le maître d’ouvrage pour justifier la mise à l’écart des contrepropositions évoquées par le public nous paraissent fondés, notamment par le fait que les membres de la commission ont parcouru le Rd 25 de St Cyprien à St André d’Allas, et les voies communales entre ce RD et le haut du bourg de Beynac, ainsi que les voies permettant de rejoindre Vézac, et d’en apprécier l’état actuel, la largeur, la sinuosité, les dénivelés,…. »

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Ce que nous retenons du rapport du CGEDD (Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable)

Chers amis,

Depuis notre rassemblement du 3 septembre, nous n’avons rien lâché…

Nous avons été auditionnés par l’inspecteur du Ministère de l’Environnement. A cette occasion nous avons été convaincants car le rapport rendu public il y a quelques jours, est favorable au projet de contournement de Beynac.

Ce qu’il faut retenir du rapport :

L’association note le travail en profondeur du CGEDD qui a bien pris la mesure de la problématique liée au trafic routier dans cette zone de la vallée de la Dordogne et, au fait, que Beynac représente un goulot d’étranglement qui ralentit fortement la circulation.

Ce rapport met en lumière la qualité du projet du contournement de Beynac présenté par la Conseil départemental dont les impacts sur le paysage, l’environnement, le patrimoine, la biodiversité seront minimes.

Les objectifs de notre association sont repris par le rapport.

Après avoir subi les outrances, les mensonges et les injures des opposants, notre association, qui défend le projet de contournement comme un élément structurant pour développer notre vallée tout en préservant l’environnement tant patrimonial que naturel, est satisfaite par les conclusions du rapport qui valide ses positions.

Notre association a retenu 8 éléments essentiels du rapport :

1/ l’aspect exemplaire du projet de contournement de Beynac 

2/ pas de motif de fond pour refuser l’autorisation de réalisation des travaux

3/ pas d’alternative crédible à ce projet

4/ Respect de l’environnement et la nature

5/ Coût des travaux pour la réalisation de ce contournement cohérents

6/ La « déviation piétonne » de Beynac ne résout pas les problèmes structurels de la traversée du village

7/ Le carrefour de la Balme et le rétrécissement entre les 2 restaurants sont des problèmes structurels forts

8/ Le caractère routier de ce projet n’est pas suffisant

1/ l’autorité environnementale, le conseil national de la protection de la nature, des paysages et des sites ont confirmé l’aspect exemplaire du projet de contournement de Beynac : « la qualité du dossier porté à l’enquête est sensiblement au-dessus de celle de beaucoup de dossiers routiers, sans doute en lien avec la qualité des lieux et le risque de contestation ».

« Le dossier présenté par le Conseil départemental propose une intégration qui ne dénature pas le paysage, car il tient compte de l’aspect des lieux en s’appuyant sur la voie de chemin de fer existante. Des précautions ont été prises pour réduire l’impact paysager de ce contournement. Ainsi, pour les 2 passages au-dessus de la Dordogne, parallèlement aux ponts ferroviaires, le projet propose de créer 2 ponts d’une architecture élégante ».

La création d’une voie verte attendue dans ce site est appréciée par le CGEDD.

2/ l’autorité environnementale n’a pas identifié de motif de fond pour refuser l’autorisation de réalisation des travaux pour la déviation de Beynac : « le Département est donc juridiquement libre de réaliser les travaux de la déviation qui n’appelle pas de décision spécifique nouvelle sur l’utilité publique ».

3/ Il n’y a pas d’alternative à ce projet. En effet, « les possibilités d’itinéraires de substitution apparaissent très limitées sur la rive gauche et assez longs et sinueux au nord par la RD25 ». Il souligne que « la facilitation des déplacements est donc un enjeu fort pour une économie touristique » qui repose sur l’usage de la voiture pour ces déplacements. Le passage de Beynac est d’ailleurs considéré comme un problème par les services d’incendie et de secours « cette situation est problématique pendant l’été puisque le gabarit de certains de leurs véhicules , affectés à Sarlat , impose de prendre cette route pour aller vers les communes situées à l’ouest de Beynac . »

4/ Le projet respecte l’environnement et la nature : concernant les ponts, il est indiqué que « leurs impacts sur les milieux et le paysage sont modestes et ont été optimisés. Des mesures compensatoires bien dimensionnées ont été proposées ». L’UNESCO, saisie dans cette affaire, va dans le même sens que les conclusions du rapport.

De manière générale, le rapport met en exergue le travail sur les 2 ponts et le tunnel : « le choix du franchissement par des ponts d’ouverture égale à celle des ouvrages ferroviaires limite les effets hydrauliques. » Le passage sous la voie ferrée est situé en hors zone inondable. »

Le choix du département de longer la voie de chemin de fer apparaît comme judicieux : « il privilégie le minimum de perturbation ».

5/ Le coût des travaux pour la réalisation de ce contournement est cohérent : « la mission estime le coût des 2 ponts entre 15 et 18 millions en cohérence avec les montants globaux annoncés pour le Conseil départemental ».

6/ La déviation « piétonne » de Beynac ne résout pas les problèmes structurels de la traversée du village mais améliore la situation des piétons : « du point de vue des piétons, chacun s’accorde sur l’amélioration considérable obtenue en matière de sécurité, d’offre de fréquentation, de conditions de découverte de la Dordogne, de qualité de l’aménagement vu depuis la rivière ». En revanche, la mission pointe de graves dysfonctionnements dans la réalisation des travaux : « la largeur du cheminement piétons coté des hôtels Bonnet et du Château n’a pas été respectée par la commune de Beynac, d’où la dénonciation de la convention avec la commune par le département […] Le débat n’est pas que fonctionnel, il pose la question du respect du projet validé tant du point de vue paysage que de la circulation piétonne et des droits des riverains. Il comporte des effets financiers liés au versement de subventions. »

Il précise également que « l’amélioration du trafic dans la traverse de Beynac ne semble pas avoir été aussi négligeable qu’affiché ni aussi spectaculaire qu’espéré ». En cause, l’importance du trafic durant la période d’été mais également l’organisation du flux de véhicules aux entrées du village de Beynac.

Le rapport souligne que d’importants problèmes liés à la sécurité des piétons restent à ce jour sans solution : « les conflits avec les traversées de piétons restent nombreux, mettant en évidence une origine non uniquement automobile des files d’attente ».

7/ le carrefour de la Balme et le rétrécissement entre l’hôtel du Château et le restaurant Maleville sont des problèmes structurels forts. Le rapport précise que « l’aménagement réalisé par la commune de Beynac amène des bouleversements significatifs sur les conditions d’écoulement, qui n’ont pas été évalués quantitativement au point d’interpeller la pertinence de la réalisation de la déviation ».

« Le secteur le plus délicat est celui des deux passages au bas de la rue de la Balme très fréquentés, compliqué par les serveurs du restaurant vers les terrasses, par le surcroît de fréquentation l’été lié au marché des producteurs locaux du lundi ». La mission constate bien le rétrécissement de la chaussée. Elle précise également que « le caractère quasi continu de la demande de traversée est, en saison, un redoutable obstacle à la fluidité du trafic. Pour autant, le ralentissement des véhicules au droit du resserrement de chaussée explique probablement l’absence d’accidents corporels à cet endroit où l’attention des conducteurs est maximale. »

8/ Le rapport précise que le projet de déviation ne peut pas avoir qu’un caractère routier. Il doit aborder d’autres éléments pour améliorer la vie dans le village de Beynac : « la mission constate une sorte de passivité, d’acceptation du caractère inéluctable des bouchons et ralentissements à Beynac. » l’aménagement de la déviation piétonne offre l’occasion d’examiner de manière plus large et d’envisager diverses solutions pour accroître l’activité touristique, fluidifier la circulation en maintenant un haut niveau de sécurité ». il cite quelques solutions : interdire la circulation des poids lourds l’été, création ou aménagement de parking (en particulier pour les camping cars), création d’une zone 30, création d’un sens unique rue de la Balme, offre de vélos,…

Certaines de ces solutions nous paraissent irréalisables :

Interdire la circulation des poids lourds l’été : comment envisager de faire passer les poids lourds sur la RD25, sinueuse et fréquentée en été, avec un transit par Saint Cyprien dont ni le Maire ni son conseil municipal ne veulent.

Création d’un sens unique rue de la Balme vers le Château : Un sens unique obligerait les habitants de la Balme et au dessus à passer par le château, Vézac puis traverser Beynac pour aller vers Saint Cyprien. Dans l’autre sens, le parking de la Balme complet, les automobilistes seraient obligés de passer par le Château pour pouvoir stationner aux Escassols ou au Crouzet.

Concernant les commerces, la mission estime que « la question de l’impact de la déviation sur ces activités et, symétriquement, l’utilisation de la déviation du fait de la présence de ces services impliquant d’utiliser la route actuelle est posée ».

Nous sommes convaincus que, le contournement réalisé et une grosse partie de la circulation de transit déviée, les gens viendront plus nombreux dans les commerces traditionnels de Beynac désormais plus accessibles. C’est ce qui s’est d’ailleurs vérifié à Brantôme où, depuis la déviation, les commerces de centre ville ont connu une croissance de 15% de leur fréquentation.

Nous espérons donc qu’une fois les conclusions de l’enquête publique rendues, plus rien ne s’opposera au démarrage des travaux en cette fin d’année 2017.

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Rassemblement pour la déviation

Plus de 300 personnes ont assisté dimanche 3 septembre 2017 à Vezac à la réunion organisée par notre association, J’aime Beynac et sa vallée, au cours de laquelle les différents intervenants ont expliqué  les raisons pour lesquelles le projet le contournement de Beynac est essentiel pour le développement économique, la préservation de l’environnement et la qualité de vie du village de Beynac et sa vallée.

Nous remercions le Maire de Vézac pour son accueil et tous les élus (Maires, conseillers départementaux, conseillers régionaux) et tous les habitants des communes de la vallée de la Dordogne pour leur présence et leur soutien ainsi que les journalistes présents qui ont assisté aux différentes interventions, pouvant ainsi mieux expliquer les motifs de l’engagement de l’association pour ce projet de déviation.